Lendopolis : notre avis 2026 sur le crowdfunding vert

lendopolis

Financer la transition énergétique en prêtant à des producteurs d’énergie verte, avec une plateforme qui a su se réinventer : c’est ce que propose Lendopolis. Créée en 2014, longtemps tournée vers le prêt aux PME avec un passé chargé de défauts, elle a opéré un virage total vers les énergies renouvelables en 2019, sans aucune perte depuis, et a été rachetée fin 2024 par Lendosphère. C’est une histoire de redressement qu’il faut comprendre avant d’investir.

Cet avis est conçu pour être le plus complet et le plus à jour du marché. Nous y détaillons le fonctionnement, le rendement réel net d’impôt, les frais, la fiscalité, la vérité sur le taux de défaut, les risques et les alternatives. Transparence d’usage : ce site est financé par la publicité et l’affiliation, et un lien partenaire est signalé plus bas. Notre méthode ne change pas : la note suit le mérite, jamais une commission.

Lendopolis en bref

Lendopolis est une plateforme française de crowdfunding, créée en 2014, aujourd’hui dédiée au financement de projets d’énergies renouvelables, qui permet de prêter à ces projets dès 20 euros, en échange d’intérêts.

  • Création : novembre 2014, par les fondateurs de KissKissBankBank.
  • Propriété actuelle : filiale à 100 % de Lendosphère (groupe 123 IM) depuis octobre 2024.
  • Spécialité : énergies renouvelables (solaire, éolien, biomasse) depuis le recentrage de 2019.
  • Ticket d’entrée : 20 euros.
  • Rendement : environ 6,85 % brut par an en 2025, tous produits confondus.
  • Frais investisseur : 0 %.
  • Agrément : prestataire de services de financement participatif (PSFP), numéro FP-2023-26.
  • Track record : plus de 880 projets financés, plus de 420 millions d’euros, et 0 perte sur les projets verts depuis 2019.
  • Risque : perte en capital possible, durée longue, pas de marché secondaire, séquelles d’anciens projets PME.

Qu’est-ce que Lendopolis ?

Le crowdfunding, ou financement participatif, permet à des particuliers de financer collectivement un projet en échange d’un rendement. Lendopolis applique aujourd’hui ce principe aux énergies renouvelables : vous prêtez de l’argent à des développeurs de projets verts, et vous percevez des intérêts.

Lancée en novembre 2014 par Adrien Aumont, Ombline Le Lasseur et Vincent Ricordeau, les fondateurs de KissKissBankBank, Lendopolis faisait partie du pôle de financement participatif de La Banque Postale. C’était à l’origine une pionnière du crowdlending aux TPE et PME, via des prêts, des minibons et des obligations.

Un virage stratégique décisif en 2019

C’est le point central pour comprendre Lendopolis. Début 2019, la plateforme a abandonné le prêt aux PME pour se consacrer exclusivement aux énergies renouvelables. Ce choix faisait suite à un passé difficile sur les PME, marqué par de nombreux défauts de paiement. Depuis ce recentrage, le bilan a radicalement changé. Puis, fin 2024, Lendopolis a été rachetée à 100 % par Lendosphère, filiale du groupe 123 IM, formant avec sa maison mère l’un des plus gros acteurs européens du financement participatif vert. Pour comprendre cette galaxie, consultez notre avis sur Lendosphère.

Comment fonctionne Lendopolis ?

Le parcours d’investissement est simple.

  1. Un développeur de projet d’énergie renouvelable cherche un financement (centrale solaire, parc éolien, unité de biomasse).
  2. Lendopolis analyse et sélectionne le dossier, puis le met en ligne avec son taux et sa durée.
  3. Vous investissez dès 20 euros, en obligations (qui versent des intérêts) ou parfois en actions non cotées (qui visent une plus-value).
  4. Vos fonds transitent par un compte séquestre, puis sont versés au porteur si la collecte aboutit.
  5. Vous percevez des intérêts, puis votre capital à l’échéance.

La plateforme finance le top 20 des développeurs d’énergies renouvelables en France, ce qui apporte une certaine qualité aux dossiers. Les titres proposés sont surtout des obligations, avec des durées souvent longues, de 3 à 5 ans.

Un ticket à 20 euros pour diversifier

Le ticket à 20 euros permet de répartir un budget sur de nombreux projets, ce qui reste la règle d’or pour diluer le risque. Construisez progressivement un portefeuille varié, par type d’énergie, par développeur et par durée.

Quel rendement avec Lendopolis ?

Lendopolis affiche un rendement moyen brut d’environ 6,85 % en 2025, tous produits confondus (obligations et actions non cotées). C’est un niveau en progression : il s’établissait à 4,68 % en 2021. Ce rendement modéré reflète le profil de risque plutôt prudent des projets verts sélectionnés.

Comme toujours, le taux affiché est un taux brut, avant impôt.

Rendement brut contre rendement net : l’exemple chiffré

Prenons un investissement de 1 000 euros à 6,85 % par an.

  • Intérêts bruts annuels : environ 68 euros.
  • Fiscalité : le prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % (la flat tax) s’applique aux intérêts.
  • Impôt prélevé : environ 21 euros.
  • Intérêts nets en poche : environ 47 euros.

Autrement dit, un rendement de 6,85 % brut représente environ 4,7 % net par an. C’est le chiffre à retenir pour comparer avec d’autres placements. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures, et le rendement n’est jamais garanti.

Les frais de Lendopolis

C’est clair : Lendopolis ne facture aucun frais à l’investisseur. La plateforme se rémunère auprès des porteurs de projet. Le taux affiché sur la fiche d’un projet correspond donc à ce que vous percevez avant impôt.

La fiscalité de Lendopolis

Les intérêts perçus sur les obligations sont des revenus de capitaux mobiliers, soumis par défaut au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 %, composé de 12,8 % d’impôt sur le revenu et de 18,6 % de prélèvements sociaux. Pour approfondir, consultez notre article sur la flat tax.

Les investissements en actions non cotées suivent une logique différente, celle de l’imposition des plus-values, et certains titres peuvent, selon les opérations, ouvrir des dispositifs spécifiques. Vérifiez ce point au cas par cas. Si votre taux marginal d’imposition est faible, l’option pour le barème progressif est possible sur les intérêts. En cas de doute, rapprochez-vous d’un professionnel.

Sécurité et régulation

Une plateforme régulée et adossée à un groupe solide

Lendopolis est agréée par l’AMF en tant que prestataire de services de financement participatif (PSFP), sous le numéro FP-2023-26, depuis novembre 2023. Vos fonds transitent par un compte séquestre via Mangopay, un établissement de paiement supervisé par l’ACPR. Vous pouvez vérifier l’agrément sur la liste blanche des PSFP de l’AMF et l’immatriculation sur le registre de l’ORIAS.

Surtout, depuis son rachat par Lendosphère et le groupe 123 IM en 2024, Lendopolis bénéficie d’une assise financière renforcée. La plateforme affichait d’ailleurs un résultat net positif de 434 000 euros en 2024, signe d’une activité saine.

Ce que la régulation ne couvre pas

L’agrément encadre le fonctionnement de la plateforme, il ne garantit pas votre capital. Aucun fonds de garantie de l’État ne compense une perte sur un projet en défaut. La sécurité de Lendopolis tient à la qualité de ses projets verts, pas à une garantie.

Les risques à connaître : la vérité sur le taux de défaut

C’est la partie la plus importante de cet avis, et celle où Lendopolis demande une lecture attentive.

Distinguer l’ancien et le nouveau Lendopolis

Vous verrez circuler un taux de défaut autour de 2,8 % pour Lendopolis. Ce chiffre doit absolument être replacé dans son histoire. La quasi-totalité des retards et des procédures concernent d’anciens projets de prêt aux PME, datant de 2019 et avant. C’était l’époque où la plateforme finançait des TPE et PME, une activité qui a généré de nombreux défauts.

Depuis le recentrage sur les énergies renouvelables en 2019, le bilan est très différent : 0 perte définitive sur les projets verts. Cette solidité s’explique : les projets d’énergies renouvelables reposent sur des contrats de vente d’électricité de long terme, bien moins risqués que le financement d’une PME. En clair, vous n’investissez plus dans le Lendopolis qui a connu des défauts, mais dans une plateforme recentrée et assainie.

Le risque demeure

Attention toutefois : 0 perte depuis 2019 ne veut pas dire 0 risque pour l’avenir. Un projet vert peut toujours connaître un retard ou un défaut. Le capital n’est jamais garanti, et les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

La durée longue et l’absence de marché secondaire

Les projets ont souvent une durée de 3 à 5 ans, et il n’existe pas de marché secondaire pour revendre vos titres avant l’échéance. Votre argent est donc immobilisé sur le long terme. N’investissez que des sommes dont vous n’aurez pas besoin sur cet horizon.

Comment investir sur Lendopolis, étape par étape

  1. Créez votre compte et complétez la vérification d’identité (KYC), obligatoire pour tout acteur régulé.
  2. Renseignez votre profil investisseur, une obligation réglementaire qui évalue votre connaissance des risques.
  3. Étudiez les fiches projets : développeur, type d’énergie, durée, rendement, type de titre (obligation ou action).
  4. Investissez dès 20 euros, en répartissant sur plusieurs projets et développeurs.
  5. Conservez vos titres jusqu’à l’échéance, en tenant compte de l’absence de revente anticipée.

Pour bien lire les dossiers, notre article sur les garanties en crowdfunding vous sera utile, et si vous débutez, notre guide pour débuter dans le crowdfunding pose les bases.

Les erreurs fréquentes à éviter

  • Juger Lendopolis sur son passé PME. Les défauts concernent l’ancienne activité, abandonnée en 2019.
  • Croire que 6,85 % brut égale 6,85 % net. Après la flat tax, le rendement réel tourne autour de 4,7 % net.
  • Oublier la durée longue. Avec des projets de 3 à 5 ans et aucun marché secondaire, l’argent est bloqué.
  • Confondre obligations et actions. Les deux n’ont ni le même risque ni la même fiscalité.
  • Concentrer son capital. Diversifiez sur de nombreux projets et développeurs.
  • Tout mettre dans l’ENR. La concentration sectorielle appelle une diversification ailleurs.

Lendopolis face à la concurrence

Lendopolis appartient désormais au même groupe que Lendosphère, son principal partenaire et concurrent historique, face à Enerfip.

PlateformeTicketRendement moyenDuréeMarché secondaire
Lendopolis20 €~6,85 %3 à 5 ansNon
Lendosphère50 €6 à 8 %~42 moisNon
Enerfip10 €~8 %~36 moisOui (Enerdeal)

Lendopolis et Lendosphère partagent désormais la même maison mère, le groupe 123 IM, ce qui crée un ensemble très solide sur les énergies renouvelables. Enerfip reste le grand rival, avec un ticket plus bas et un marché secondaire. Pour départager les spécialistes du vert, lisez notre comparatif Enerfip et Lendosphère. Et pour cibler une énergie précise, voyez nos guides sur l’énergie solaire et l’énergie éolienne.

Lendopolis, est-ce fait pour vous ?

Lendopolis convient si vous voulez financer la transition énergétique sur un horizon long, avec un rendement modéré mais un risque maîtrisé depuis 2019, et si vous appréciez la solidité apportée par l’adossement à Lendosphère et 123 IM. Le ticket à 20 euros et l’absence de frais en font une porte d’entrée accessible. Pour comprendre l’enjeu, nos guides sur les énergies renouvelables et la transition énergétique éclairent le sujet.

La plateforme ne convient pas si vous avez besoin de liquidité ou de votre argent à court terme, puisqu’il n’y a pas de revente avant l’échéance. Elle ne conviendra pas non plus à qui vise les rendements les plus élevés.

Notre notation de Lendopolis

Nous notons chaque plateforme selon une grille pondérée identique, indépendamment de tout partenariat.

CritèrePondérationNote sur 5Commentaire
Frais30 %4,6Aucun frais investisseur, rendement brut intégralement conservé.
Sécurité et régulation25 %4,0Agrément PSFP, adossement à Lendosphère et 123 IM, 0 perte sur l’ENR depuis 2019, mais séquelles d’anciens projets PME.
Accessibilité20 %3,6Ticket de 20 euros, mais durée de 3 à 5 ans et pas de marché secondaire.
Transparence15 %4,3Indicateurs publiés et distinction claire entre ancienne et nouvelle activité.
Service client10 %4,0Plateforme structurée, adossée à un groupe solide.
Note globale100 %4,1 / 5Une plateforme verte assainie et bien adossée, à réserver à l’épargne de long terme.

Rappel de transparence : le site est financé par la publicité et l’affiliation. La note ci-dessus reflète notre seule analyse.

Notre avis final sur Lendopolis

Lendopolis est un bel exemple de redressement. Après un passé difficile sur le prêt aux PME, son recentrage sur les énergies renouvelables en 2019 a porté ses fruits : 0 perte sur les projets verts depuis cette date, un résultat net positif, et une solidité renforcée par le rachat de Lendosphère et l’adossement au groupe 123 IM. Pour financer la transition énergétique avec un risque maîtrisé, c’est une plateforme crédible.

Ses limites sont celles du secteur : un rendement modéré, une durée longue, et l’absence de marché secondaire qui immobilise votre argent. Notre conseil : Lendopolis convient à la part verte et long terme de votre épargne, en complément de placements plus liquides, et toujours avec une diversification large, sur la plateforme comme en dehors.

Pour découvrir la plateforme, profiter de l’offre de bienvenue et consulter les projets en cours, vous pouvez vous rendre sur le site de Lendopolis. Ce lien est un lien d’affiliation : si vous ouvrez un compte par ce biais, le site peut percevoir une commission, sans surcoût pour vous, et sans influence sur la note attribuée.

Résumé des points clés

  • Lendopolis est une plateforme française de crowdfunding en énergies renouvelables, créée en 2014.
  • Après un passé difficile sur le prêt aux PME, elle s’est recentrée sur les énergies renouvelables en 2019, sans perte depuis.
  • Elle a été rachetée par Lendosphère (groupe 123 IM) fin 2024, ce qui renforce sa solidité.
  • Le rendement moyen est d’environ 6,85 % brut, soit environ 4,7 % net après la flat tax à 31,4 %.
  • Le ticket d’entrée est de 20 euros, sans frais pour l’investisseur, sur des durées de 3 à 5 ans.
  • Les retards visibles concernent d’anciens projets PME ; les projets verts depuis 2019 affichent 0 perte.
  • Point faible : pas de marché secondaire, et un horizon long.

FAQ : vos questions sur Lendopolis

Lendopolis est-il fiable ?

Oui, depuis son recentrage. Lendopolis est agréée PSFP par l’AMF, adossée à Lendosphère et au groupe 123 IM, et n’enregistre aucune perte sur ses projets d’énergies renouvelables depuis 2019. Son passé difficile concernait l’ancienne activité de prêt aux PME, abandonnée. Fiable ne veut toutefois pas dire sans risque.

Combien rapporte Lendopolis ?

Le rendement moyen est d’environ 6,85 % brut par an en 2025, en progression depuis 4,68 % en 2021. Après la flat tax de 31,4 %, cela représente environ 4,7 % net. Ces taux ne sont pas garantis.

Le taux de défaut de Lendopolis est-il élevé ?

On voit circuler un taux d’environ 2,8 %, mais il faut le nuancer : la quasi-totalité des retards et procédures concernent d’anciens projets de prêt aux PME, datant de 2019 et avant. Depuis le recentrage sur les énergies renouvelables, la plateforme affiche 0 perte définitive.

Quel est le ticket minimum sur Lendopolis ?

Le ticket d’entrée est de 20 euros, ce qui permet de diversifier sur de nombreux projets. Prévoyez un budget réparti sur plusieurs opérations pour une diversification protectrice.

Quels sont les frais de Lendopolis ?

Aucun frais n’est facturé à l’investisseur. Lendopolis se rémunère auprès des porteurs de projet. Le taux affiché correspond donc à ce que vous percevez avant impôt.

Peut-on perdre de l’argent avec Lendopolis ?

Oui. Le capital n’est pas garanti. Un projet peut accuser des retards ou faire défaut. Sur les projets verts depuis 2019, la plateforme affiche 0 perte, mais cela ne préjuge pas de l’avenir.

Comment est imposé Lendopolis ?

Les intérêts des obligations sont soumis au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % (12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux). Les actions non cotées suivent la fiscalité des plus-values, parfois assortie de dispositifs spécifiques, à vérifier par projet.

Le rachat par Lendosphère change-t-il quelque chose ?

Oui, plutôt positivement. Depuis octobre 2024, Lendopolis est une filiale à 100 % de Lendosphère, au sein du groupe 123 IM. Cet adossement renforce sa solidité financière et l’intègre à l’un des plus gros acteurs européens du financement participatif vert.

Peut-on revendre ses titres avant l’échéance ?

Non. Lendopolis ne propose pas de marché secondaire. Vos titres doivent être conservés jusqu’à l’échéance, avec des durées souvent de 3 à 5 ans. N’investissez que de l’argent dont vous n’aurez pas besoin sur cet horizon.

Quelles sont les alternatives à Lendopolis ?

Pour les énergies renouvelables, Lendosphère (sa maison mère) et Enerfip sont les principales alternatives, cette dernière offrant un marché secondaire. Pour un profil plus dynamique adossé à l’immobilier, La Première Brique. Diversifier entre plateformes reste la meilleure protection.

Newsletter

L'essentiel de l'épargne, chaque dimanche

Nos analyses et nos conseils pour placer votre argent sans vous tromper, une fois par semaine dans votre boîte mail.

Publications similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *