Crowdfunding des énergies renouvelables : rôle, chiffres et risques
Le crowdfunding des énergies renouvelables (ENR) permet à des particuliers de prêter de l’argent, ou plus rarement d’entrer au capital, pour financer des centrales solaires, des parcs éoliens, des unités de méthanisation ou des réseaux de chaleur. En 2025, il a collecté 358 M€ pour 407 projets en France, selon le baromètre France FinTech–Forvis Mazars. Il oriente une partie de l’épargne vers des infrastructures utiles, mais il ne garantit ni le capital, ni le rendement, ni un impact environnemental mesurable.
Ce guide explique à quoi sert ce financement, ce que disent les chiffres, qui sont les principales plateformes, ce que la réglementation protège, comment les intérêts sont imposés et quels risques contrôler avant d’investir.
Mis à jour le 18 octobre 2026. Contenu pédagogique, sans conseil personnalisé. Le crowdfunding comporte un risque de perte partielle ou totale du capital et un risque d’illiquidité. Les taux affichés sont des objectifs, non garantis.
Transparence : cette page contient un lien partenaire vers Enerfip. Si vous ouvrez un compte par ce lien, Épargne Facile peut être rémunéré, sans surcoût pour vous. Cela ne change ni notre analyse ni nos notes.
L’essentiel en bref
- Le principe : financer un projet ou une société de la transition énergétique via une plateforme agréée, le plus souvent par des obligations ou des prêts rémunérés.
- Le rôle : compléter la dette bancaire et les fonds propres des porteurs de projets, et associer les habitants aux projets de leur territoire.
- Le marché : 358 M€ collectés en 2025 (+1,7 %) et 407 projets financés (+31,2 %), soit un peu plus de 20 % de tout le crowdfunding français (France FinTech–Forvis Mazars, mars 2026).
- Les projets : le solaire représente 70 % des projets financés en 2025, loin devant l’éolien (8 %) et le biogaz (5 %).
- Le rendement : 7,7 % brut en moyenne sur les projets 2025, selon le même baromètre. C’est un taux promis, avant retards, défauts, impôts et prélèvements sociaux.
- Les risques : défaut de l’emprunteur, retards, argent bloqué plusieurs années, aucune garantie publique du capital.
- La fiscalité : les intérêts sont soumis au PFU de 31,4 % en 2026 (12,8 % d’impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux), sauf option pour le barème.
- La règle : une petite part de son patrimoine, répartie sur plusieurs projets, jamais son épargne de précaution.
Qu’est-ce que le crowdfunding des énergies renouvelables ?
Le crowdfunding, ou financement participatif, réunit l’argent de nombreux particuliers pour financer un projet via une plateforme en ligne, en dehors des circuits bancaires classiques. Appliqué aux énergies renouvelables, il finance des projets de production ou de stockage d’énergie, ou les sociétés qui les portent.
Il prend surtout trois formes :
- Les obligations (la forme la plus courante) : vous prêtez à la société de projet, qui vous verse des intérêts puis rembourse le capital selon un calendrier. Voir notre guide des obligations en crowdfunding.
- Les prêts rémunérés ou les minibons : le principe est le même, avec un autre support juridique.
- Les actions (crowdequity) : vous devenez associé de la société. Le gain dépend de sa réussite, et la sortie n’est pas organisée à l’avance.
Dans tous les cas, la plateforme doit être agréée comme prestataire de services de financement participatif (PSFP). En France, c’est l’AMF qui délivre cet agrément. Pour une vue d’ensemble du secteur, consultez notre dossier crowdfunding. Pour un acteur tourné vers l’agriculture et les projets à impact, voir notre avis MiiMOSA.
Son rôle dans la transition énergétique
Un parc solaire ou éolien coûte cher à construire et rapporte sur vingt ou trente ans. Ses porteurs financent l’essentiel par la dette bancaire et des fonds propres. La collecte participative vient en complément : elle diversifie les financeurs et peut associer les riverains au projet.
Pour le territoire, elle peut améliorer l’appropriation locale et orienter une partie de l’épargne vers des infrastructures énergétiques proches. Elle ne remplace ni les autorisations, ni le raccordement au réseau, ni la viabilité économique du projet. Un projet mal conçu reste fragile, même financé par des citoyens.
Le marché en chiffres
Le baromètre annuel de France FinTech et Forvis Mazars, publié le 12 mars 2026, est la référence du secteur. Il repose sur les données déclarées par 51 plateformes, complétées par des estimations pour celles qui n’ont pas répondu.
| Année | Collecte ENR | Projets ENR financés | Rendement brut moyen |
|---|---|---|---|
| 2022 | 330 M€ | 305 | 6,1 % |
| 2023 | 368 M€ | 351 | 6,6 % |
| 2024 | 352 M€ | 310 | 7,5 % |
| 2025 | 358 M€ | 407 | 7,7 % |
Source : baromètre du crowdfunding en France 2025, France FinTech–Forvis Mazars.
Trois enseignements :
- La collecte est stable, pas en forte croissance. Elle a reculé en 2024, puis progressé de 1,7 % en 2025. C’est le nombre de projets qui bondit (+31,2 %).
- Les opérations sont plus petites. Le montant moyen collecté par projet passe d’environ 1,1 M€ en 2024 à 0,9 M€ en 2025 (notre calcul à partir du baromètre).
- Le poids des ENR augmente dans un marché presque stable. Tout le crowdfunding français a collecté 1 763 M€ en 2025 (+1,8 %), après deux années de baisse. L’immobilier, premier segment, a reculé de 1,9 %, à 845 M€. Depuis 2015, le secteur a collecté près de 13 Md€ au total.
Ces chiffres mesurent des montants financés. Ils ne disent rien de la performance réelle des investisseurs, ni de l’impact environnemental net des projets.
Quels projets sont financés ?
Répartition des projets ENR financés en 2025, en nombre (baromètre France FinTech–Forvis Mazars) :
| Type d’énergie | Part des projets |
|---|---|
| Solaire | 70 % |
| Éolien | 8 % |
| Biogaz (méthanisation) | 5 % |
| Hydrogène | 2 % |
| Réseaux de chaleur | 2 % |
| Stockage | 2 % |
| Hydroélectricité | 1 % |
| Autres | 10 % |
Le solaire domine parce que ses projets sont nombreux, de tailles variées (centrales au sol, ombrières, toitures) et faciles à fractionner. Cette domination ne dit rien de la qualité d’un dossier. Avant d’investir, vérifiez : les permis purgés de tout recours, la date de raccordement, la sécurisation des revenus (contrat d’achat ou complément de rémunération), le coût de construction, la solidité du porteur, le calendrier de remboursement et les garanties.
Chaque filière a ses risques propres : ensoleillement et prix de vente pour le solaire, vent et recours pour l’éolien, approvisionnement en intrants pour la méthanisation, hydrologie pour l’hydroélectricité. Notre panorama des cinq énergies renouvelables les détaille, notamment pour le solaire, l’éolien et la biomasse.
Financement citoyen et ancrage territorial
C’est la vraie spécificité du crowdfunding ENR. Beaucoup de collectes sont d’abord ouvertes aux habitants des communes ou du département concernés, parfois avec un taux bonifié. Associer les riverains peut faciliter l’acceptation d’un parc éolien ou d’une unité de méthanisation, souvent contestés localement, et donne à chacun un intérêt dans un projet qu’il voit.
Cet ancrage ne change pas la nature du placement. Un taux bonifié pour les riverains ne réduit pas le risque du projet, et la proximité géographique ne remplace pas l’analyse du dossier.
Rendement financier et impact : deux notions distinctes
Le rendement financier, ce sont les intérêts ou la plus-value éventuellement versés à l’investisseur. Le taux affiché est un objectif brut, non garanti : 7,7 % en moyenne sur les projets ENR de 2025, contre 11,0 % pour l’immobilier, selon le baromètre France FinTech–Forvis Mazars. Ce que vous percevez réellement dépend des retards, des défauts, des frais et de la fiscalité. Ce taux ne se compare pas à celui d’un livret, dont le capital est garanti.
La contribution environnementale n’est pas un « second rendement » automatique. Financer une société du secteur vert ne prouve pas que votre argent a permis d’ajouter une capacité de production ou d’éviter une quantité mesurable d’émissions. Il faut examiner l’usage des fonds, le caractère nouveau ou déjà en service de l’installation, la puissance financée, la production attendue puis réelle, la méthode de calcul des émissions évitées et l’existence d’un rapport vérifiable.
Cette distinction évite de confondre utilité du secteur et preuve d’impact. L’étiquette « verte » ne compense jamais un montage financier fragile. Pour analyser un dossier, suivez notre méthode d’étude d’un projet de crowdfunding, puis contrôlez les garanties et leur rang réel.
Les principales plateformes
Le marché s’est concentré. Lendosphère a racheté Lendopolis fin 2024, et les deux marques sont exploitées par la même société, Lendocompany, depuis la fusion de fin 2025. Enerfip a repris la plateforme Lumo en novembre 2025. Selon le baromètre, le reste des volumes, en dehors de ces quatre acteurs historiques, est plus fragmenté. Lendocompany déclare plus de 155 M€ collectés en 2025 sur ses deux plateformes, soit environ 43 % des 358 M€ recensés par le baromètre (notre calcul ; les périmètres ne sont pas forcément identiques).
| Plateforme | Ticket minimum | Activité publiée | Incidents publiés | Notre avis |
|---|---|---|---|---|
| Enerfip | 10 € | 641 projets et 698,8 M€ sur le périmètre France FinTech (prêts, minibons et obligations PSFP) ; 892,9 M€ de collectes closes tous instruments | Défaut de 1,25 % ; 10 projets en procédure (8,73 M€ restant dus) ; aucune perte définitive | Avis Enerfip (données au 18/10/2026) |
| Lendosphère | 50 € par projet | 808 projets financés et 465,5 M€ investis depuis 2015 | Environ 1,51 M€ en retard de plus de six mois ; aucune perte définitive | Avis Lendosphère (données au 25/08/2026) |
| Lendopolis | 20 € | 910 projets financés et 441,03 M€ investis depuis 2014, prêts aux PME d’avant 2019 compris | 24 projets en procédure collective et 48 pertes définitives, concentrées sur les millésimes 2015 à 2019 | Avis Lendopolis (données au 25/08/2026) |
Ces chiffres viennent des indicateurs publiés par chaque plateforme, à des dates et selon des méthodes différentes : ils ne se comparent pas ligne à ligne. Notre comparatif Enerfip et Lendosphère détaille leurs différences, et notre baromètre des retards et défauts suit les indicateurs officiels dans la durée.
Pour découvrir des projets, vous pouvez explorer la plateforme Enerfip : découvrir les projets Enerfip (lien partenaire). Investir comporte un risque de perte en capital.
Les risques à connaître
Le baromètre France FinTech–Forvis Mazars décrit les ENR comme un segment au profil de risque « très résilient » : quelques retards et procédures collectives, marginaux au regard des montants financés. C’est vrai en moyenne, pas pour chaque projet. Les plateformes publient elles-mêmes des procédures en cours, et Lendopolis affiche 48 pertes définitives dans son historique.
- Défaut : si le porteur ne rembourse pas, vous pouvez perdre une partie ou la totalité de la somme investie dans ce projet. Une procédure collective peut annuler une partie importante du capital et étaler le reste sur plusieurs années.
- Retard : fréquent pendant la construction ou le raccordement, il décale les remboursements. Certains projets passent sur un échéancier modifié, que les plateformes classent à part.
- Illiquidité : l’argent est bloqué jusqu’à l’échéance, souvent trois à cinq ans. Un marché secondaire, quand il existe, ne garantit pas de trouver un acheteur.
- Concentration : tous les projets dépendent des mêmes facteurs, comme les prix de l’électricité, les taux d’intérêt et les règles de soutien public.
- Plateforme : la défaillance de la plateforme ne fait pas disparaître vos créances, mais elle peut compliquer leur suivi et leur recouvrement.
« Zéro perte définitive » ne veut pas dire « zéro risque » : une perte n’est comptée qu’une fois la procédure terminée, ce qui peut prendre des années.
Ce que la réglementation protège, et ce qu’elle ne protège pas
Depuis le 10 novembre 2021, le règlement européen (UE) 2020/1503 encadre les plateformes de financement participatif. Il impose plusieurs protections aux investisseurs « non avertis », c’est-à-dire la plupart des particuliers :
- Un test de connaissances avant l’accès complet aux offres, réexaminé tous les deux ans, et une simulation de votre capacité à supporter des pertes, calculée à 10 % de votre patrimoine net.
- Un avertissement et votre consentement explicite avant tout investissement supérieur à 1 000 € ou à 5 % de votre patrimoine net, le plus élevé des deux montants étant retenu.
- Un délai de réflexion de quatre jours calendaires après chaque offre d’investissement, pendant lequel vous pouvez la retirer sans justification ni pénalité.
- Une fiche d’informations clés sur l’investissement pour chaque projet, avec un avertissement obligatoire.
Ce que le règlement ne fait pas : garantir le capital. L’avertissement de la fiche le dit clairement : l’investissement n’est couvert ni par la garantie des dépôts ni par la garantie des investisseurs, le rendement n’est pas garanti, ce n’est pas un produit d’épargne, et il est conseillé de ne pas y placer plus de 10 % de son patrimoine net. L’AMF agrée la plateforme, elle ne valide pas chaque projet.
Avant d’ouvrir un compte, vérifiez que la plateforme figure sur la liste des PSFP agréés de l’AMF ou sur le registre européen de l’ESMA.
Fiscalité des intérêts en 2026
Hors enveloppe, les intérêts d’obligations ou de prêts sont des revenus de capitaux mobiliers. Depuis le 1er janvier 2026, ils supportent par défaut le prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % : 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux, contre 17,2 % en 2025. Vous pouvez opter pour le barème progressif, mais cette option vaut pour l’ensemble de vos revenus de capitaux mobiliers et plus-values de l’année. Voir notre guide de la flat tax.
Exemple : 1 000 € placés à 7 % brut rapportent 70 € d’intérêts sur un an. Après le PFU de 31,4 % (21,98 €), il reste 48,02 €, soit 4,8 % net, avant tout retard ou défaut.
Comment investir avec prudence
- Constituez d’abord votre épargne de précaution sur des supports disponibles et garantis.
- Vérifiez l’agrément PSFP de la plateforme et lisez ses statistiques de retards, de procédures et de pertes, ainsi que sa méthode de calcul.
- Lisez la fiche d’informations clés de chaque projet : émetteur, rang de la dette, garanties, durée, calendrier de remboursement, frais.
- Diversifiez entre plusieurs projets, porteurs, technologies, régions, dates et, si c’est utile, plateformes. La diversification réduit la concentration, elle n’élimine pas le risque de perte.
- Investissez progressivement, avec des montants que vous pouvez immobiliser plusieurs années, dans le cadre d’une stratégie de placements équilibrée.
Les erreurs à éviter
- Croire qu’un marché en croissance supprime le risque.
- Choisir un projet sur son seul taux : un taux élevé rémunère un risque plus élevé.
- Concentrer son investissement sur un seul projet ou un seul porteur.
- Investir sans lire la fiche d’informations clés ni vérifier les garanties.
- Oublier l’illiquidité et y placer de l’argent nécessaire dans les trois à cinq ans.
- Y placer son épargne de précaution.
- Confondre étiquette verte, impact prouvé et qualité financière.
- Négliger l’agrément de la plateforme.
Perspectives : ce qui peut changer
Les besoins de financement de la transition énergétique restent élevés, et la demande d’épargnants pour des projets concrets persiste. Le passeport européen PSFP permet en théorie aux plateformes françaises d’opérer dans toute l’Union. En pratique, selon le baromètre, 18 des 60 PSFP enregistrés en France l’ont demandé, et seul un PSFP sur quatre parmi les répondants a réellement commencé une activité hors de France, surtout en Espagne, en Italie et aux Pays-Bas. La plupart des passeports restent « dormants ».
La trajectoire n’est pas garantie. Elle dépend des taux d’intérêt, des prix de l’électricité, des délais de raccordement, des dispositifs de soutien public et de la santé financière des porteurs de projets. Un changement de l’un de ces paramètres peut modifier la rentabilité de projets déjà financés.
Ce qu’il faut retenir
Le crowdfunding des énergies renouvelables oriente l’épargne vers des projets concrets et associe les habitants à la transition de leur territoire. En 2025, il a financé 407 projets pour 358 M€, surtout dans le solaire. Son rendement brut moyen (7,7 % en 2025) est un objectif, pas un résultat : retards, défauts et fiscalité (31,4 % en 2026) le réduisent.
Le règlement européen protège l’information et le consentement de l’investisseur, pas son capital. Bien dosé, réparti sur plusieurs projets et limité à une petite part du patrimoine, ce placement peut compléter une épargne diversifiée. Il ne remplace jamais une épargne disponible et garantie.
Sources
- France FinTech et Forvis Mazars, Baromètre du crowdfunding en France 2025, communiqué et étude du 12 mars 2026.
- Règlement (UE) 2020/1503 relatif aux prestataires européens de services de financement participatif, texte sur EUR-Lex (articles 21, 22 et 23).
- impots.gouv.fr, Les revenus mobiliers (page modifiée le 8 avril 2026).
- Indicateurs officiels d’Enerfip, de Lendosphère et de Lendopolis, relevés dans nos avis aux dates indiquées.
- Banque de France, Mes questions d’argent (éducation financière).
Chiffres et règles vérifiés le 18 octobre 2026.
FAQ : crowdfunding et énergies renouvelables
Quel est le rôle du crowdfunding dans la transition énergétique ?
Il complète la dette bancaire et les fonds propres des porteurs de projets solaires, éoliens ou de méthanisation, et associe les habitants aux projets de leur territoire. Il oriente une partie de l’épargne vers ces infrastructures, sans garantir leur réussite ni un impact environnemental mesurable.
Le crowdfunding des énergies renouvelables est-il vraiment en croissance ?
En nombre de projets, oui : 407 en 2025, soit +31,2 %. En montant, la progression est faible : 358 M€, soit +1,7 %, après une baisse en 2024 (352 M€ contre 368 M€ en 2023). Source : baromètre France FinTech–Forvis Mazars.
Combien rapporte le crowdfunding en énergies renouvelables ?
Le rendement brut moyen promis sur les projets ENR financés en 2025 est de 7,7 %, selon le baromètre France FinTech–Forvis Mazars. C’est un objectif, avant retards, défauts et fiscalité. Hors enveloppe, les intérêts supportent un PFU de 31,4 % en 2026 : 7 % brut deviennent environ 4,8 % net.
Le crowdfunding dans les énergies renouvelables est-il risqué ?
Oui. Le porteur peut rembourser en retard ou faire défaut, avec une perte partielle ou totale du capital investi dans le projet. L’argent est bloqué jusqu’à l’échéance, souvent plusieurs années. Aucune garantie publique ne couvre le capital. Il faut diversifier et n’y consacrer qu’une petite part de son patrimoine.
Quelle énergie domine le crowdfunding ?
Le solaire : 70 % des projets ENR financés en 2025, devant l’éolien (8 %) et le biogaz (5 %), selon le baromètre France FinTech–Forvis Mazars. Cette domination ne dit rien de la qualité d’un dossier, qui s’analyse projet par projet.
Quelles sont les principales plateformes de crowdfunding ENR en France ?
Le marché est concentré autour de Lendocompany, qui exploite Lendosphère et Lendopolis, et d’Enerfip, qui a repris Lumo en novembre 2025. Leurs historiques, tickets d’entrée et incidents publiés diffèrent : consultez nos avis et vérifiez l’agrément PSFP de chaque plateforme.
Comment vérifier une plateforme de crowdfunding ENR ?
Vérifiez qu’elle figure sur la liste des PSFP agréés de l’AMF ou sur le registre de l’ESMA. Lisez ensuite ses statistiques de retards, de procédures et de pertes, leur méthode de calcul, ses frais et la fiche d’informations clés de chaque projet.
Quelles protections le règlement européen apporte-t-il ?
Pour un investisseur non averti : un test de connaissances, une simulation de sa capacité à supporter des pertes, un avertissement au-delà de 1 000 € ou de 5 % du patrimoine net, et un délai de réflexion de quatre jours calendaires. Le règlement ne garantit pas le capital.
Financer un projet ENR garantit-il un impact environnemental positif ?
Non. Il faut vérifier l’usage des fonds, le caractère nouveau de l’installation, la puissance financée et les indicateurs de production ou d’émissions évitées publiés. Le caractère « vert » ne garantit ni l’impact réel ni la qualité financière du projet.
Crowdfunding ENR ou fonds vert : quelle différence ?
Le crowdfunding finance directement un petit nombre de projets, pour une durée fixée et avec peu de liquidité. Un fonds ou un ETF offre davantage de diversification et de liquidité, mais expose aux variations des marchés et ne garantit pas davantage un impact précis.
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