Les obligations en crowdfunding : un produit star

par | Nov 1, 2023 | Crowdfunding | 0 commentaires

Avec la montée en puissance du financement participatif, nombreux sont ceux qui se tournent vers les obligations comme moyen d’investissement. En 2021, les fonds collectés via ce canal ont atteint la somme impressionnante de 1 296,5 millions €, soit près de 72% de l’ensemble des fonds levés cette année-là. Mais que savons-nous vraiment des obligations dans le monde du crowdfunding ? Dans cet article, nous plongeons au cœur de ce mécanisme financier, en explorant son fonctionnement, ses différentes formes et ses avantages. Si l’envie vous prend d’élargir vos horizons financiers, continuez votre lecture.

Qu’est-ce qu’une obligation en crowdfunding ?

Lorsque l’on évoque le financement participatif, la première chose qui vient souvent à l’esprit est l’achat d’actions ou la contribution à un projet novateur. Toutefois, un autre élément mérite notre attention : l’obligation en crowdfunding. Démystifions ce concept.

Définition

L’obligation, dans le contexte du financement participatif, peut être perçue comme un billet d’emprunt. En substance, il s’agit d’un titre de créance qu’une entreprise émet pour collecter des fonds sans nécessairement céder une part de son capital. Autrement dit, une entreprise qui choisit de financer par la dette via le crowdfunding lance un emprunt obligataire. Elle propose alors à des investisseurs de souscrire à ces obligations. Pour chaque investisseur qui accepte, il reçoit en retour une reconnaissance de dette de la part de l’entreprise.

Comment ça fonctionne ?

À première vue, l’obligation peut sembler similaire à un prêt classique. Et pour cause, les deux partagent des caractéristiques communes. Chacune d’entre elles  possède :

  • Un taux d’intérêt : Il s’agit du pourcentage que l’investisseur recevra en plus de son investissement initial. C’est en quelque sorte le “dividende” que l’entreprise paie pour utiliser l’argent de l’investisseur.
  • Une maturité : Elle représente sa durée de vie, soit le temps que l’entreprise s’engage à rembourser le prêt.
  • Un échéancier : Ce calendrier précise les modalités de remboursement, qu’il s’agisse d’un remboursement périodique ou d’un remboursement total à la fin de la maturité.

➤ En s’engageant dans cette démarche, l’entreprise promet le remboursement à un taux d’intérêt défini, et ce, pendant une période donnée. En contrepartie, l’investisseur accorde sa confiance et son capital à l’entreprise, en espérant tirer un bénéfice de cet engagement.

Ainsi, elles offrent une alternative aux méthodes de financement plus traditionnelles, permettant aux entreprises d’accéder à des capitaux et aux investisseurs de diversifier leurs portefeuilles tout en gagnant des intérêts. C’est une formule gagnant-gagnant. Mais pour en tirer le meilleur parti, il est essentiel de comprendre ses nuances, que nous explorerons dans les sections suivantes.

Fonctionnement obligations

Différentes modalités de financement dans le crowdfunding

Le crowdfunding, avec sa méthode de financement novatrice, fait appel à divers instruments financiers, chacun avec ses particularités. Au-delà de la formule standard, d’autres modalités sont conçues pour répondre à divers besoins financiers. Découvrons les catégories les plus courantes dans le secteur du financement participatif.

➤ Obligations avec coupons

Ces titres peuvent être vus comme un placement produisant un “revenu” à intervalles réguliers. Ils garantissent un paiement récurrent, sous forme de versement périodique. Ce paiement représente le rendement que l’entité émettrice s’engage à verser à intervalles déterminés, qu’ils soient mensuels, trimestriels, semestriels ou annuels. Par exemple, si un titre promet un rendement annuel de 5% pour un montant de 1000€, celui qui détient ce titre percevra 50€ chaque année. À la fin de la période définie, la somme initialement placée, dans ce cas 1000€, est restituée.

➤Obligation avec paiement final 

À l’opposé des titres avec versement périodique, ceux-ci requièrent de la patience. Durant toute leur durée, aucun paiement intermédiaire n’est effectué. Mais à leur terme, le moment est récompensé : le montant initial, ainsi que l’ensemble des rendements accumulés, est versé en une seule fois. Ces titres deviennent particulièrement séduisants avec les intérêts composés. Dans ce cadre, les rendements de chaque année se basent non seulement sur le montant initial, mais également sur le montant accumulé des années précédentes. En d’autres mots, le rendement s’accroît avec le temps.

Chaque modalité financière a ses atouts et ses contraintes. Alors que les titres avec versement périodique assurent un flux constant, ceux avec paiement final capitalisent les rendements sur une durée étendue. Il est vital pour chacun de bien s’informer, de considérer ses priorités et de sélectionner l’approche la plus pertinente selon ses aspirations et objectifs financiers.

Distinguer obligations et actions : Points clés

Le monde financier regorge d’instruments variés, chacun avec ses spécificités et avantages. Parmi eux, deux se démarquent particulièrement en termes de popularité : les obligations et les actions. Bien qu’ils puissent sembler similaires à première vue, surtout dans le cadre du financement participatif, ils sont fondamentalement différents. Décryptons ensemble les éléments clés qui les distinguent.

CaractéristiquesObligationAction
Nature du TitreTitre de créance. Lorsqu’une personne en achète une, il prête de l’argent à une entreprise en échange de la promesse d’un remboursement futur avec intérêts.Titre de propriété. Acquérir une action signifie acheter une fraction du capital d’une entreprise. L’investisseur devient ainsi actionnaire, détenant une part de l’entreprise.
Droits associésDroit aux intérêts et au remboursement du principal à l’échéance. Pas de droit de vote lors des assemblées générales.Droit de vote lors des assemblées générales, participation aux décisions stratégiques de l’entreprise. Possibilité de percevoir des dividendes.
RendementRendement généralement fixe ou déterminé à l’avance. Le souscripteur sait combien il recevra comme rémunération durant la durée de vie de l’obligation.Rendement variable dépendant des profits de l’entreprise et de sa politique de distribution. Peut inclure des dividendes.
RisquePerçues comme moins risquées que les actions. En cas de liquidation, les obligataires sont payés avant les actionnaires, mais il reste un risque de défaut.Plus risquées car les rendements dépendent de la santé et des performances de l’entreprise. En cas de faillite, les actionnaires sont remboursés en dernier s’il reste des actifs disponibles.
DuréePossède une durée déterminée à l’avance, au bout de laquelle le principal est remboursé.Peut exister indéfiniment, tant que l’entreprise est en activité

En conclusion, obligations et actions offrent deux façons distinctes d’investir dans les entreprises. Alors que les obligations sont souvent privilégiées pour leur stabilité et leur rendement prévisible, les actions attirent ceux qui cherchent à participer activement à la vie de l’entreprise et à profiter potentiellement de rendements plus élevés, tout en acceptant une volatilité plus marquée. Chaque investisseur doit donc peser ces éléments en fonction de ses attentes et de sa tolérance au risque.

✅ Les avantages des obligations en crowdfunding

Le financement participatif, ou crowdfunding, s’est affirmé récemment comme une option alternative dans le monde de la finance pour les entreprises souhaitant lever des fonds et pour ceux cherchant à diversifier leurs placements. Au cœur de cette mouvance, les minibons et autres instruments financiers présentent une gamme d’atouts captivants, boostant leur notoriété croissante. Voyons ensemble les avantages majeurs de ces instruments au sein de la finance participative.

  • Stabilité des Retours : L’un des avantages principaux de ces instruments réside dans leur transparence. Lors de la souscription, le contributeur connaît souvent les retours attendus et leur échéance, offrant une perspective nette sur les retours futurs. Cette stabilité contraste avec les aléas des rendements liés à d’autres placements, qui dépendent largement des performances de l’entité financée.
  • Protection relative : Même si tout placement comporte des risques, les minibons et instruments similaires sont généralement vus comme des choix relativement sûrs. En cas de déboires financiers, les détenteurs de ces instruments sont souvent remboursés avant d’autres contributeurs.
  • Diversification des actifs : Intégrer ces instruments à ses placements permet une diversification, atténuant ainsi les risques. De par leur nature, souvent moins volatile que d’autres placements, ils servent de stabilisateur au portefeuille.
  • Accès à l’innovation : Le crowdfunding donne l’opportunité de financer directement des initiatives ou sociétés novatrices. Par le biais des minibons, les contributeurs peuvent soutenir et booster la croissance de jeunes entreprises ou PME en plein essor.
  • Variété des choix : Comme évoqué, il y a plusieurs instruments financiers disponibles (minibons, titres avec paiement final, etc.). Cette diversité offre à chacun la liberté de sélectionner le véhicule financier le plus conforme à ses aspirations.
  • Impact positif : La finance participative est fréquemment liée à des initiatives ayant une portée sociétale ou écologique. Contribuer via ces instruments peut donc représenter une alliance entre rendement financier et bien-être commun.
  • Cadre régulé : L’émission de minibons et instruments similaires dans le contexte de la finance participative est réglementée par l’Autorité des Marchés Financiers. Cela confère une confiance aux contributeurs grâce à la transparence et à la fiabilité des transactions.

En somme, les minibons et leurs pairs dans la finance participative proposent un mélange attractif de rendement, protection et impact, séduisant une vaste palette de contributeurs. Cependant, comme pour toute initiative financière, il est crucial de se renseigner, d’analyser chaque proposition et de rester vigilant face aux risques éventuels.

Considérations fiscales liées aux obligations

En France, la fiscalité des obligations, notamment celles issues du crowdfunding, mérite une attention particulière pour tout investisseur souhaitant mesurer l’impact fiscal sur ses rendements. Voici une synthèse de ce qu’il faut savoir à ce sujet.

Lorsqu’il s’agit de revenus provenant d’obligations, une des évolutions notables est l’introduction du Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) en 2018. Ce prélèvement, souvent appelé “flat tax”, s’élève à 30%. Il est composé de 12,8% d’impôt sur le revenu et de 17,2% de prélèvements sociaux. Cette mesure vise à simplifier et harmoniser la taxation des revenus des capitaux mobiliers.

Cependant, le PFU n’est pas une fatalité. Si un contribuable estime que son taux marginal d’imposition est plus avantageux, il peut choisir d’opter pour l’imposition de ses intérêts au barème progressif de l’impôt sur le revenu. Cette option doit toutefois s’appliquer à l’ensemble des revenus et gains de capitaux mobiliers de l’année.

Il y a aussi une lumière d’espoir pour ceux dont les revenus sont plus modestes. En effet, sous certaines conditions de revenu, une dispense du prélèvement à la source sur les intérêts est envisageable. Pour en bénéficier, il est généralement nécessaire d’en faire la demande auprès de l’établissement payeur des intérêts avant la fin du mois de novembre de l’année précédente.

La cession d’une obligation, c’est-à-dire sa vente avant son échéance, peut également avoir des conséquences fiscales. La plus-value éventuellement générée par cette vente est, comme les intérêts, soumise au PFU de 30% ou, si l’option a été choisie, au barème progressif de l’impôt sur le revenu.

Enfin, il est indispensable de ne pas négliger sa déclaration de revenus. Les intérêts et éventuelles plus-values doivent y figurer. Pour cela, de nombreux établissements bancaires fournissent un récapitulatif annuel, ce qui facilite grandement la tâche.

🏆 Les meilleures plateformes de crowdfunding avec prêts

Avec l’évolution de la finance participative, plusieurs plateformes ont émergé, permettant aux investisseurs d’accéder à une variété de projets et d’opportunités. Deux d’entre elles, Clubfunding et Enerfip, ont particulièrement retenu l’attention. Voyons ce qui les distingue.

Clubfunding :

  • Nature des projets: Cette plateforme se concentre sur une gamme variée de projets, allant des start-ups innovantes aux PME en expansion. Elle offre ainsi aux personnes une diversification appréciable de leurs placements.
  • Relation porteur-investisseur : Clubfunding se distingue par son approche centrée sur la mise en relation directe entre les porteurs de projet et les investisseurs. Cette approche permet une meilleure transparence et une meilleure compréhension du projet financé.
  • Assurance et sécurité : Pour garantir la sécurité des fonds, la plateforme met en place des mesures d’assurance strictes. Chaque société présentée est soigneusement évaluée afin de donner une image claire des risques associés.
  • Flexibilité : Les investisseurs peuvent choisir parmi différents types de prêts, en fonction de leurs besoins et de leurs attentes en termes de rendement et de durée.
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Clubfunding
  • Rendement moyen : 10%
  • Durée moyenne : 21 mois
  • Projets financés : 836 ( 942 M€)
  • Crowdfunding
  • Code : L1yQ4PP7
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Enerfip:

  • Spécialisation : Enerfip se démarque par sa spécialisation dans les projets liés à la transition énergétique et écologique. Pour les investisseurs soucieux de l’environnement, c’est une plateforme de choix pour concilier rendement financier et impact positif.
  • Accompagnement des porteurs : Enerfip offre un accompagnement sur-mesure aux porteurs de projet, garantissant ainsi une meilleure préparation et une mise en œuvre réussie des initiatives financées.
  • Assurance et due diligence : Tout comme Clubfunding, Enerfip s’assure de la viabilité des sociétés présentées. Une analyse approfondie est menée sur chaque projet, offrant ainsi une assurance supplémentaire aux investisseurs.
  • Engagement communautaire : La plateforme met l’accent sur la création d’une communauté d’investisseurs engagés, facilitant ainsi les échanges et le partage d’expériences autour des projets soutenus.
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Enerfip
  • Taux de rendement : Jusqu'à 8,5 %
  • Durée : 12 à 48 mois
  • Projets financés : +750 ( 400 M€)
  • Transition énergétique
  • Marché secondaire
  • Code : FACILE
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Enerfip-projet-inestir

Conclusion

Le monde de la finance participative a connu une évolution fulgurante ces dernières années, offrant un éventail d’opportunités aussi bien pour ceux qui portent des projets que pour ceux désireux d’y contribuer. Ces plateformes ne sont pas uniquement des outils transactionnels, mais représentent une réelle dynamique de changement en matière de financement, rapprochant le public des initiatives prometteuses.

En intégrant des outils diversifiés, ces plateformes ont réussi à répondre à une variété de besoins, et ce, en offrant des avantages clairs en termes de rendement, de sécurité et d’impact. Le service offert par des plateformes telles que Clubfunding et Enerfip illustre parfaitement cette tendance.

L’ère actuelle est marquée par une recherche d’autonomie, de transparence et de sens dans les décisions économiques. Dans ce contexte, le financement participatif apparaît comme une réponse pertinente, plaçant le public au cœur des projets d’avenir.

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