Enerfip ou Lendosphère : comparatif 2026

Enerfip vs Lendosphère le crowdfunding énergétique

Enerfip et Lendosphère financent toutes deux la transition énergétique, mais elles ne se comparent pas avec un simple taux vitrine. Enerfip se distingue actuellement par ses volumes, son ticket de 10 euros et son marché secondaire Enerdeal ; Lendosphère affiche un ticket de 50 euros, une durée moyenne plus longue et aucun marché secondaire général. Les deux publient des incidents de paiement, même si aucune perte définitive n’est comptabilisée dans leurs tableaux au 25 août 2026.

Ce comparatif repose sur les indicateurs officiels Enerfip et les indicateurs officiels Lendosphère, vérifiés le 25 août 2026. Les méthodes diffèrent : un TRI net du risque, un taux contractuel moyen, un retard et une perte définitive ne répondent pas à la même question.

Enerfip ou Lendosphère : le comparatif en bref

CritèreEnerfipLendosphère
OpérateurEnerfip, PSFP FP-2022-2Lendocompany, PSFP FP-2023-22
Ticket minimum10 €50 €
Volume officiel889,64 M€ souscrits tous instruments ; 875,19 M€ de collectes closes465,49 M€ investis ; 808 projets financés
Durée moyenne pondérée35,8 mois41 mois
Indicateur de rendementTRI historique global net du risque : 6,59 % ; périmètre PSFP : 7,16 %Taux contractuel pondéré depuis 2015 : 6,35 % ; cohorte 2026 : 7,07 %
Incidents publiés37 retards courts, 1 retard supérieur à six mois, 8 procéduresTableau : 3 projets supérieurs à six mois ; note corrective : 2 entreprises
Perte définitive publiée0 à la date du contrôle0 à la date du contrôle
Marché secondaireEnerdeal, sans garantie de trouver un acheteurAucun marché secondaire général
Fiscalité des intérêtsPFU de 31,4 % par défautPFU de 31,4 % par défaut

Verdict rapide : Enerfip offre aujourd’hui davantage de souplesse et un historique chiffré plus volumineux. Lendosphère reste une alternative crédible pour diversifier les émetteurs et les projets, à condition d’accepter un horizon plus long et de lire sa note corrective sur les retards. Dans les deux cas, le capital n’est pas garanti.

Deux plateformes proches, deux périmètres différents

Enerfip et Lendosphère sont nées en 2014 et se spécialisent dans les énergies renouvelables : solaire, éolien, hydroélectricité, méthanisation, stockage ou efficacité énergétique. L’investisseur souscrit généralement des obligations de crowdfunding émises par une société de projet ou un opérateur.

Lendosphère est aujourd’hui une marque exploitée par Lendocompany, également opérateur de Lendopolis, sous l’agrément PSFP FP-2023-22. Enerfip exerce sous le numéro FP-2022-2. Un agrément encadre la plateforme ; il ne garantit ni la qualité économique de chaque opération, ni le remboursement.

Pour approfondir chaque acteur séparément, consultez notre avis Enerfip 2026 et notre avis Lendosphère 2026.

Volumes et profondeur d’historique

Enerfip : près de 890 millions d’euros souscrits

Au 25 août 2026, Enerfip affiche 889 636 449 euros souscrits tous instruments, dont 875 187 529 euros de collectes clôturées. Son TRI historique global net du risque ressort à 6,59 %. Ce périmètre inclut obligations, minibons, anciens prêts IFP, actions et parts sociales.

Le sous-ensemble France FinTech consacré aux prêts, minibons et obligations PSFP représente 618 projets dans le tableau analysé. Il publie un taux annuel pondéré de 7,46 % et un TRI net du risque de 7,16 %. Il ne faut pas mélanger ces deux périmètres dans une même moyenne.

Lendosphère : 808 projets financés

Lendosphère affiche 837 projets présentés, 808 projets financés, 465 492 431 euros investis et 46 952 inscrits. La plateforme a remboursé 239,47 millions d’euros de capital et versé 51,73 millions d’euros d’intérêts ; 441 projets sont indiqués comme intégralement remboursés.

Ces volumes sont inférieurs à ceux d’Enerfip, mais restent suffisamment profonds pour examiner les cohortes. Ils ne suffisent toutefois pas à prédire le comportement des projets encore jeunes.

Rendements : ne pas comparer des indicateurs différents

Sur le périmètre PSFP de dette, Enerfip affiche un taux annuel moyen pondéré de 7,46 % et un TRI net du risque de 7,16 %. L’écart de 0,30 point reflète le coût du risque intégré par la méthode publiée.

Lendosphère publie un taux contractuel moyen pondéré de 6,35 % depuis 2015. La cohorte 2026 ressort à 7,07 % et celle de 2025 à 7,21 %. Ce taux n’est pas présenté comme un TRI net du risque ; le comparer directement aux 7,16 % d’Enerfip serait donc trompeur.

Exemple fiscal : 1 000 euros investis à 7 % produiraient 70 euros bruts sur douze mois si tout est payé comme prévu. Après le PFU de 31,4 %, il resterait environ 48,02 euros, soit 4,80 %, avant retard, défaut ou remboursement anticipé. Notre guide sur la flat tax explique le calcul.

Retards, défauts et pertes : les chiffres qui comptent

Enerfip : des incidents présents, pas une sinistralité nulle

Le tableau Enerfip recense 37 projets en retard de zéro à six mois, soit 8,52 millions d’euros de capital en retard, ainsi qu’un projet supérieur à six mois pour 20 000 euros restant dus. Huit procédures collectives ou judiciaires représentent 5,27 millions d’euros. Le taux de retard court est de 1,25 % et le défaut réglementaire de 0,78 %.

Aucune perte définitive n’est enregistrée au 25 août. Cela ne signifie pas que les sommes en retard ou en procédure seront toutes récupérées, ni que les projets futurs seront exempts de perte.

Lendosphère : une anomalie officielle à lire

Le tableau agrégé Lendosphère affiche trois projets et 1 510 074 euros en retard de plus de six mois. Une note préalable indique cependant que le logiciel doit être corrigé et identifie deux entreprises : RORI SAS, avec 1 115 000 euros de capital restant dû, et AKROCEAN SAS, en procédure de sauvegarde, avec 394 736,94 euros.

La différence de 337,06 euros entre le tableau et la note est mineure, mais elle impose de citer les deux informations au lieu de présenter un taux parfait. Lendosphère affiche zéro perte définitive, ce qui reste différent de zéro retard et de zéro risque.

Pour comparer les autres plateformes avec la même prudence, consultez notre baromètre des retards et défauts.

Ticket, frais et diversification

Enerfip est accessible dès 10 euros ; Lendosphère indique 50 euros par projet. Avec une enveloppe de 1 000 euros, le premier seuil permet théoriquement de créer davantage de petites lignes. Une bonne diversification ne consiste toutefois pas seulement à multiplier les tickets : elle doit couvrir plusieurs émetteurs, technologies, zones, durées et plateformes.

Enerfip n’annonce pas de frais investisseurs en usage standard. Lendosphère n’applique pas de frais courants de souscription ou de gestion, mais prévoit jusqu’à 1 % lorsque le compte de paiement est crédité puis débité sans investissement. Les conditions particulières et la fiche du projet prévalent toujours.

Liquidité : avantage Enerfip, avec une limite

Enerfip propose Enerdeal, un marché secondaire permettant de proposer certains titres à la revente. Ce mécanisme améliore la possibilité de sortie sans garantir qu’un acheteur se présentera, ni le prix obtenu. Une décote peut être nécessaire et tous les titres ne sont pas forcément éligibles.

Lendosphère ne propose pas de marché secondaire général. Avec une durée moyenne pondérée de 41 mois, contre 35,8 mois chez Enerfip, l’argent doit être considéré comme immobilisé jusqu’au remboursement effectif, potentiellement après l’échéance initiale en cas d’incident.

Comment choisir entre Enerfip et Lendosphère ?

  • Choisissez plutôt Enerfip si le ticket de 10 euros, le volume d’offres et une possibilité de revente non garantie sont prioritaires.
  • Ajoutez Lendosphère si vous souhaitez diversifier vos porteurs de projets et acceptez un ticket de 50 euros, une durée moyenne plus longue et l’absence de marché secondaire.
  • Utilisez les deux avec mesure si votre objectif est de réduire le risque de plateforme, sans oublier que les deux restent concentrées sur la transition énergétique.
  • N’utilisez aucune des deux pour votre trésorerie de sécurité : constituez d’abord une épargne de précaution.

Avant chaque souscription, analysez l’endettement de l’émetteur, les autorisations, les contrats d’achat d’électricité, le rang des sûretés et le scénario de sortie. Notre guide des garanties en crowdfunding aide à éviter les raccourcis.

Notre avis final

Enerfip obtient l’avantage opérationnel en 2026 grâce à son volume, son ticket de 10 euros, ses indicateurs quotidiens et Enerdeal. Ce verdict ne signifie pas qu’Enerfip est sans risque : son tableau publie des retards, huit procédures et un défaut réglementaire de 0,78 %.

Lendosphère demeure pertinente comme complément, avec 808 projets financés et un historique important. Sa page de statistiques a néanmoins besoin d’une correction technique sur les retards, et l’absence de marché secondaire augmente la contrainte de liquidité.

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Sources et méthode

FAQ : Enerfip ou Lendosphère

Enerfip ou Lendosphère : laquelle choisir en 2026 ?

Enerfip offre davantage de volume, un ticket de 10 euros et le marché secondaire Enerdeal. Lendosphère peut compléter la diversification, avec un ticket de 50 euros et aucun marché secondaire général.

Quelle plateforme affiche le meilleur rendement ?

Enerfip publie un TRI net du risque de 7,16 % sur son périmètre PSFP. Lendosphère affiche un taux contractuel pondéré de 6,35 % depuis 2015 et 7,07 % pour 2026. Les méthodes étant différentes, ces chiffres ne sont pas directement comparables.

Enerfip a-t-elle des défauts ?

Oui. Au 25 août 2026, Enerfip affiche 0,78 % de défaut réglementaire, 37 retards courts, un retard supérieur à six mois et huit procédures, mais aucune perte définitive enregistrée.

Lendosphère a-t-elle des retards ?

Oui. Son tableau affiche trois projets et environ 1,51 million d’euros au-delà de six mois. Une note corrective identifie deux entreprises et signale une anomalie de calcul en cours de correction.

Peut-on perdre son capital ?

Oui, sur les deux plateformes. Le statut PSFP, les garanties et l’absence actuelle de perte définitive ne garantissent aucun remboursement futur.

Quels sont les tickets minimums ?

Enerfip est accessible dès 10 euros. Lendosphère indique un minimum de 50 euros par projet.

Peut-on revendre avant l’échéance ?

Enerfip propose Enerdeal pour certains titres, sans garantie de vente ni de prix. Lendosphère ne dispose pas de marché secondaire général.

Quels frais pour investir ?

Enerfip est sans frais investisseur en usage standard. Lendosphère n’annonce pas de frais courants, avec une exception pouvant atteindre 1 % si le compte est crédité puis débité sans investissement.

Quelle fiscalité sur les intérêts ?

En 2026, les intérêts sont soumis par défaut au PFU de 31,4 %, sauf option globale pour le barème progressif selon la situation fiscale du foyer.

Faut-il investir sur les deux plateformes ?

Répartir entre les deux peut réduire le risque propre à une plateforme, mais ne diversifie pas hors de la transition énergétique. Il faut aussi varier les actifs et conserver une épargne liquide.

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