Compte épargne logement (CEL) 2026 : taux et fiscalité
Souvent cité aux côtés du Livret A ou du PEL, le compte épargne logement reste mal connu des épargnants. Pourtant, ce livret réglementé a une double vocation originale : faire fructifier une épargne disponible tout en ouvrant droit à un prêt immobilier. Mais avec une rémunération en baisse et des avantages rognés, mérite-t-il encore une place dans votre stratégie ? Le compte épargne logement, ou CEL, est un livret réglementé, souple et sûr, rémunéré à 1,25 % brut depuis le 1er août 2026, qui permet d’obtenir un prêt immobilier à taux réglementé après une phase d’épargne. Mais sa faible rémunération, désormais inférieure à celle du Livret A, et la suppression de la prime d’État pour les comptes récents en font un produit dont l’intérêt se limite surtout à la préparation d’un projet immobilier. Ce guide complet décrypte son fonctionnement, ses différences avec le PEL, son prêt, sa fiscalité et son intérêt réel en 2026.
Ce guide explique ce qu’est le CEL, son fonctionnement, ses différences avec le PEL, le prêt épargne logement, la prime d’État, sa fiscalité, ses avantages et inconvénients, et son intérêt aujourd’hui. Il a une vocation pédagogique et ne constitue pas un conseil en investissement. Les taux et montants indiqués sont susceptibles d’évoluer.
L’essentiel en bref
Le CEL est un livret réglementé souple et sûr, mais peu rémunérateur, dont l’intérêt réside surtout dans le droit à un prêt immobilier.
- Ce que c’est : un livret réglementé qui ouvre droit à un prêt immobilier à taux réglementé.
- Le taux : 1,25 % brut depuis le 1er août 2026 ; environ 0,86 % net après le PFU de 31,4 % pour un CEL récent.
- Le plafond : 15 300 euros de dépôts, hors intérêts capitalisés.
- La souplesse : fonds disponibles à tout moment, sans versement périodique obligatoire.
- Le prêt : possible après 18 mois, jusqu’à 23 000 euros ; son taux dépend des périodes durant lesquelles les intérêts ont été acquis.
- La prime d’État : supprimée pour tous les CEL ouverts depuis 2018.
- Le verdict : peu intéressant pour l’épargne pure, utile surtout pour un projet immobilier.
Qu’est-ce que le compte épargne logement (CEL) ?
Le compte épargne logement, ou CEL, est un livret d’épargne réglementé par l’État. Comme le Livret A ou le livret d’épargne populaire, ses paramètres, taux, plafond et conditions, sont fixés par les pouvoirs publics et s’appliquent de façon identique dans toutes les banques, qu’il s’agisse d’un réseau traditionnel ou d’une banque en ligne, comme le rappelle economie.gouv.fr au sujet de l’épargne réglementée. Mais le CEL se distingue par une double vocation qui en fait sa particularité.
D’un côté, il permet de se constituer une épargne disponible et sécurisée, comme un livret classique. De l’autre, et c’est là tout son intérêt, il ouvre droit, après une phase d’épargne, à un prêt immobilier à taux réglementé. Le CEL n’est donc pas seulement un produit d’épargne : c’est un outil pensé pour préparer et financer un projet immobilier, à travers le couple épargne et crédit. Il est d’ailleurs souvent utilisé en complément de son grand frère, le plan épargne logement, ou PEL, dont nous verrons les différences. Cette logique de préparation d’un projet immobilier, plus que de pure recherche de rendement, est la clé pour comprendre le CEL et juger de son utilité. Voyons d’abord comment il fonctionne concrètement.
Le fonctionnement du CEL
Le fonctionnement du CEL repose sur des règles précises, fixées par l’État et détaillées sur service-public.fr. La première concerne sa rémunération. Depuis le 1er août 2026, le taux du CEL est de 1,25 % brut par an. Pour un CEL ouvert depuis 2018, cela représente environ 0,86 % net après le PFU de 31,4 %. Ce taux n’est pas arbitraire : il correspond aux deux tiers du taux du Livret A, arrondi au quart de point le plus proche, et il peut être révisé deux fois par an, le 1er février et le 1er août, en fonction de l’évolution du Livret A, comme l’indique la Banque de France. Il est remonté de 1 % à 1,25 % le 1er août 2026, dans le sillage du Livret A passé à 1,7 %.
La deuxième règle est le plafond de dépôts, fixé à 15 300 euros, hors intérêts capitalisés. Une fois ce plafond atteint, vous ne pouvez plus effectuer de versement, mais les intérêts continuent de s’accumuler par-dessus. La troisième concerne les versements. À l’ouverture, un versement initial minimum de 300 euros est exigé. En revanche, et c’est un atout majeur, le CEL n’impose aucun versement périodique obligatoire, contrairement au PEL : vous l’alimentez librement, mais chaque versement volontaire doit être d’au moins 75 euros. Surtout, les fonds restent disponibles à tout moment : vous pouvez retirer votre argent quand bon vous semble, dans la limite du plafond pour les nouveaux versements. Cette souplesse, qui en fait une épargne liquide, est l’une des grandes forces du produit. Enfin, on ne peut détenir qu’un seul CEL par personne, tous établissements confondus, même si chaque membre d’un foyer peut avoir le sien, y compris un enfant mineur. Depuis juillet 2023, il est par ailleurs possible d’alimenter son CEL par virement depuis une banque tierce. Ce fonctionnement souple distingue nettement le CEL de son cousin le PEL.
CEL ou PEL : quelles différences ?
Le CEL et le PEL forment la famille de l’épargne logement, mais ils ont des profils bien différents, qu’il est essentiel de distinguer pour choisir le bon outil, ou les combiner intelligemment.
Le PEL, ou plan épargne logement, offre un taux garanti plus élevé, de l’ordre de 2 % brut pour une ouverture en 2026, et un plafond bien supérieur, de 61 200 euros. En contrepartie, il est nettement plus rigide : il impose des versements réguliers minimum, et surtout, les fonds y sont bloqués, tout retrait anticipé entraînant la clôture du plan. Le CEL, à l’inverse, est moins rémunéré, avec son taux de 1,25 % brut, et son plafond est plus bas, à 15 300 euros. Mais il est souple et liquide : aucun versement obligatoire, et des fonds disponibles à tout moment. En somme, le PEL privilégie la performance au prix de la rigidité, tandis que le CEL privilégie la souplesse au prix d’un rendement moindre. Loin de s’exclure, les deux produits sont souvent complémentaires : on peut détenir un CEL et un PEL simultanément, le premier apportant la disponibilité, le second la performance et un plafond élevé. Ils permettent aussi de cumuler des droits à prêt, ce qui nous amène au cœur de l’intérêt du CEL : le prêt épargne logement.
Le prêt épargne logement
C’est là que réside le principal attrait du CEL. Au-delà de sa fonction d’épargne, le compte épargne logement ouvre droit, sous conditions, à un prêt immobilier à taux réglementé. C’est sa raison d’être, et ce qui le distingue d’un simple livret.
Pour bénéficier de ce prêt, deux conditions doivent être réunies : avoir détenu le CEL pendant au moins 18 mois, et avoir acquis un certain montant d’intérêts, qui détermine vos droits à prêt. Le taux du prêt dépend des périodes durant lesquelles les intérêts ont été acquis : une banque peut donc combiner plusieurs tranches de droits à des taux différents. Demandez une simulation écrite et comparez le TAEG obtenu avec un crédit immobilier classique. Le montant du prêt est plafonné à 23 000 euros, un plafond distinct de celui des dépôts, et le prêt est amortissable sur 15 ans maximum. Il sert à financer l’achat, la construction ou des travaux de la résidence principale, le CEL étant particulièrement adapté au financement de travaux. Bon à savoir : les droits à prêt sont cessibles au sein d’une même famille, ce qui permet de cumuler les droits de plusieurs CEL pour obtenir une capacité d’emprunt plus importante, par exemple pour un projet immobilier plus ambitieux. Reste qu’un avantage historique du dispositif a aujourd’hui largement disparu : la prime d’État.
La prime d’État : un avantage révolu pour les nouveaux
Voici un point essentiel, et trop souvent passé sous silence, qui change radicalement l’attrait du CEL pour un nouvel épargnant. La fameuse prime d’État, longtemps présentée comme un argument fort de l’épargne logement, a été supprimée pour tous les CEL ouverts depuis le 1er janvier 2018.
Concrètement, cela signifie que si vous ouvrez un CEL aujourd’hui, vous ne percevrez aucune prime d’État. Cet avantage ne subsiste que pour les CEL ouverts jusqu’au 31 décembre 2017. Pour ces anciens comptes, la prime est égale à 50 % des intérêts acquis, plafonnée à 1 144 euros, et elle n’est versée qu’en cas de réalisation effective d’un prêt épargne logement. Pour un épargnant qui découvre le CEL en 2026, il faut donc être très clair : la prime d’État appartient au passé. Cette suppression, combinée à la faiblesse de la rémunération, explique pourquoi le produit a perdu beaucoup de son attrait. C’est un élément déterminant à intégrer avant d’ouvrir un compte, au même titre que sa fiscalité.
La fiscalité du CEL
La fiscalité du compte épargne logement dépend, là encore, de sa date d’ouverture, avec une coupure nette en 2018, comme le précise impots.gouv.fr.
Pour un CEL ouvert depuis le 1er janvier 2018, les intérêts sont imposables dès la première année. Ils sont soumis par défaut au PFU de 31,4 %, soit 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux. L’option globale pour le barème progressif reste possible si elle est plus favorable. Les CEL ouverts au plus tard le 31 décembre 2017 conservent un régime distinct : leurs intérêts restent exonérés d’impôt sur le revenu et relèvent de l’exception à 17,2 % de prélèvements sociaux. Avec un taux brut de 1,25 %, un CEL récent rapporte donc environ 0,86 % net après PFU. Règles vérifiées le 24 août 2026 sur impots.gouv.fr ; taux vérifié auprès de la Banque de France. Au regard de ces éléments, dressons le bilan des forces et faiblesses du produit.
Les avantages et inconvénients du CEL
Pour juger sereinement du CEL, il faut peser ses avantages et ses inconvénients sans complaisance. Le produit a de réelles qualités, mais aussi des limites devenues importantes.
Parmi ses avantages, on retiendra d’abord sa souplesse et sa liquidité totale : aucun versement obligatoire et des fonds disponibles à tout moment, ce qui en fait une épargne très accessible. Ensuite sa sécurité : le capital est garanti, sans aucun risque de perte. Vient aussi sa fonction principale, le droit à un prêt immobilier à taux réglementé, utile pour préparer un projet. Enfin, sa complémentarité avec le PEL, qu’il vient compléter par sa flexibilité. Du côté des inconvénients, la liste s’est malheureusement allongée. La rémunération reste faible, à 1,25 % brut, contre 1,7 % net pour le Livret A depuis le 1er août 2026. Les intérêts sont désormais imposés pour les comptes récents, ce qui ampute le rendement net. La prime d’État a disparu pour les nouveaux épargnants. Le taux du prêt varie selon les périodes d’acquisition des droits et doit être comparé au TAEG d’un crédit classique au moment du projet. Enfin, le plafond est bas, à 15 300 euros. Ce bilan contrasté conduit à une question décisive : le CEL vaut-il encore la peine aujourd’hui ?
Le CEL a-t-il encore un intérêt en 2026 ?
C’est la question que tout épargnant doit se poser, et la réponse, en toute honnêteté, est nuancée et plutôt réservée. Pour un objectif d’épargne pure, c’est-à-dire pour faire fructifier de l’argent disponible en toute sécurité, le CEL n’est pas le bon choix. Le Livret A et le LDDS lui sont nettement préférables : ils sont mieux rémunérés et, surtout, totalement exonérés d’impôt, là où les intérêts du CEL sont désormais fiscalisés. Si votre seul but est de placer une épargne de précaution, commencez donc par ces livrets, en gardant à l’esprit que faire travailler son argent sur le long terme passe surtout par d’autres placements et par la force des intérêts composés.
Le CEL ne retrouve un intérêt réel que dans une situation précise : la préparation d’un projet immobilier. Si vous anticipez un achat, une construction ou des travaux, ouvrir un CEL permet d’acquérir progressivement des droits à un prêt à taux réglementé, ce qui peut s’avérer utile, surtout pour financer des travaux. Il peut aussi servir de livret d’appoint souple, en complément d’autres placements, pour loger une épargne disponible. Mais il ne faut pas en attendre un rendement attractif : ce n’est pas un produit fait pour faire travailler son argent. Pour cela, mieux vaut se tourner, selon son horizon et son profil, vers l’assurance-vie ou la bourse, et plus largement vers une stratégie d’investissement construite, comme nous la décrivons dans notre guide pratique pour investir. En résumé, le CEL est aujourd’hui un produit de niche, à réserver à une logique de projet immobilier ou de souplesse, et non de performance.
Compte épargne logement, ce qu’il faut retenir
Le compte épargne logement est un livret réglementé à la double vocation originale : faire fructifier une épargne disponible et ouvrir droit à un prêt immobilier à taux réglementé. Souple, liquide et sûr, il offre une grande flexibilité, sans versement obligatoire et avec des fonds accessibles à tout moment, ce qui le distingue de son cousin le PEL, plus rémunérateur mais bien plus rigide. Son atout principal reste le droit à un prêt épargne logement, accessible après dix-huit mois, jusqu’à 23 000 euros.
Mais la lucidité commande de reconnaître que le CEL a beaucoup perdu de son attrait. Sa rémunération de 1,25 % brut est inférieure au taux net de 1,7 % du Livret A, ses intérêts sont désormais imposés pour les comptes récents, et la prime d’État a disparu pour tous les CEL ouverts depuis 2018. Pour un objectif d’épargne pure, d’autres livrets réglementés, mieux rémunérés et exonérés d’impôt, lui sont nettement préférables. Le CEL ne conserve un intérêt réel que pour celui qui prépare un projet immobilier et souhaite acquérir des droits à un prêt, ou qui cherche un livret d’appoint souple. En 2026, ce n’est donc plus un produit prioritaire pour votre épargne, mais un outil de niche, dont l’utilité dépend entièrement de vos projets. Pour bâtir un patrimoine sur la durée, mieux vaut s’appuyer sur une stratégie d’investissement de long terme, comme nous l’expliquons à propos de la façon de bâtir sa fortune en investissant tôt. À vous de juger, en connaissance de cause, si le CEL a une place dans votre stratégie.
Résumé des points clés
- Le CEL est un livret réglementé qui ouvre droit à un prêt immobilier à taux réglementé.
- Son taux est de 1,25 % brut depuis le 1er août 2026, soit environ 0,86 % net après PFU pour un CEL récent.
- Son plafond est de 15 300 euros, et les fonds restent disponibles à tout moment.
- Le prêt épargne logement est accessible après 18 mois, jusqu’à 23 000 euros.
- La prime d’État est supprimée pour tous les CEL ouverts depuis 2018.
- Les intérêts des CEL ouverts depuis 2018 sont imposés au PFU de 31,4 % ; les anciens CEL relèvent d’un régime distinct.
- Pour l’épargne pure, le Livret A et le LDDS sont préférables ; le CEL sert surtout un projet immobilier.
CEL 2026 : tableau des règles vérifiées
Mise à jour du 26 août 2026. Le compte épargne logement reste disponible à tout moment, mais son rendement et sa fiscalité dépendent de la date d’ouverture.
| Règle | Valeur au 26 août 2026 |
|---|---|
| Taux de rémunération | 1,25 % brut depuis le 1er août 2026 |
| Versement initial et solde minimal | 300 € |
| Versement ultérieur minimal | 75 € |
| Plafond des versements | 15 300 €, hors intérêts capitalisés |
| Droit à prêt | Après au moins 18 mois et sous condition d’intérêts acquis |
| Montant maximal du prêt CEL | 23 000 € |
| Cumul avec un prêt PEL | 92 000 € au total, dans le même établissement |
| Prime d’État | Uniquement pour certains CEL ouverts avant 2018, lors du prêt, dans la limite de 1 144 € |
Attention à la fiscalité 2026 : certaines pages généralistes affichent encore un prélèvement forfaitaire de 30 %. La documentation fiscale actuelle de la DGFiP fixe toutefois les prélèvements sociaux des revenus de placement à 18,6 % depuis le 1er janvier 2026, sauf produits expressément maintenus à 17,2 %. Pour un CEL ouvert depuis 2018, le taux forfaitaire par défaut est donc de 31,4 % : 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux.
Ancien ou nouveau CEL : deux fiscalités
| Date d’ouverture | Impôt sur le revenu | Prélèvements sociaux en 2026 | Total par défaut |
|---|---|---|---|
| Jusqu’au 31 décembre 2017 | Exonération des intérêts | 17,2 % selon l’exception DGFiP | 17,2 % |
| Depuis le 1er janvier 2018 | 12,8 % par défaut, ou option globale pour le barème | 18,6 % | 31,4 % par défaut |
Exemple simplifié : 1 000 € placés pendant un an à 1,25 % produisent 12,50 € d’intérêts bruts. Pour un CEL ouvert depuis 2018 et taxé au forfait de 31,4 %, il reste environ 8,58 € nets, hors variation de solde en cours d’année. L’option pour le barème est globale pour les revenus concernés et doit être appréciée selon l’ensemble de la situation fiscale.
Pour un CEL ouvert jusqu’en 2017, l’exonération d’impôt sur le revenu demeure et la DGFiP classe ces intérêts parmi les exceptions conservant des prélèvements sociaux à 17,2 %. La date d’ouverture doit donc être vérifiée avant tout calcul.
Le prêt CEL est-il réellement avantageux ?
Le droit à prêt n’est pas automatique au seul motif que le compte existe. Il faut notamment au moins 18 mois d’ancienneté et un montant minimal d’intérêts acquis, variable selon la nature du projet. Le montant du prêt dépend des droits accumulés et ne peut dépasser 23 000 €.
- Demandez à la banque le montant exact des droits à prêt et le taux correspondant à votre génération de CEL.
- Comparez le taux annuel effectif global, l’assurance, la garantie et les frais avec une offre de crédit classique.
- Vérifiez l’éligibilité des travaux ou de l’opération immobilière : tous les projets ne sont pas finançables.
- Si vous cumulez CEL et PEL, les prêts doivent être accordés par le même établissement et restent plafonnés ensemble à 92 000 €.
- Ne conservez pas un CEL uniquement pour le prêt si le coût total proposé est moins favorable que le marché.
CEL, livrets et PEL : quel usage ?
Pour la seule épargne disponible, le Livret A rémunère 1,7 % net et le LEP 2,5 % net depuis le 1er août 2026, sous réserve d’éligibilité au LEP. Ils sont exonérés d’impôt, alors qu’un CEL récent est fiscalisé. Le CEL se justifie surtout par sa souplesse et l’éventuelle valeur de ses droits à prêt.
Commencez par comparer le LEP si vous y êtes éligible, constituez une réserve de précaution, puis examinez les différences entre PEL et CEL selon votre horizon. Notre rubrique immobilier permet ensuite de replacer le financement dans le coût global du projet.
Sources officielles consultées
- Ministère de l’Économie — Fonctionnement du CEL, mise à jour du 29 juillet 2026
- DGFiP — Revenus mobiliers et prélèvements sociaux 2026
- DGFiP — Exonérations applicables aux anciens CEL
FAQ : vos questions sur le compte épargne logement
Quel est le taux du CEL en août 2026 ?
Le taux du compte épargne logement est de 1,25 % brut depuis le 1er août 2026. Il est variable et peut être révisé, contrairement au taux d’un PEL qui est fixé lors de son ouverture.
Quel est le plafond du CEL ?
Les versements sont plafonnés à 15 300 €. Les intérêts capitalisés peuvent toutefois porter le solde au-delà de ce montant.
Quel montant faut-il laisser sur un CEL ?
Le solde doit rester au moins égal à 300 €. Un retrait qui le fait passer sous ce seuil entraîne la clôture du compte. Chaque versement ultérieur doit être d’au moins 75 €.
Quelle fiscalité pour un CEL ouvert depuis 2018 ?
En 2026, les intérêts relèvent par défaut de 12,8 % d’impôt sur le revenu et de 18,6 % de prélèvements sociaux, soit 31,4 % au total. L’option globale pour le barème peut modifier l’impôt selon la situation.
Quelle fiscalité pour un CEL ouvert avant 2018 ?
Les intérêts restent exonérés d’impôt sur le revenu et font partie des exceptions conservant des prélèvements sociaux à 17,2 % selon la DGFiP.
Combien peut-on emprunter avec un CEL ?
Le prêt CEL peut atteindre 23 000 €, sous réserve d’au moins 18 mois d’épargne et d’intérêts acquis suffisants. Avec un PEL, le total des prêts épargne logement ne peut pas dépasser 92 000 €.
Un CEL ouvert aujourd’hui donne-t-il droit à la prime d’État ?
Non. La prime a été supprimée pour les CEL ouverts depuis le 1er janvier 2018. Elle ne subsiste que pour certains anciens comptes et seulement lors de l’obtention du prêt.
Le CEL est-il plus intéressant que le Livret A ?
Pour l’épargne disponible seule, le Livret A est mieux rémunéré en août 2026 et exonéré d’impôt. Le CEL peut avoir un intérêt spécifique pour acquérir des droits à prêt, après comparaison du taux et du coût total avec le crédit de marché.
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