Énergies renouvelables : les 5 sources et comment investir

Illustration Épargne Facile : éolienne, les cinq énergies renouvelables

Les cinq grandes énergies renouvelables sont l’énergie solaire, l’éolien, l’hydraulique, la biomasse et la géothermie. Cette classification pédagogique regroupe les principales ressources exploitées en France ; les énergies marines peuvent aussi être présentées séparément selon les organismes. Pour investir en 2026, un particulier peut passer par le crowdfunding, les actions, les ETF, certains fonds ou des actifs réels. Mais financer une énergie renouvelable ne garantit ni un impact parfait ni un rendement positif.

Ce guide compare les cinq filières, leurs chiffres récents, leurs usages et leurs risques financiers. Il s’appuie sur le SDES, le Bilan électrique 2025 de RTE, la PPE3, l’AMF et l’administration fiscale.

Information vérifiée le 27 août 2026. Contenu pédagogique, sans conseil personnalisé. Tout investissement comporte un risque de perte en capital.

L’essentiel en bref

  • Les cinq sources : solaire, éolien, hydraulique, biomasse et géothermie.
  • Part dans l’énergie : les renouvelables ont représenté 23,0 % de la consommation finale brute française en 2024, pour un objectif légal de 33 % en 2030.
  • Électricité : selon RTE, les renouvelables ont produit 27 % de l’électricité métropolitaine en 2025. Ce ratio diffère de leur part dans la consommation d’énergie totale.
  • Investissement direct : le crowdfunding finance un projet ou une société, avec risque de retard, défaut, perte et illiquidité.
  • Investissement liquide : actions et ETF se négocient en bourse, mais leur cours et leur exposition réelle peuvent fortement varier.
  • Fiscalité 2026 : hors enveloppe fiscale et sauf option globale pour le barème, les revenus de capitaux mobiliers concernés supportent par défaut 31,4 %.
  • Principe clé : diversifier les technologies, les émetteurs et les classes d’actifs après avoir constitué une épargne de précaution.

Quelles sont les cinq énergies renouvelables ?

SourceRessourceUsages principauxParticularité
SolaireRayonnement du soleilÉlectricité photovoltaïque, chaleur solaireProduction variable et modulable par petites unités
ÉolienVentÉlectricité à terre et en merProduction variable, projets terrestres ou offshore
HydrauliqueEau et déniveléÉlectricité, stockage par pompageFilière historique, certains ouvrages pilotables
BiomasseMatière organique renouvelableChaleur, électricité, gaz renouvelable, carburantsRessource stockable, bilan dépendant de la filière
GéothermieChaleur du sous-solChauffage, rafraîchissement, parfois électricitéProduction locale peu dépendante de la météo

Le mot « renouvelable » décrit une ressource qui se reconstitue à l’échelle humaine. Il ne signifie pas « sans impact ». Les équipements utilisent des matériaux, occupent du foncier, nécessitent des réseaux et produisent des effets locaux. L’analyse doit porter sur le cycle de vie, la localisation, la gouvernance et les alternatives, pas sur une étiquette isolée.

Il faut aussi distinguer électricité et énergie. L’électricité n’est qu’une partie des usages : chauffage, industrie et transport consomment encore beaucoup de combustibles. En 2024, les énergies fossiles représentaient 59,6 % de la consommation finale française selon le SDES. C’est pourquoi la transition concerne également la chaleur, les réseaux, le stockage et l’efficacité.

Où en est la France en 2026 ?

Les dernières statistiques consolidées n’ont pas toutes la même année de référence. Le SDES publie une estimation 2024 pour l’ensemble de l’énergie, tandis que RTE fournit le bilan complet 2025 de l’électricité métropolitaine. Les juxtaposer sans préciser leur périmètre créerait une fausse contradiction.

Indicateur officielValeurPérimètre
Part renouvelable dans la consommation finale brute23,0 % en 2024Tous usages énergétiques, France
Part renouvelable dans l’électricité30,8 % en 2024Consommation finale brute d’électricité, méthode européenne
Part renouvelable dans la chaleur et le froid31,1 % en 2024Chaleur et refroidissement
Part renouvelable dans les transports10,7 % en 2024Méthode européenne
Part dans la production électrique métropolitaine27 % en 2025Production, méthode RTE
Sources : SDES, Chiffres clés des énergies renouvelables 2025 ; RTE, Bilan électrique 2025.

RTE a comptabilisé en 2025 une production hydraulique de 62,4 TWh, éolienne de 49,6 TWh et solaire de 32,9 TWh. Le solaire a couvert 7,5 % de la consommation et l’éolien terrestre 10 % en moyenne. Ces volumes mesurent de l’électricité produite, pas la performance financière des entreprises ni celle d’un projet particulier.

La PPE3 2026-2035 fixe les orientations publiques pour l’offre et les usages. Elle crée un cadre de développement, mais les calendriers, coûts, appels d’offres et raccordements peuvent évoluer. Une cible nationale n’est jamais une garantie de rendement.

1. Investir dans l’énergie solaire

Le solaire photovoltaïque convertit la lumière en électricité ; le solaire thermique produit de la chaleur. Fin 2025, la puissance photovoltaïque française atteignait 30,4 GW et la production 32,9 TWh selon RTE. La filière est accessible par des projets locaux, des développeurs, des fabricants, des équipementiers ou des fonds diversifiés.

Ses risques incluent le prix des modules, la concurrence internationale, le raccordement, la ressource solaire, les tarifs de vente, la qualité de l’installation et le financement.

Repères 2026

  • 30,4 GW installés en métropole fin 2025 et 32,9 TWh produits sur l’année (RTE).
  • Une installation en toiture n’est pas un placement classique : elle transforme un capital en économies d’électricité et, éventuellement, en recettes de surplus.
  • Depuis le 5 juin 2026, pour les installations éligibles, le surplus est acheté 1,1 c€/kWh HT, avec une indexation annuelle de 2 % et un contrat de 20 ans.
  • Jusqu’à 9 kWc, seules les installations en vente avec injection du surplus relèvent du nouveau régime S21 ; le cadre applicable dépend de la date du dossier.
  • TVA à 5,5 % possible dans un logement jusqu’à 9 kWc, seulement si tous les critères du texte sont remplis.
  • Aucune durée d’amortissement universelle : coût, toiture, consommation, financement et entretien sont à chiffrer au cas par cas.

Comment y accéder : toiture en autoconsommation, crowdfunding (actions, obligations ou prêts), actions et ETF du secteur. Les revenus financiers sont soumis au PFU de 31,4 % en 2026, sauf option ou régime particulier.

2. Investir dans l’éolien

L’éolien terrestre français disposait de 23,9 GW fin 2025 ; l’éolien en mer, de 1,9 GW. La production cumulée a atteint 49,6 TWh. L’offshore bénéficie de vents plus réguliers, mais ses chantiers, câbles, navires et opérations de maintenance coûtent davantage. Le flottant reste plus émergent.

Les principaux risques sont le vent, les prix de l’électricité, les permis, le raccordement, les coûts industriels, les taux et les contrats.

Repères 2026

  • Fin 2025 : 23,9 GW d’éolien terrestre et 1,9 GW en mer (RTE).
  • Production 2025 : 43,9 TWh à terre et 5,7 TWh en mer, soit 49,6 TWh.
  • Objectifs de la PPE3 : 31 GW terrestres en 2030, 35 à 40 GW en 2035, et 15 GW en mer en 2035. Ces cibles ne garantissent aucun projet.

Comment y accéder : le crowdfunding est l’accès le plus direct (prêt, obligations ou actions sur un projet précis), sans garantie du capital ni des intérêts. Les actions et ETF sont plus liquides, mais leur cours peut fortement baisser et leur exposition dépasse souvent le seul éolien. À traiter comme une poche thématique, après l’épargne de précaution.

3. Investir dans l’hydroélectricité

L’hydraulique a produit 62,4 TWh en 2025. Les barrages avec réservoir et les stations de transfert d’énergie par pompage peuvent apporter de la flexibilité, alors que les installations au fil de l’eau dépendent davantage du débit. Les grands ouvrages français sont matures ; l’accès direct d’un particulier reste donc limité.

Hydrologie, concessions, maintenance, sédiments, sécurité des ouvrages et changement climatique influencent les actifs.

Repères 2026

  • Première filière électrique renouvelable française : 62,4 TWh produits en 2025 (RTE).
  • Fil de l’eau, éclusées, barrages de lac et STEP n’ont pas le même profil : seuls les réservoirs et les STEP peuvent moduler ou stocker.
  • La loi n° 2026-554 du 29 juin 2026 réforme la grande hydroélectricité depuis le 1er juillet, sans ouvrir d’accès direct aux barrages pour l’épargnant.
  • PPE3 : 26,3 GW visés en 2030 et 28,7 GW en 2035, STEP comprises.

Comment y accéder : crowdfunding (petite hydroélectricité), fonds, ETF ou groupes diversifiés. Risques : projet, émetteur, hydrologie, climat, environnement, réglementation et illiquidité.

4. Investir dans la biomasse

La biomasse couvre le bois-énergie, les déchets organiques, le biogaz et certains biocarburants. Selon le SDES, le bois représentait 29,5 % de la consommation française d’énergie primaire renouvelable en 2024, devant l’hydraulique. Cette importance est souvent masquée par la visibilité du solaire et de l’éolien.

Une ressource biologique n’est durable que si son prélèvement, son transport, son usage des sols et son renouvellement sont maîtrisés. Prix des intrants, approvisionnement, réglementation, rendement de l’installation et concurrence avec d’autres usages déterminent l’économie du projet.

Repères 2026

  • La biomasse est une thématique, pas une classe d’actifs : énergie issue de matières organiques, valorisées par combustion ou méthanisation.
  • Certaines installations sont pilotables, sous réserve d’intrants, de maintenance et de débouchés.
  • La PPE3 vise 44 TWh de biométhane injecté en 2030 ; cette cible ne garantit aucun projet.
  • Sa durabilité s’évalue sur tout le cycle de vie, de l’intrant aux fuites et au retour au sol du digestat.

Comment y accéder : surtout le crowdfunding (actions, obligations ou prêts), des fonds thématiques ou des actions diversifiées. Le taux affiché n’est ni un rendement réalisé ni une garantie : jugez-le avec la durée, le rang de la dette, les frais, la fiscalité et le risque de défaut.

5. Investir dans la géothermie

La géothermie de surface fournit chauffage et rafraîchissement avec des pompes à chaleur ; la géothermie profonde alimente notamment des réseaux de chaleur. La PPE3 vise en 2035 de 15 à 18 TWh de chaleur de surface et de 8 à 10 TWh de chaleur profonde.

La production est peu dépendante de la météo, mais les forages profonds comportent un risque de ressource : débit, température ou chimie du fluide peuvent différer des études. Coûts de forage, corrosion, maintenance et demande du réseau complètent l’analyse.

Repères 2026

  • Deux marchés : la géothermie de surface (pompes à chaleur) et la géothermie profonde (réseaux de chaleur, rarement électricité en métropole).
  • PPE3 : 15 à 18 TWh de chaleur de surface et 8 à 10 TWh de géothermie profonde visés en 2035.
  • Risque propre : la température, le débit ou la chimie du fluide peuvent différer des études, et le forage peut dépasser le budget.

Comment y accéder : le crowdfunding finance un projet ou une société, en général par prêt ou obligations, sans garantie. Les actions et ETF sont plus liquides, mais la géothermie y est souvent diluée dans d’autres activités. Revenus soumis au PFU de 31,4 % hors enveloppe.

Quels placements choisir pour investir ?

SupportAccèsLiquiditéDiversificationRisque dominant
CrowdfundingProjet précis, ticket souvent accessibleFaible à nulleÀ construire projet par projetDéfaut, retard, perte, illiquidité
ActionEntreprise cotéeGénéralement élevéeFaible sur une seule ligneVolatilité, dette, exécution
ETFPanier indicielGénéralement élevéeVariable selon l’indiceConcentration sectorielle, change, valorisation
Fonds ou unité de compteGestion collectiveVariableVariableFrais, sélection, valorisation
Actif réelInstallation ou société de projetTrès faibleFaible sans capital importantTechnique, juridique, exploitation

Le crowdfunding renouvelable est concret, mais reste un financement risqué. Prêt, obligation et action ne donnent pas les mêmes droits ni le même rang. Vérifiez la plateforme, l’émetteur, le stade du projet, les contrats, la dette et les garanties.

Enerfip figure sur la liste blanche de l’AMF sous le numéro FP-2022-2. Notre avis sur Enerfip explique son fonctionnement. Vous pouvez aussi consulter les offres Enerfip avec le code CN38ENF.

Transparence : ce lien est affilié. Epargne Facile peut percevoir une commission sans surcoût pour vous. Cela ne modifie ni les risques du placement ni notre analyse.

En bourse, les actions et ETF sont liquides mais volatils. Un fonds « clean energy » peut être concentré sur quelques titres, pays ou technologies. Analysez l’indice, les frais, les dix premières lignes, les devises et l’éligibilité éventuelle au PEA.

Fiscalité en 2026 : calculer le rendement net

Pour les intérêts, dividendes et plus-values concernés hors enveloppe fiscale, le prélèvement par défaut atteint 31,4 % en 2026 : 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux. L’option globale pour le barème progressif demeure possible. Elle s’applique à tous les revenus et plus-values de son champ, pas à un placement isolé.

Un PEA ou une assurance-vie suit ses règles propres si le support est éligible. L’étiquette durable ne confère aucun avantage fiscal automatique. Source : administration fiscale, page mise à jour en juillet 2026.

Les risques communs aux cinq filières

  • Projet : permis, recours, raccordement, construction et mise en service peuvent déraper.
  • Ressource : soleil, vent, eau, biomasse ou chaleur du sous-sol peuvent produire moins que prévu.
  • Marché : prix de l’énergie, concurrence et coût des équipements influencent les recettes et marges.
  • Taux : ces activités intensives en capital sont sensibles au coût du financement.
  • Contrepartie : développeur, fournisseur, acheteur d’énergie ou plateforme peuvent défaillir.
  • Réglementation : appels d’offres, normes, fiscalité et mécanismes de soutien évoluent.
  • Liquidité : les titres non cotés sont souvent bloqués jusqu’à l’échéance.
  • Greenwashing : un nom vert ne prouve ni l’impact ni l’alignement de l’ensemble des actifs.

La méthode pour construire une allocation cohérente

  1. Conserver une épargne liquide adaptée aux imprévus.
  2. Définir horizon, perte maximale supportable et besoin de disponibilité.
  3. Construire un cœur diversifié avant une poche thématique.
  4. Identifier l’instrument exact et l’actif réellement financé.
  5. Comparer rendement net, frais, fiscalité, durée et scénario défavorable.
  6. Répartir entre émetteurs, technologies, échéances et zones.
  7. Revoir périodiquement la concentration et la thèse d’investissement.

Pour prendre du recul, consultez notre guide pour investir dans la transition énergétique et l’économie verte et nos comparatifs de placements. La transition dépasse la seule production d’énergie : réseaux, efficacité, mobilité, industrie et adaptation comptent aussi.

Énergies renouvelables : notre verdict

Les cinq filières répondent à des besoins complémentaires. Le solaire et l’éolien développent rapidement l’électricité variable ; l’hydraulique apporte production et flexibilité ; la biomasse fournit une énergie stockable sous conditions de durabilité ; la géothermie offre une chaleur locale peu dépendante de la météo.

Pour l’investisseur, aucune n’est automatiquement supérieure. Le bon support dépend du prix, du stade, des contrats, de la dette, des frais et du risque accepté. Une allocation robuste évite le pari sur une seule technologie et distingue clairement conviction environnementale, impact mesurable et rendement financier.

Sources officielles

FAQ sur les cinq énergies renouvelables

Quelles sont les cinq énergies renouvelables ?

Les cinq grandes sources sont le solaire, l’éolien, l’hydraulique, la biomasse et la géothermie. Certaines classifications présentent aussi les énergies marines séparément. Cette liste décrit des ressources ; elle ne préjuge pas de l’impact ou de la rentabilité d’un projet.

Quelle est la part des renouvelables en France ?

Selon le SDES, elles représentaient 23,0 % de la consommation finale brute d’énergie en 2024. Selon RTE, elles ont fourni 27 % de la production électrique métropolitaine en 2025. Les deux chiffres diffèrent parce que leurs années, périmètres et méthodes ne sont pas identiques.

Comment investir dans les énergies renouvelables ?

Un particulier peut financer des projets par crowdfunding, acheter des actions, sélectionner un ETF ou un fonds, ou investir dans certains actifs réels. Chaque voie a sa liquidité, ses frais, sa fiscalité et ses risques propres.

Quelle énergie renouvelable est la plus rentable ?

Il n’existe pas de réponse générale. La rentabilité dépend du support, du prix payé, de la ressource, des contrats, de la dette, des coûts, des frais, de la fiscalité et des aléas. Une filière en croissance peut produire de mauvais investissements.

Le crowdfunding renouvelable est-il garanti ?

Non. Le capital, les intérêts et l’échéance ne sont pas garantis. Retard, défaut, perte partielle ou totale et illiquidité sont possibles. L’agrément d’une plateforme ne valide pas chaque projet.

Un ETF vert est-il forcément diversifié ?

Non. Il peut être concentré sur quelques entreprises, pays, devises ou technologies. Il faut contrôler l’indice, les principales lignes, la pondération, les frais, la réplication, la taille et l’exposition réelle.

Quelle est la fiscalité en 2026 ?

Hors enveloppe fiscale et sauf option globale pour le barème progressif, les intérêts, dividendes et plus-values concernés supportent par défaut un prélèvement total de 31,4 % en 2026 : 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux.

Renouvelable signifie-t-il sans impact ?

Non. Matériaux, foncier, biodiversité, réseaux, transport et fin de vie doivent être évalués sur l’ensemble du cycle de vie. L’impact dépend de la technologie, du lieu, de la conception et des alternatives.

La production renouvelable suffit-elle à mesurer la transition ?

Non. Il faut distinguer puissance installée, production effective, part dans l’électricité et part dans l’ensemble de l’énergie. Les réseaux, le stockage, la flexibilité, la chaleur et les transports comptent également ; un seul pourcentage ne résume donc pas la transition.

Comment vérifier une plateforme de crowdfunding renouvelable ?

Vérifiez son statut de prestataire de services de financement participatif dans la liste blanche de l’AMF, puis lisez la fiche du projet, les comptes, les sûretés, l’échéancier et les scénarios de perte. L’agrément de la plateforme ne garantit ni le projet ni le capital.

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