Crowdfunding et énergies renouvelables : un marché en pleine croissance
Pendant que le financement participatif traversait deux années difficiles, un segment a continué de gagner du terrain sans faiblir : celui des énergies renouvelables. Porté par la transition énergétique et la volonté des épargnants de donner du sens à leur argent, le crowdfunding vert s’impose désormais comme l’un des moteurs les plus dynamiques du secteur. Le crowdfunding des énergies renouvelables est en pleine croissance en France : selon le baromètre Forvis Mazars et France FinTech, 358 millions d’euros ont été collectés pour des projets d’énergies renouvelables en 2025, en hausse de 1,7 %, avec 407 projets financés, soit une progression d’environ 24 %. Le secteur représente désormais plus de 20 % de la collecte totale du crowdfunding français, dont 70 % fléchés vers le solaire. Sa résilience, dans un marché global longtemps fragilisé, en fait un moteur structurel du financement participatif. Ce dossier décrypte les chiffres, les moteurs, les acteurs et les perspectives de ce marché.
Ce dossier analyse la croissance du marché du crowdfunding des énergies renouvelables : chiffres, dynamiques, acteurs et perspectives. Il a une vocation d’information et ne constitue pas un conseil en investissement. Le crowdfunding est un placement risqué, comportant un risque de perte en capital. Les chiffres cités sont issus de sources publiques et évoluent dans le temps.
L’essentiel en bref
Le crowdfunding des énergies renouvelables connaît une croissance remarquable, à contre-courant d’un marché global longtemps en repli.
- Les chiffres : 358 millions d’euros collectés en 2025 pour les ENR, en hausse de 1,7 %.
- Les projets : 407 projets financés, soit une progression d’environ 24 % en un an.
- Le poids : les ENR représentent plus de 20 % de la collecte totale du crowdfunding français.
- La star : le solaire concentre environ 70 % des montants levés dans les ENR.
- La résilience : le segment progresse alors que l’immobilier recule et que le marché sortait de deux années de baisse.
- Les moteurs : transition énergétique, demande d’impact, professionnalisation, rendements attractifs.
- La nuance : un placement à impact séduisant, mais risqué, à manier avec diversification.
Un marché en pleine croissance : les chiffres
Commençons par les données, car elles racontent une trajectoire claire. Selon la 7e édition du baromètre de référence publié par Forvis Mazars et France FinTech, le financement participatif dédié aux énergies renouvelables a collecté 358 millions d’euros en 2025, contre environ 352 millions en 2024, soit une progression de 1,7 % en montant. Mais le chiffre le plus parlant est ailleurs : 407 projets d’énergies renouvelables ont été financés sur l’année, soit une hausse d’environ 24 %. Cette différence entre la progression des montants et celle du nombre de projets traduit un marché plus diffus et mieux réparti, avec davantage d’opérations de taille plus modeste, un signe de maturité.
Surtout, les énergies renouvelables représentent désormais plus de 20 % de la collecte totale du crowdfunding français. Pour situer ce poids, il faut regarder le marché global : toutes catégories confondues, les plateformes de financement participatif ont collecté 1 763 millions d’euros en 2025, en hausse de 1,8 % par rapport à 2024, après deux années consécutives de repli. Le cumul des fonds levés depuis 2015 frôle désormais les 13 milliards d’euros, preuve que le crowdfunding s’est durablement installé dans le paysage de l’épargne française. Dans cet ensemble, les ENR ne sont pas un segment comme les autres : elles affichent une dynamique que le reste du marché peine à retrouver.
Une résilience remarquable dans un marché fragilisé
Voici ce qui rend la croissance des ENR si frappante : elle s’est produite dans un contexte défavorable. Le marché global du crowdfunding sortait à peine de deux années de baisse, plombé par les incertitudes économiques, l’instabilité politique nationale et une crise immobilière persistante. Le crowdfunding immobilier, longtemps locomotive du secteur, a d’ailleurs encore reculé de 1,9 % en 2025, continuant de digérer une crise profonde, comme nous l’analysons dans notre initiation au crowdfunding immobilier.
À rebours de cette morosité, les énergies renouvelables ont continué de gagner du terrain. Ce contraste n’est pas anecdotique : il révèle que le crowdfunding ENR n’est pas porté par un simple effet de mode, mais par une demande structurelle. Les épargnants se tournent durablement vers des placements à impact concret, opérant ce que les observateurs décrivent comme un basculement progressif de l’épargne citoyenne vers les projets qui ont du sens. Cette solidité fait des énergies renouvelables l’un des moteurs structurels du financement participatif français, et non un feu de paille. Reste à comprendre ce qui alimente cette dynamique de fond.
Pourquoi les ENR tirent le crowdfunding vers le haut
Plusieurs forces convergentes expliquent cette montée en puissance. La première est la transition énergétique elle-même. Portée par des objectifs publics ambitieux, notamment dans le cadre de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (la PPE), détaillée par le ministère sur ecologie.gouv.fr, la transition crée un besoin colossal de financement pour les parcs solaires, éoliens, les unités de méthanisation et les autres infrastructures vertes. Le crowdfunding s’est imposé comme un canal naturel pour y associer les citoyens, souvent dans une logique d’acceptabilité locale des projets.
La deuxième force est la quête de sens des épargnants. De plus en plus de Français veulent que leur argent serve à quelque chose de tangible, et un projet d’énergie renouvelable, ancré dans un territoire, offre cette satisfaction d’un impact visible, comme le promeut l’ADEME dans ses travaux sur la transition. La troisième est la professionnalisation des plateformes, qui ont gagné en rigueur, en sélection des projets et en transparence. Enfin, les rendements attractifs, souvent supérieurs à ceux des placements classiques, jouent un rôle évident dans un contexte de quête de rendement, même s’ils s’accompagnent toujours d’un risque qu’il ne faut jamais oublier. Pour comprendre en profondeur le mécanisme par lequel le crowdfunding finance ces projets, notre article dédié au rôle du crowdfunding dans les énergies renouvelables complète utilement cette analyse de marché. Parmi toutes les filières, l’une domine nettement.
Le solaire, locomotive du crowdfunding ENR
Si les énergies renouvelables progressent, c’est avant tout grâce au solaire. En 2025, environ 70 % des montants levés dans les ENR via le crowdfunding ont été fléchés vers le photovoltaïque, qui écrase littéralement les autres filières en volume. Cette domination s’explique par la maturité de la technologie, la multiplicité des projets, des parcs au sol aux installations en toiture, et des tickets adaptés au financement participatif.
Cette locomotive reste dynamique malgré un contexte réglementaire mouvant. La suppression de la prime à l’autoconsommation, intervenue en juin 2026, et l’évolution des tarifs de rachat ont certes modifié l’équation économique de certains projets. Mais la filière continue d’attirer les financements, car la rentabilité de fond du solaire demeure, portée par la baisse continue du coût des panneaux et la hausse des prix de l’électricité, comme nous le détaillons dans notre guide pour investir dans l’énergie solaire. Les 30 % restants se répartissent entre les autres filières, l’éolien, la biomasse, l’hydraulique ou la géothermie, que nous passons en revue dans notre panorama des cinq énergies renouvelables. Derrière ces projets, un écosystème de plateformes s’est structuré.
Les acteurs du marché
Le marché du crowdfunding ENR s’est professionnalisé et concentré autour de plateformes spécialisées, qui ont su bâtir une expertise dans le financement de la transition. En tête, Lendocompany, maison mère des plateformes Lendosphere et Lendopolis, fait figure de leader : à lui seul, le groupe a représenté environ 43 % des montants ENR collectés en 2025, avec plus de 830 millions d’euros investis historiquement et plus de 1 250 projets d’énergies renouvelables financés.
L’autre acteur incontournable du crowdfunding vert en France est Enerfip, plateforme de référence spécialisée dans les énergies renouvelables, à laquelle nous consacrons un avis détaillé. Pour les épargnants souhaitant participer concrètement au financement de la transition, Enerfip propose régulièrement des projets diversifiés, dans le solaire comme dans d’autres filières. Vous pouvez découvrir la plateforme via notre lien partenaire : rejoindre Enerfip (avec le code FACILE). Il s’agit d’un lien de parrainage : nous pouvons percevoir une contrepartie, sans surcoût pour vous ni influence sur notre analyse. Au-delà de ces leaders, le marché compte de nombreux autres acteurs, et il faut toujours vérifier qu’une plateforme dispose bien de l’agrément requis avant d’investir. Cette professionnalisation s’accompagne d’une autre tendance de fond : l’ouverture à l’Europe.
Vers un marché européen
La croissance du crowdfunding ENR ne se limite plus aux frontières françaises. Grâce à l’agrément européen PSFP (Prestataire de Services de Financement Participatif), qui harmonise les règles et permet d’opérer dans toute l’Union, les plateformes françaises ont commencé à se déployer à l’international. Selon le baromètre, un quart des plateformes françaises ont déjà amorcé des activités hors de nos frontières, principalement en Espagne, en Italie et aux Pays-Bas.
Ce mouvement dessine les contours d’un véritable marché européen du financement participatif des énergies renouvelables, plus vaste, plus liquide et offrant aux investisseurs une diversification géographique inédite. L’agrément PSFP, en unifiant le cadre réglementaire, joue ici un rôle clé, comme nous l’expliquons sur notre pilier crowdfunding. Pour l’épargnant, cette européanisation est une bonne nouvelle, car elle élargit l’offre de projets et renforce la solidité du secteur. Elle ne supprime toutefois pas les risques inhérents à ce type de placement, qu’il est essentiel de garder à l’esprit.
Les risques à garder en tête
Une croissance séduisante ne doit jamais faire oublier la réalité du risque. Le crowdfunding des énergies renouvelables, comme tout financement participatif, n’est pas un placement sans risque, et les rendements à deux chiffres parfois affichés ont un prix. Le premier risque est celui du défaut : le porteur de projet peut ne pas rembourser, en cas de difficulté ou de faillite. Le deuxième est le risque de retard, fréquent, qui décale le remboursement attendu.
Le troisième est l’illiquidité : votre argent est généralement bloqué jusqu’au terme du projet, sans possibilité de récupérer votre mise avant l’échéance. Enfin, le capital n’est pas garanti, contrairement à un livret réglementé, un risque sur lequel l’AMF appelle régulièrement les épargnants à la vigilance, tout comme sur l’importance de vérifier l’agrément PSFP de la plateforme. Face à ces risques, quelques principes s’imposent : diversifier ses investissements sur de nombreux projets et plateformes plutôt que de concentrer, analyser chaque projet avant de s’engager, comme nous l’enseignons dans notre guide d’analyse d’un projet de crowdfunding, comprendre les garanties réellement offertes et la nature des obligations en crowdfunding, et surtout ne jamais y placer son épargne de précaution. Le crowdfunding ENR a sa place dans une stratégie de placements diversifiée, jamais en pilier unique. Ces précautions posées, quelles sont les perspectives ?
Perspectives : un moteur structurel de la transition
L’avenir du crowdfunding ENR s’annonce solide, pour plusieurs raisons convergentes. Les besoins de financement de la transition énergétique, fixés par les objectifs publics et encadrés par le régulateur de l’énergie, la CRE, resteront colossaux pour les années à venir. L’appétit des épargnants pour les placements à impact ne se dément pas, et l’expansion européenne ouvre un terrain de jeu bien plus large.
Pour autant, cette trajectoire n’est pas garantie et dépend de plusieurs facteurs. Le cadre réglementaire et les soutiens publics, dont les évolutions, comme la suppression de certaines primes, peuvent modifier la rentabilité des projets. L’évolution des taux d’intérêt, qui influence l’attractivité relative du crowdfunding face à d’autres placements. Et la santé financière des porteurs de projets, dont dépend in fine le remboursement des investisseurs. Le crowdfunding ENR apparaît donc comme un moteur d’avenir de la transition, à fort potentiel, mais qu’il convient d’aborder avec le même discernement que tout placement de rendement. La croissance n’efface jamais le risque, elle le rend simplement plus tentant.
Les erreurs à éviter
- Croire que la croissance du secteur supprime le risque. Un marché dynamique reste un marché risqué.
- Se laisser aveugler par les rendements à deux chiffres. Ils sont la contrepartie d’un risque réel.
- Concentrer ses investissements sur un seul projet. La diversification est la première protection.
- Investir sans analyser le projet. La qualité du porteur et du dossier prime sur le rendement affiché.
- Oublier l’illiquidité. Votre argent est bloqué jusqu’au terme : n’y mettez pas un besoin à court terme.
- Y placer son épargne de précaution. Le crowdfunding n’est jamais un substitut à une épargne sûre.
- Négliger l’agrément de la plateforme. Vérifiez toujours qu’elle dispose du statut requis.
Croissance du crowdfunding ENR, ce qu’il faut retenir
Le crowdfunding des énergies renouvelables s’impose comme l’un des segments les plus dynamiques et les plus résilients du financement participatif français. Avec 358 millions d’euros collectés en 2025 et plus de 20 % de la collecte totale, il a continué de croître quand le reste du marché peinait, porté par la transition énergétique, la professionnalisation des plateformes et une demande durable des épargnants pour des placements à impact. Le solaire en est la locomotive, et l’ouverture européenne grâce à l’agrément PSFP élargit encore l’horizon.
Cette croissance traduit un véritable basculement de fond : l’épargne citoyenne se tourne de plus en plus vers des projets concrets, utiles et porteurs de sens. Pour l’épargnant, c’est une façon tangible de participer à la transition énergétique tout en visant un rendement. Mais la dynamique du secteur ne doit jamais faire oublier sa nature : le crowdfunding ENR reste un placement risqué, illiquide et sans garantie de capital, à manier avec méthode, diversification et lucidité. Bien compris et bien dosé, il a toute sa place dans un patrimoine diversifié. Mal maîtrisé, il expose aux mêmes déconvenues que tout placement de rendement. La croissance est réelle, l’opportunité aussi, mais la prudence reste la meilleure des stratégies.
Résumé des points clés
- En 2025, 358 millions d’euros ont été collectés pour les ENR via le crowdfunding, en hausse de 1,7 %.
- 407 projets ont été financés, soit une progression d’environ 24 % en un an.
- Les ENR représentent plus de 20 % de la collecte totale du crowdfunding français.
- Le solaire concentre environ 70 % des montants levés dans les énergies renouvelables.
- Le secteur a progressé alors que le marché global sortait de deux années de repli.
- L’agrément PSFP favorise l’expansion européenne des plateformes françaises.
- Malgré sa croissance, le crowdfunding ENR reste un placement risqué et illiquide.
FAQ : vos questions sur le crowdfunding des énergies renouvelables
Le crowdfunding des énergies renouvelables est-il vraiment en croissance ?
Oui, et c’est l’un des segments les plus dynamiques du financement participatif français. Selon le baromètre de référence publié par Forvis Mazars et France FinTech, 358 millions d’euros ont été collectés pour des projets d’énergies renouvelables en 2025, en hausse de 1,7 % en montant par rapport à 2024, avec 407 projets financés, soit une progression d’environ 24 %. Plus significatif encore, les énergies renouvelables représentent désormais plus de 20 % de la collecte totale du crowdfunding en France. Cette croissance est d’autant plus remarquable qu’elle s’est produite dans un contexte difficile, alors que le marché global sortait à peine de deux années de repli et que le crowdfunding immobilier continuait de reculer. Le secteur s’affirme ainsi comme un moteur structurel du financement participatif, porté par la transition énergétique et la demande des épargnants pour des placements à impact concret.
Pourquoi les énergies renouvelables attirent-elles autant les investisseurs en crowdfunding ?
Plusieurs facteurs se conjuguent. D’abord, la transition énergétique crée un besoin colossal de financement pour les parcs solaires, éoliens et les autres infrastructures vertes, et le crowdfunding s’est imposé comme un canal naturel pour y associer les citoyens. Ensuite, de nombreux épargnants veulent donner du sens à leur argent et soutenir des projets concrets, ancrés dans un territoire, avec un impact visible. La professionnalisation croissante des plateformes, qui ont gagné en rigueur et en transparence, renforce aussi la confiance. Enfin, les rendements proposés, souvent supérieurs à ceux des placements classiques, séduisent dans un contexte de quête de rendement. Il faut toutefois rappeler que ces rendements élevés sont la contrepartie d’un risque réel : le crowdfunding des énergies renouvelables n’est pas un placement sans danger, et le capital n’y est pas garanti.
Quelle énergie renouvelable domine le crowdfunding ?
C’est le solaire qui domine très largement. En 2025, environ 70 % des montants levés dans les énergies renouvelables via le crowdfunding ont été fléchés vers le photovoltaïque. Cette prépondérance s’explique par la maturité de la technologie solaire, la grande diversité des projets, allant des parcs au sol aux installations en toiture, et par des tickets de financement bien adaptés au modèle du financement participatif. Les 30 % restants se répartissent entre les autres filières, comme l’éolien, la biomasse, l’hydraulique ou la géothermie. La filière solaire reste dynamique malgré un contexte réglementaire mouvant, notamment la suppression de la prime à l’autoconsommation en 2026, car sa rentabilité de fond demeure, soutenue par la baisse du coût des panneaux et la hausse des prix de l’électricité.
Quels sont les risques du crowdfunding dans les énergies renouvelables ?
Malgré sa croissance, le crowdfunding des énergies renouvelables reste un placement risqué, qu’il ne faut pas idéaliser. Le premier risque est le défaut du porteur de projet, qui peut ne pas rembourser en cas de difficulté ou de faillite, entraînant une perte partielle ou totale du capital investi. Le deuxième est le risque de retard, fréquent, qui décale le remboursement attendu. Le troisième est l’illiquidité : votre argent est généralement bloqué jusqu’au terme du projet, sans possibilité de le récupérer avant l’échéance. Enfin, contrairement à un livret réglementé, le capital n’est pas garanti. Pour limiter ces risques, il est essentiel de diversifier ses investissements sur de nombreux projets et plateformes, d’analyser soigneusement chaque dossier avant de s’engager, et de ne jamais y placer son épargne de précaution ni un argent dont on pourrait avoir besoin à court terme.
Quelles sont les principales plateformes de crowdfunding ENR en France ?
Le marché s’est structuré autour de plateformes spécialisées dans le financement de la transition énergétique. Le leader est le groupe Lendocompany, maison mère de Lendosphere et Lendopolis, qui a représenté environ 43 % des montants levés dans les énergies renouvelables en 2025, avec plus de 830 millions d’euros investis historiquement et plus de 1 250 projets financés. Enerfip est l’autre acteur de référence du crowdfunding vert en France, spécialisé dans les énergies renouvelables et proposant régulièrement des projets diversifiés. D’autres plateformes opèrent également sur ce segment en pleine expansion. Avant d’investir sur l’une d’elles, il est indispensable de vérifier qu’elle dispose bien de l’agrément européen PSFP, gage du respect d’un cadre réglementaire protecteur, et d’analyser la qualité des projets proposés ainsi que le historique de la plateforme en matière de remboursement.
Le crowdfunding ENR va-t-il continuer de croître ?
Les perspectives sont solides, même si rien n’est garanti. Plusieurs facteurs soutiennent la poursuite de la croissance : les besoins de financement de la transition énergétique resteront considérables dans les années à venir, l’appétit des épargnants pour les placements à impact ne faiblit pas, et l’expansion européenne, grâce à l’agrément PSFP, ouvre un marché bien plus vaste, avec des premières implantations en Espagne, en Italie et aux Pays-Bas. Toutefois, cette trajectoire dépend de plusieurs paramètres : le cadre réglementaire et les soutiens publics, dont les évolutions peuvent modifier la rentabilité des projets, le niveau des taux d’intérêt, qui influence l’attractivité du crowdfunding face à d’autres placements, et la santé financière des porteurs de projets. Le crowdfunding des énergies renouvelables apparaît donc comme un moteur d’avenir prometteur, mais à aborder avec le même discernement que tout placement de rendement.
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