Enerfip ou Lendosphère : le comparatif complet

Enerfip vs Lendosphère le crowdfunding énergétique

C’est le duel au sommet du crowdfunding des énergies renouvelables, et une excellente nouvelle se cache derrière ce match : il oppose deux des plateformes les plus sérieuses de tout le financement participatif français. Enerfip est le leader du secteur par les volumes, Lendosphère la pionnière au track record le plus immaculé : les deux financent la transition énergétique avec des taux de défaut parmi les plus bas du marché. Plutôt que de désigner artificiellement un vainqueur, ce comparatif tranche critère par critère, puis profil par profil, et vous donnera la réponse que peu osent formuler : la meilleure stratégie consiste souvent à utiliser les deux.

Ce comparatif s’appuie sur nos deux avis détaillés et sur les indicateurs de performance publiés par les plateformes. Transparence d’usage : ce site est financé par la publicité et l’affiliation, et des liens partenaires vers les deux plateformes sont signalés plus bas. Notre méthode ne change pas : l’analyse suit le mérite, jamais une commission. Rappel essentiel : prêter via le crowdfunding comporte un risque de perte en capital et d’illiquidité.

Enerfip ou Lendosphère en bref

Deux excellentes plateformes, très proches, avec des nuances qui peuvent faire pencher la balance.

CritèreEnerfipLendosphère
ProfilLe leader, le plus large choixLa pionnière, la sinistralité la plus basse
Création2014, MontpellierDécembre 2014, Paris
Volumes financésPlus de 700 millions d’eurosParmi les plus gros du secteur, n°2
Ticket d’entréeDès 10 €Dès 20 €
Rendement moyen historiqueSupérieur à 6 %, projets récents 7 à 9 %Environ 6,3 % en cible moyenne
Taux de perte définitive0 %0 %
Défauts de plus de 6 moisTrès faiblesEncore plus faibles
AdossementIndépendanteGroupe 123 Investment Managers
RégulationAgrément PSFP, sous contrôle AMFAgrément PSFP, sous contrôle AMF

Deux pionnières du financement de la transition

Présentons les adversaires, nées la même année. Enerfip a été fondée en 2014 à Montpellier par quatre experts issus des énergies renouvelables. Elle s’est imposée comme le leader français et l’un des leaders européens du crowdfunding dédié à la transition énergétique, avec plus de 700 millions d’euros financés et environ 60 000 investisseurs. Sa spécialité : les grands projets d’opérateurs professionnels, parcs solaires, éoliens, biogaz, stockage par batteries.

Lendosphère, lancée à Paris en décembre 2014, est la pionnière du crowdlending dédié aux renouvelables en France et la deuxième plateforme du secteur. Rachetée fin 2021 par le groupe 123 Investment Managers, un gestionnaire d’actifs établi, tout en conservant ses fondateurs, elle a renforcé sa position en acquérant fin 2024 la plateforme Lendopolis. Sa marque de fabrique : une sélection extrêmement rigoureuse, qui se lit dans des statistiques de sinistralité exemplaires. Les deux acteurs figurent en bonne place de notre comparatif des meilleures plateformes de crowdfunding, et leurs analyses détaillées sont disponibles : notre avis Enerfip et notre avis Lendosphère.

Les projets : avantage Enerfip sur le choix

Sur la nature des projets, les deux plateformes jouent dans la même cour : du financement obligataire de projets d’énergies renouvelables portés par des opérateurs professionnels, parcs photovoltaïques, fermes éoliennes, méthanisation, réseaux de chaleur, et de plus en plus de stockage et d’efficacité énergétique. Vous prêtez à des sociétés du secteur, qui vous remboursent avec intérêts, sur des durées typiques de deux à cinq ans. Le fonctionnement de ces titres est détaillé dans notre article sur les obligations en crowdfunding.

La différence se joue sur le volume d’offre. En tant que leader, Enerfip propose un flux de collectes plus important et plus régulier, ce qui facilite la diversification et le réinvestissement des remboursements. Lendosphère, plus sélective, ouvre moins de projets, avec parfois des collectes réservées en priorité aux riverains des installations, à des taux bonifiés. Pour l’investisseur actif qui veut déployer régulièrement, Enerfip offre plus de matière ; pour celui qui privilégie le tri drastique, la rareté chez Lendosphère est un gage de sélectivité plutôt qu’un défaut.

Les rendements : match serré, légère prime à Enerfip

Sur les taux, les deux plateformes évoluent dans la même fourchette, reflet d’un même marché. Enerfip affiche un rendement moyen historique supérieur à 6 % par an depuis sa création, avec des projets récents proposés entre 7 et 9 %, et ponctuellement davantage sur des dossiers plus risqués. Lendosphère annonce un rendement cible moyen d’environ 6,3 %, dans une logique de prudence assumée.

L’écart est réel mais modeste, et il s’explique : des taux légèrement supérieurs rémunèrent généralement un cran de risque supplémentaire, et la composition des projets diffère à la marge. Retenez surtout le contexte : ces rendements, fixes et contractuels, se comparent favorablement à bien d’autres placements de durée équivalente, mais ils ne sont jamais garantis, et les performances passées ne préjugent pas de l’avenir. Le taux affiché n’a de sens qu’au regard du risque de défaut, justement le critère suivant.

Les taux de défaut : avantage Lendosphère, dans l’excellence partagée

C’est le critère décisif du crowdlending, et c’est ici que ce duel se distingue de tout le reste du marché. Selon les indicateurs de performance standardisés publiés début 2026, aucune des deux plateformes n’a enregistré de perte définitive sur ses projets obligataires arrivés à échéance, une rareté dans le financement participatif.

Sur les retards et défauts de plus de six mois, les deux affichent des niveaux remarquablement bas, inférieurs à 1 % des montants, là où le crowdfunding immobilier connaît des taux à deux chiffres. Dans ce match d’excellence, Lendosphère conserve l’avantage, avec une sinistralité encore plus faible que celle d’Enerfip, fruit de sa sélectivité historique. Gardons toutefois la tête froide : ces statistiques exceptionnelles reflètent aussi la résilience structurelle du secteur des renouvelables, porté par des contrats de vente d’électricité de long terme et des actifs tangibles recherchés, comme nous l’expliquons dans notre guide sur les garanties en crowdfunding. Un historique vierge ne vaccine pas contre un premier accident futur.

Frais et accessibilité : égalité quasi parfaite

Bonne nouvelle commune : sur les deux plateformes, les frais sont supportés par les porteurs de projet, pas par les investisseurs. Vous prêtez sans frais d’entrée ni de gestion, et percevez le taux affiché brut de fiscalité. Les plateformes se rémunèrent en commissionnant les sociétés financées sur les montants collectés.

Côté accessibilité, Enerfip ouvre dès 10 euros, Lendosphère dès 20 euros : des tickets symboliques qui permettent de tester, puis de diversifier finement entre de nombreux projets, la vraie bonne pratique du crowdlending. Les deux interfaces sont claires, les souscriptions entièrement en ligne, et les documents d’information réglementaires disponibles pour chaque projet, à lire systématiquement avant d’investir, en suivant la méthode de notre guide d’analyse d’un projet, transposable aux renouvelables.

Sécurité et régulation : même cadre, deux adossements

Sur le cadre réglementaire, égalité parfaite : les deux plateformes sont agréées comme prestataires de services de financement participatif (PSFP) dans le cadre européen, sous la supervision de l’AMF, avec les obligations de transparence et de protection des investisseurs qui en découlent. Vous pouvez vérifier leurs agréments sur le registre officiel.

La nuance se loge dans l’adossement capitalistique. Lendosphère appartient au groupe 123 Investment Managers, un gestionnaire d’actifs établi, ce qui apporte une solidité institutionnelle et des moyens. Enerfip est restée indépendante, pilotée par ses fondateurs experts du secteur, ce que certains verront comme un gage d’agilité et d’alignement. Rappelons l’essentiel, valable pour les deux : l’agrément encadre la plateforme, il ne garantit ni les projets ni votre capital. Le risque de défaut, même historiquement faible ici, ne disparaît jamais, et votre argent reste immobilisé jusqu’aux échéances, la revente anticipée étant limitée.

La fiscalité : identique chez les deux

Aucun arbitrage fiscal entre les deux plateformes : les intérêts perçus sont, pour un particulier, des revenus de capitaux mobiliers soumis à la flat tax de 31,4 %, soit 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux, prélevés à la source, avec option possible pour le barème progressif si votre taux marginal est faible.

En cas de perte définitive, celle-ci serait déductible des intérêts de même nature sur cinq ans, via la case 2TY de la déclaration. Les deux plateformes fournissent un imprimé fiscal unique qui simplifie vos démarches. L’ensemble du mécanisme est détaillé dans notre article sur la fiscalité du crowdfunding, et les règles officielles figurent sur le site des impôts.

Verdict : quelle plateforme pour quel profil ?

Voici notre réponse, claire et assumée, profil par profil.

  • Vous voulez le plus large choix de projets et réinvestir régulièrement : Enerfip, dont le flux de collectes du leader facilite la diversification continue.
  • Vous privilégiez la sinistralité minimale et la sélectivité maximale : Lendosphère, au track record le plus immaculé du secteur.
  • Vous débutez avec un petit montant : Enerfip, accessible dès 10 euros, pour tester sans engagement.
  • Vous êtes rassuré par un adossement institutionnel : Lendosphère, filiale du groupe 123 Investment Managers.
  • Vous cherchez les taux récents les plus élevés : légère prime à Enerfip, en acceptant que rendement supérieur rime avec risque marginalement supérieur.
  • Vous habitez près d’un projet : surveillez les deux, les collectes riveraines à taux bonifiés existent notamment chez Lendosphère.

En synthèse : Enerfip pour le volume et le choix, Lendosphère pour la rigueur et l’adossement, dans un duel où les deux acteurs dominent leur marché par le sérieux. Il n’y a pas de mauvais choix ici, seulement des nuances de profil.

Et pourquoi pas les deux ?

C’est, en réalité, notre vraie recommandation pour qui investit des montants significatifs dans les renouvelables : utiliser les deux plateformes. Le crowdlending repose sur la diversification, entre projets, entre technologies, entre porteurs, et l’étendre entre plateformes ajoute une couche de protection : vous accédez à deux fois plus de flux de projets, vous lissez les politiques de sélection, et vous réduisez votre dépendance à un acteur unique.

Les comptes sont gratuits chez les deux, les tickets d’entrée minimes, et la gestion de deux interfaces reste légère. La seule règle qui compte demeure transverse : n’investir dans le crowdfunding qu’une part mesurée de votre patrimoine, après une épargne de précaution intacte, en acceptant l’illiquidité et le risque de perte. Pour situer cette poche dans une stratégie d’ensemble, nos guides pour investir dans la transition énergétique et dans l’économie verte posent le cadre complet.

Notre avis final sur le match Enerfip ou Lendosphère

Ce comparatif a une conclusion heureuse : le crowdfunding des énergies renouvelables possède deux champions, pas un. Enerfip a construit le leadership du secteur, avec plus de 700 millions d’euros financés, un flux de projets inégalé, un ticket d’entrée symbolique et des taux attractifs. Lendosphère a construit l’excellence statistique, avec la sinistralité la plus basse du financement participatif français et l’appui d’un groupe de gestion établi. Les deux partagent l’essentiel : l’agrément PSFP, des frais nuls pour l’investisseur, et un historique sans perte définitive.

Notre conseil final : choisissez selon votre profil si vous ne voulez qu’une plateforme, ou mieux, diversifiez entre les deux dès que vos montants le justifient. Et gardez la lucidité qui fait la marque de ce site : ces statistiques exemplaires décrivent le passé d’un secteur structurellement résilient, pas une promesse d’avenir. Le capital reste à risque, l’argent immobilisé, et la modération de mise.

Pour découvrir les projets en cours, vous pouvez vous rendre sur le <a href= »https://epargne-facile.fr/go/enerfip » rel= »sponsored »>site d’Enerfip</a> ou sur le <a href= »https://epargne-facile.fr/go/lendosphere » rel= »sponsored »>site de Lendosphère</a>. Ces liens sont des liens d’affiliation : si vous investissez par ce biais, le site peut percevoir une commission, sans surcoût pour vous, et sans influence sur notre analyse. Des offres de bienvenue sont parfois proposées, sous conditions. Rappel : prêter comporte un risque de perte en capital.

Résumé des points clés

  • Enerfip et Lendosphère sont les deux références du crowdfunding des énergies renouvelables en France.
  • Enerfip, leader avec plus de 700 millions d’euros financés, offre le plus large choix de projets dès 10 euros.
  • Lendosphère, pionnière adossée au groupe 123 Investment Managers, affiche la sinistralité la plus basse du secteur.
  • Les rendements sont proches, supérieurs à 6 % en moyenne historique, avec une légère prime à Enerfip.
  • Aucune perte définitive enregistrée chez l’une comme chez l’autre, fait rare dans le financement participatif.
  • Frais nuls pour l’investisseur et fiscalité identique : flat tax de 31,4 % sur les intérêts.
  • La stratégie optimale pour des montants significatifs : diversifier entre les deux plateformes.

FAQ : vos questions sur Enerfip et Lendosphère

Enerfip ou Lendosphère : laquelle est la plus fiable ?

Les deux figurent parmi les plateformes les plus fiables du financement participatif français : agrément PSFP sous contrôle de l’AMF, aucune perte définitive enregistrée sur les projets arrivés à échéance, et des défauts de plus de six mois inférieurs à 1 %. Lendosphère affiche la sinistralité la plus basse, Enerfip le plus long volume d’expérience. Fiable ne signifie toutefois jamais sans risque.

Laquelle offre les meilleurs rendements ?

Les deux évoluent dans la même fourchette, avec un rendement moyen historique supérieur à 6 % par an. Enerfip propose des projets récents entre 7 et 9 %, légèrement au-dessus de la cible moyenne de Lendosphère, autour de 6,3 %. Cet écart modeste rémunère un cran de risque et une composition de projets différents. Aucun de ces taux n’est garanti.

Quel est le taux de défaut d’Enerfip et de Lendosphère ?

Selon les indicateurs de performance publiés début 2026, les deux plateformes affichent un taux de perte définitive de 0 % et des retards de plus de six mois inférieurs à 1 % des montants, Lendosphère faisant encore mieux qu’Enerfip. Ces niveaux, parmi les plus bas du crowdfunding, reflètent la résilience du secteur des renouvelables, sans constituer une garantie pour l’avenir.

Quel est le ticket d’entrée sur chaque plateforme ?

Enerfip est accessible dès 10 euros, Lendosphère dès 20 euros. Ces minimums symboliques permettent de tester chaque plateforme, puis de diversifier finement entre de nombreux projets, la bonne pratique fondamentale du crowdlending. Aucuns frais ne sont facturés à l’investisseur, les plateformes se rémunérant auprès des porteurs de projet.

Quelle est la fiscalité des gains sur ces plateformes ?

Identique chez les deux : les intérêts sont des revenus de capitaux mobiliers soumis à la flat tax de 31,4 %, soit 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux, prélevés à la source, avec option possible pour le barème progressif. En cas de perte, celle-ci serait déductible des intérêts de même nature sur cinq ans via la case 2TY.

Peut-on revendre ses obligations avant l’échéance ?

Difficilement, et c’est une limite commune à tout le crowdfunding : votre argent est immobilisé jusqu’aux remboursements prévus, sur des durées typiques de deux à cinq ans. Les possibilités de cession anticipée restent limitées. N’investissez donc que des sommes dont vous n’aurez pas besoin avant l’échéance, après avoir constitué votre épargne de précaution.

Faut-il choisir entre Enerfip et Lendosphère ?

Pas nécessairement, et c’est même notre recommandation pour des montants significatifs : utiliser les deux. Les comptes sont gratuits, les tickets d’entrée minimes, et la double présence vous donne accès à deux fois plus de projets tout en lissant les politiques de sélection. La diversification, entre projets comme entre plateformes, reste la meilleure protection du prêteur.

Le crowdfunding des énergies renouvelables est-il moins risqué que l’immobilier ?

Les statistiques historiques le suggèrent nettement : la sinistralité du secteur des renouvelables est structurellement bien plus basse que celle du crowdfunding immobilier, portée par des contrats de vente d’énergie de long terme et des actifs tangibles recherchés. Mais moins risqué ne veut pas dire sans risque : le capital n’est pas garanti, et un historique favorable ne préjuge pas de l’avenir.

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