Simulateur d’assurance-vie
Projetez la valeur de votre contrat et, surtout, voyez ce qu’il vous reste vraiment net d’impôt en cas de rachat, selon votre durée de détention.
- Frais réduits à 0,50 %
- 100 % des loyers SCPI reversés
- Sans frais d’entrée, dès 500 €
Imposition au rachat
Détail année par année
| Année | Versé cumulé | Gains cumulés | Valeur du contrat |
|---|
L’assurance-vie reste le placement préféré des Français, et pour de bonnes raisons : souplesse, large choix de supports et surtout une fiscalité avantageuse après huit ans. Mais le chiffre qui compte vraiment n’est pas le capital affiché, c’est ce qu’il vous reste net une fois l’impôt payé. C’est exactement ce que le simulateur ci-dessus calcule pour vous.
Comment fonctionne l’assurance-vie
L’assurance-vie est une enveloppe dans laquelle vous logez votre épargne. Vous y versez des sommes, librement ou de façon programmée, et cet argent est investi sur deux grandes familles de supports. Le fonds en euros, dont le capital est garanti par l’assureur, offre un rendement modéré mais sécurisé. Les unités de compte, elles, sont investies sur les marchés (actions, obligations, immobilier) avec un potentiel de rendement supérieur, mais sans garantie : elles présentent un risque de perte en capital.
L’argent placé continue de fructifier tant que vous ne le retirez pas, par le jeu des intérêts composés. Vous pouvez retirer tout ou partie de votre épargne quand vous le souhaitez : l’assurance-vie n’est jamais bloquée, contrairement à une idée reçue.
La fiscalité de l’assurance-vie en 2026
Premier point essentiel, et trop souvent mal compris : vous n’êtes imposé qu’au moment d’un retrait, appelé rachat, et seulement sur les gains, jamais sur les sommes que vous avez versées. Tant que votre argent reste dans le contrat, il n’y a aucune imposition à l’impôt sur le revenu.
Pour les versements effectués depuis le 27 septembre 2017, deux situations se présentent. Avant huit ans de détention, vos gains sont soumis au prélèvement forfaitaire unique de 30 pour cent, qui se décompose en 12,8 pour cent d’impôt sur le revenu et 17,2 pour cent de prélèvements sociaux.
Après huit ans, la fiscalité devient nettement plus douce. Vous bénéficiez d’un abattement annuel de 4 600 euros sur vos gains si vous êtes seul, ou de 9 200 euros pour un couple soumis à imposition commune. Au-delà de cet abattement, l’impôt sur le revenu tombe à 7,5 pour cent pour la part correspondant aux 150 000 premiers euros de versements, puis 12,8 pour cent au-delà. Les prélèvements sociaux de 17,2 pour cent, eux, restent dus sur l’ensemble des gains.
| Durée de détention | Impôt sur le revenu | Prélèvements sociaux |
|---|---|---|
| Avant 8 ans | 12,8 % | 17,2 % |
| Après 8 ans | 7,5 % après abattement (12,8 % au-delà de 150 000 € de versements) | 17,2 % |
À noter : si votre tranche marginale d’imposition est faible, vous pouvez choisir le barème progressif de l’impôt plutôt que le prélèvement forfaitaire. C’est une option à étudier au cas par cas, détaillée dans nos articles de fiscalité. Pour les règles officielles complètes, vous pouvez aussi consulter la page dédiée d’economie.gouv.fr.
L’atout fiscal de 2026 : des prélèvements sociaux maintenus à 17,2 %
Voici l’information la plus importante de l’année pour les épargnants, et elle joue en faveur de l’assurance-vie. La loi de finances pour 2026 a relevé les prélèvements sociaux sur la plupart des revenus du capital, qui passent de 17,2 à 18,6 pour cent. Sont concernés le compte-titres, mais aussi le plan d’épargne en actions et le plan d’épargne retraite.
L’assurance-vie est explicitement exclue de cette hausse : ses prélèvements sociaux restent à 17,2 pour cent en 2026, contre 18,6 pour cent désormais sur le PEA, le compte-titres et le PER. Sur la durée, cet écart d’imposition se traduit par une économie concrète.
Concrètement, à gains égaux, l’assurance-vie vous laisse une part nette supérieure à celle de la plupart des autres enveloppes. Si vous comparez vos options avec la bourse et le PEA, c’est un paramètre à intégrer dans votre décision pour 2026.
Avant ou après huit ans : pourquoi la durée change tout
Le simulateur le montre clairement grâce à son indicateur dynamique : franchir le cap des huit ans transforme votre imposition. Avant ce seuil, vos gains sont taxés au taux plein. Après, l’abattement annuel et le taux réduit de 7,5 pour cent réduisent fortement la note, au point que vous pouvez parfois retirer plusieurs milliers d’euros de gains sans payer le moindre impôt sur le revenu, seuls les prélèvements sociaux restant dus.
C’est pourquoi il est souvent conseillé d’ouvrir un contrat le plus tôt possible, même avec une petite somme, simplement pour prendre date et lancer le compteur des huit ans. Une stratégie répandue consiste ensuite à programmer des rachats partiels calibrés pour rester sous le seuil de l’abattement chaque année, et ne payer ainsi quasiment aucun impôt sur le revenu.
Fonds en euros ou unités de compte : où placer votre argent
Le rendement que vous saisissez dans le simulateur dépend directement de la façon dont vous répartissez votre épargne. Un contrat investi à 100 pour cent en fonds en euros sera très sûr mais rapportera modérément. À l’inverse, une part d’unités de compte augmente le potentiel de rendement en contrepartie d’un risque de perte.
Parmi les unités de compte les plus prisées figurent les SCPI, qui permettent d’investir dans l’immobilier sans gérer de bien en direct, ainsi que les ETF, des fonds indiciels à frais réduits. Pour diversifier davantage, certains épargnants ajoutent une poche de crowdfunding en dehors du contrat. L’essentiel est d’adapter cette répartition à votre horizon et à votre tolérance au risque.
Bien choisir son contrat
Deux contrats affichant le même rendement ne se valent pas si leurs frais diffèrent. Les frais de gestion, prélevés chaque année, rognent votre performance sur toute la durée. Privilégiez les contrats en ligne sans frais d’entrée ni frais de versement, avec des frais de gestion bas et un large choix de supports. Notre comparatif des assurances-vie classe les contrats selon une grille publique, en tenant compte des frais réels, de la solidité de l’assureur et de la qualité des supports proposés.
Questions fréquentes
Quand l’assurance-vie devient-elle vraiment intéressante fiscalement ?
Après huit ans de détention. À partir de ce moment, vous profitez de l’abattement annuel de 4 600 euros (ou 9 200 euros pour un couple) sur vos gains et d’un taux d’impôt sur le revenu réduit à 7,5 pour cent. C’est pourquoi ouvrir un contrat tôt, même avec peu, permet de prendre date.
Combien vais-je payer d’impôt à la sortie ?
Cela dépend de vos gains et de l’âge du contrat. Avant huit ans, comptez 30 pour cent sur les gains. Après huit ans, l’abattement puis le taux de 7,5 pour cent ramènent souvent l’imposition réelle bien en dessous. Le simulateur ci-dessus calcule votre montant net précis selon votre situation.
Assurance-vie ou PEA en 2026 ?
Les deux sont complémentaires. Le PEA est imbattable pour investir en actions européennes sur le long terme, mais ses prélèvements sociaux passent à 18,6 pour cent en 2026, alors que l’assurance-vie conserve les siens à 17,2 pour cent et offre en plus un avantage à la transmission. Beaucoup d’épargnants détiennent les deux.
Faut-il un gros capital pour commencer ?
Non. De nombreux contrats en ligne s’ouvrent à partir de 100 à 500 euros, avec des versements programmés possibles dès quelques dizaines d’euros par mois. L’important est de commencer tôt pour laisser jouer le temps et les intérêts composés.
Peut-on avoir plusieurs assurances-vie ?
Oui, sans aucune limite. Détenir plusieurs contrats chez des assureurs différents permet de diversifier les fonds en euros et les gammes de supports. À noter : l’abattement après huit ans s’apprécie globalement, pour l’ensemble de vos contrats.