Bull run et bear market : comprendre le marché haussier et baissier

Bull run et bear market les différences

Les marchés financiers ne montent jamais en ligne droite. Ils avancent par cycles, alternant longues phases de hausse euphorique et périodes de baisse anxiogène. Ces deux états ont un nom, devenu universel de Wall Street aux plateformes crypto : le bull run et le bear market. Les comprendre, c’est cesser de subir les marchés pour commencer à les traverser sereinement. Un bull run, ou marché haussier, désigne une période de hausse prolongée des cours, portée par l’optimisme, tandis qu’un bear market, ou marché baissier, désigne une baisse durable d’au moins 20 %, marquée par le pessimisme. Ces deux phases sont les composantes normales et récurrentes du cycle de marché. L’enjeu pour l’investisseur n’est pas de les prédire, mais d’adopter le bon comportement : ne pas céder à l’euphorie en hausse, ni à la panique en baisse. Ce guide complet décrypte ces deux notions, leur cycle, leur psychologie, leurs spécificités en crypto et la conduite à tenir.

Ce guide explique ce que sont le bull run et le bear market, comment les distinguer d’une correction ou d’un krach, le cycle des marchés et sa psychologie, leurs spécificités en crypto, et la conduite à tenir dans chaque phase. Il a une vocation pédagogique et ne constitue pas un conseil en investissement. Investir comporte un risque de perte, et les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

L’essentiel en bref

Le bull run et le bear market sont les deux phases normales du cycle de marché, qu’il faut comprendre pour mieux les traverser.

  • Bull run : une hausse prolongée des cours, portée par l’optimisme et la confiance.
  • Bear market : une baisse durable d’au moins 20 %, marquée par le pessimisme et la peur.
  • À distinguer : la correction (baisse d’environ 10 %) et le krach (chute brutale et soudaine).
  • Le moteur : au-delà de l’économie, la psychologie collective, entre avidité et peur.
  • En crypto : des cycles plus extrêmes, rythmés par le halving du Bitcoin tous les quatre ans.
  • En bull : garder la tête froide, se méfier de l’euphorie et du FOMO.
  • En bear : ne pas paniquer, accumuler progressivement, conserver un horizon long.

Qu’est-ce qu’un bull run (marché haussier) ?

Un bull run, ou marché haussier, désigne une période de hausse prolongée et soutenue des cours sur les marchés financiers. C’est la phase que tout investisseur apprécie : les prix montent durablement, portés par l’optimisme, la confiance et des volumes d’échange élevés. Par convention, on considère qu’un marché entre en phase haussière lorsqu’il progresse d’au moins 20 % depuis un point bas récent.

D’où vient cette image animale ? Du taureau, bull en anglais, qui attaque son adversaire en projetant ses cornes vers le haut, symbolisant la poussée des cours. Plusieurs moteurs alimentent un bull run : une croissance économique solide, de bons résultats des entreprises, une baisse des taux d’intérêt qui rend les actions plus attractives, et un afflux de liquidités vers les marchés. Pendant ces périodes, l’appétit pour le risque grandit, et l’argent afflue vers les actions et les actifs dynamiques, comme le rappelle l’AMF qui souligne aussi que ces marchés restent par nature volatils. Pour investir dans ces phases, notre pilier bourse et PEA vous accompagne. Les bull runs peuvent durer plusieurs années, et c’est pendant ces phases que se construit l’essentiel de la performance de long terme. Mais ils portent aussi en germe leurs propres excès, car l’optimisme finit parfois par se muer en euphorie déraisonnable. Et lorsque le vent tourne, le marché bascule dans son état opposé.

Qu’est-ce qu’un bear market (marché baissier) ?

Un bear market, ou marché baissier, est l’exact opposé : une période de baisse prolongée et soutenue des cours. On considère généralement qu’un marché entre en bear market lorsqu’il recule de plus de 20 % depuis un sommet. Cette phase est marquée par le pessimisme, la peur et parfois le découragement, et elle peut s’étendre sur plusieurs mois, voire plusieurs années.

L’image vient cette fois de l’ours, bear en anglais, qui attaque en abattant ses griffes vers le bas, à l’image de la chute des cours. Les moteurs d’un bear market sont le miroir de ceux du bull run : une récession ou la crainte d’une récession, une hausse des taux d’intérêt, des crises économiques ou géopolitiques, et une chute des bénéfices des entreprises. Pendant ces périodes, l’aversion au risque domine, les investisseurs cherchent à se protéger, et les actifs risqués sont délaissés. Le bear market est psychologiquement éprouvant, car voir son portefeuille fondre est douloureux. C’est pourtant une phase normale et récurrente, qui a toujours fini par laisser place à une reprise. Encore faut-il ne pas confondre cette baisse durable avec d’autres mouvements de marché, plus brefs ou plus brutaux.

Bull, bear, correction, krach : ne pas confondre

Le vocabulaire des marchés peut prêter à confusion, et il est essentiel de distinguer ces notions, car elles n’ont ni la même ampleur ni la même durée. Quatre termes reviennent souvent, qu’il faut bien différencier.

Une correction est une baisse modérée et passagère, de l’ordre de 10 %, qui intervient régulièrement, y compris au sein d’un marché haussier. C’est une respiration normale, souvent saine, qui dégonfle les excès. Un bear market est une baisse plus profonde, supérieure à 20 %, et surtout plus prolongée, qui traduit un retournement durable de tendance. Un krach boursier, enfin, est une chute brutale et soudaine des cours, concentrée sur quelques jours, comme nous le détaillons dans notre guide du krach boursier. Un krach n’est pas synonyme de bear market : c’est un événement ponctuel et violent, qui peut déclencher un bear market ou s’inscrire dans celui-ci, mais qui s’en distingue par sa rapidité. En résumé, la correction est superficielle et brève, le bear market est profond et long, et le krach est brutal et soudain. Ces mouvements ne sont pas aléatoires : ils s’inscrivent dans un cycle plus vaste, profondément lié à la psychologie humaine.

Le cycle des marchés et la psychologie

Les marchés évoluent par cycles, qui alternent inlassablement phases haussières et baissières. Schématiquement, un cycle complet passe par plusieurs étapes : une phase d’accumulation discrète, une phase de hausse qui s’accélère, un sommet d’euphorie où tout le monde veut acheter, une phase de distribution, puis la baisse, la capitulation où les derniers vendent dans la panique, et enfin la reprise qui amorce un nouveau cycle. Comprendre ce cycle aide à situer le marché et à ne pas se laisser surprendre, d’autant que ces phases sont étroitement liées à la conjoncture économique suivie par la Banque de France.

Or, le véritable moteur de ces cycles est souvent la psychologie collective, qui oscille entre deux émotions puissantes. Au sommet règne l’avidité : le sentiment que les cours monteront toujours, la peur de rater l’occasion, ce que l’on appelle le FOMO (fear of missing out), qui pousse à acheter toujours plus haut. Au creux domine la peur : la panique, le découragement, la capitulation qui pousse à vendre au plus bas. Le drame de l’investisseur non averti est que ces émotions le conduisent à faire exactement l’inverse de ce qu’il faudrait : acheter au plus haut par euphorie, et vendre au plus bas par peur. C’est pourquoi maîtriser ces réflexes est décisif, comme nous l’expliquons dans nos articles sur les biais comportementaux et sur la psychologie de l’investisseur. Cette dimension psychologique est encore plus exacerbée dans un univers où les cycles sont rois : la crypto.

Bull run et bear market en crypto

C’est sans doute dans l’univers des cryptomonnaies que les termes bull run et bear market sont les plus employés, car ce marché, bien plus volatil que les actions, vit des cycles d’une amplitude spectaculaire. La crypto a en outre une particularité : un cycle d’environ quatre ans, rythmé par le halving du Bitcoin. Le halving est un événement programmé, survenant tous les 210 000 blocs environ, qui divise par deux la création de nouveaux bitcoins, réduisant ainsi l’offre. Le dernier a eu lieu en avril 2024.

Historiquement, chaque cycle a suivi un schéma comparable : un bull run dans les mois qui suivent le halving, puis un bear market. L’illustration récente est parlante : le Bitcoin a atteint un record historique d’environ 126 000 dollars en octobre 2025, avant de retomber sous les 70 000 dollars à la mi-2026, soit une baisse de l’ordre de 45 % depuis son sommet, conforme au schéma post-halving. Les bear markets crypto passés furent d’ailleurs d’une violence inouïe : environ moins 85 % en 2014-2015, moins 84 % en 2018-2019, et moins 77 % en 2022. Fait notable, chacun de ces effondrements a, jusqu’ici, été suivi d’un nouveau sommet historique. Une nuance de taille s’impose toutefois : l’institutionnalisation croissante du marché, avec l’arrivée des ETF Bitcoin et de grands gestionnaires d’actifs, pourrait modifier ces cycles, et il faut le marteler, les schémas passés ne garantissent jamais l’avenir. La règle d’or, en crypto plus qu’ailleurs, reste de n’investir que ce que l’on peut se permettre de perdre, un principe que rappellent aussi bien les autorités sur economie.gouv.fr que notre article sur le Web3 et la crypto. Quel que soit le marché, la vraie question est : comment se comporter dans chaque phase ?

Que faire en bull market ?

Paradoxalement, le bull market, si agréable, est une phase dangereuse pour la discipline de l’investisseur, car l’euphorie ambiante pousse aux excès. La règle d’or est de garder la tête froide. Concrètement, cela signifie ne pas céder à l’euphorie ni au FOMO, cette peur de rater la hausse qui conduit à acheter n’importe quoi à n’importe quel prix.

Il faut aussi se méfier des valorisations excessives et du sentiment, toujours trompeur, que la hausse sera éternelle. C’est souvent en haut de cycle que se prennent les pires décisions. Un investisseur avisé peut envisager de rééquilibrer son portefeuille, c’est-à-dire de réajuster la répartition entre ses actifs après une forte hausse, voire de sécuriser une partie de ses gains. Surtout, il reste fidèle à sa stratégie de long terme et ne se laisse pas griser. Le bull market est le moment de récolter les fruits de sa patience, pas celui de prendre des risques inconsidérés en se croyant plus malin que le marché. Car le vent finit toujours par tourner, et c’est alors le sang-froid qui distingue l’investisseur aguerri.

Que faire en bear market ?

Le bear market est l’épreuve de vérité de l’investisseur. La première règle, la plus importante, est de ne pas paniquer et de ne pas vendre dans la panique. Vendre quand tout baisse transforme une perte virtuelle, qui n’existe que sur le papier, en perte réelle et définitive. C’est l’erreur la plus coûteuse, et pourtant la plus commune.

Mieux vaut comprendre qu’un bear market est, historiquement, une opportunité. Acheter quand les prix sont bas permet d’accumuler des actifs de qualité à prix réduit, en vue de la reprise. C’est ici que la stratégie du DCA, qui consiste à investir régulièrement une somme fixe quelle que soit la tendance, prend tout son sens, comme nous l’expliquons dans notre guide de la stratégie DCA : elle permet de lisser ses points d’entrée et de profiter des prix bas sans chercher à deviner le creux. Il est aussi essentiel de conserver un horizon long, car le temps joue en faveur de l’investisseur patient et des intérêts composés. Mais tout cela n’est possible qu’à une condition fondamentale : disposer d’une épargne de précaution solide. C’est elle qui vous évite d’être contraint de vendre vos placements au pire moment pour faire face à un imprévu. Sans ce filet, le bear market peut vous forcer à liquider à perte ; avec lui, vous le traversez sereinement, comme lors d’un krach. Pour bien saisir ces dynamiques, rien ne vaut quelques exemples concrets.

Exemples historiques de bull et bear markets

L’histoire récente regorge d’illustrations éclairantes. En mars 2020, la crise du Covid a provoqué un krach suivi d’un bear market éclair : les marchés se sont effondrés en quelques semaines, avant de rebondir tout aussi vite, donnant naissance à un puissant bull run. Ce fut l’un des cycles les plus rapides de l’histoire. En 2022, à l’inverse, actions et cryptomonnaies ont connu un véritable bear market, sur fond de hausse des taux et d’inflation, le Bitcoin perdant alors près de 77 % de sa valeur.

Puis, de 2023 à 2025, les marchés actions ont renoué avec un bull run marqué, de nombreux indices atteignant de nouveaux records, à l’image des grands indices boursiers comme le S&P 500, tandis que la crypto suivait son propre cycle post-halving. Au-delà de ces alternances, un message de fond se dégage, et il est capital : malgré les bear markets, les krachs et les corrections, les marchés actions ont, historiquement, progressé sur le long terme. Celui qui reste investi et diversifié, par exemple via des ETF, et qui ne cède ni à l’euphorie ni à la panique, a toujours été récompensé par la patience. C’est la leçon la plus précieuse de l’histoire des cycles, à condition d’éviter quelques pièges classiques.

Les erreurs à éviter

  • Vendre dans la panique en bear market. Vous transformez une perte virtuelle en perte définitive.
  • Acheter par FOMO en haut de bull run. L’euphorie pousse à payer trop cher au pire moment.
  • Croire que la hausse ou la baisse durera toujours. Tout cycle finit par s’inverser.
  • Confondre krach, correction et bear market. Ils n’ont ni la même ampleur ni la même durée.
  • Tenter de prédire le timing des cycles. Même les experts y échouent : mieux vaut la régularité.
  • Investir sans épargne de précaution. Vous risqueriez d’être forcé de vendre au mauvais moment.
  • Surinvestir en crypto. Sa volatilité extrême impose de n’y mettre que ce que l’on peut perdre.

Bull run et bear market, ce qu’il faut retenir

Le bull run et le bear market sont les deux faces normales et inévitables du cycle de marché. Le premier est une phase de hausse prolongée portée par l’optimisme, le second une phase de baisse durable marquée par le pessimisme. Entre les deux, il faut savoir distinguer la correction, plus légère, et le krach, plus brutal. Ces mouvements ne sont pas le fruit du hasard : ils traduisent un cycle profondément lié à la psychologie collective, qui oscille sans cesse entre avidité et peur.

La grande leçon est que nul ne sait prédire avec certitude le moment où un cycle bascule. L’enjeu, dès lors, n’est pas de deviner l’avenir, mais d’apprendre à traverser ces phases. Cela suppose de garder son sang-froid, de ne pas céder à l’euphorie en hausse ni à la panique en baisse, de rester investi sur le long terme avec une stratégie disciplinée comme le DCA, et de ne jamais investir l’argent dont on pourrait avoir besoin. En crypto, où les cycles sont amplifiés par le halving, cette prudence est plus impérieuse encore, sans oublier que les schémas passés ne garantissent jamais l’avenir. Comprendre les bull run et les bear markets, ce n’est pas obtenir une boule de cristal, c’est acquérir la sérénité qui permet de mieux investir, quelle que soit la direction du vent, et d’inscrire ses placements dans la durée. Pour aller plus loin sur l’horizon de placement adapté à votre situation, le portail Mes questions d’argent de la Banque de France offre des repères utiles.

Résumé des points clés

  • Un bull run est une hausse prolongée des cours, un bear market une baisse durable d’au moins 20 %.
  • Une correction (environ 10 %) et un krach (chute brutale) se distinguent du bear market.
  • Les marchés évoluent par cycles, dont le moteur est la psychologie, entre avidité et peur.
  • En crypto, les cycles sont plus extrêmes et rythmés par le halving du Bitcoin tous les quatre ans.
  • En bull market, il faut garder la tête froide et se méfier de l’euphorie et du FOMO.
  • En bear market, il ne faut pas paniquer, mais accumuler progressivement et voir long.
  • Les marchés actions ont historiquement progressé sur le long terme, récompensant la patience.

FAQ : vos questions sur le bull run et le bear market

Quelle est la différence entre un bull run et un bear market ?

Un bull run, ou marché haussier, désigne une période de hausse prolongée et soutenue des cours, portée par l’optimisme, la confiance et des volumes élevés. On considère généralement qu’un marché est haussier lorsqu’il progresse d’au moins 20 % depuis un point bas. Un bear market, ou marché baissier, est l’exact opposé : une baisse durable des cours, généralement supérieure à 20 % depuis un sommet, marquée par le pessimisme et la peur, et pouvant durer des mois, voire des années. Les images viennent du comportement des animaux : le taureau (bull) attaque en projetant ses cornes vers le haut, l’ours (bear) en abattant ses griffes vers le bas. Ces deux phases sont les composantes normales et récurrentes du cycle de marché, et elles se succèdent inlassablement au fil du temps.

Sommes-nous en bull market ou en bear market en 2026 ?

La situation en 2026 diffère selon les marchés. Du côté des actions, après un bull run marqué de 2023 à 2025, durant lequel de nombreux indices ont atteint des records, l’année 2026 s’est ouverte sur davantage d’incertitudes, liées notamment aux tensions commerciales, aux taux d’intérêt et au contexte géopolitique. Du côté de la crypto, le Bitcoin a atteint un record d’environ 126 000 dollars en octobre 2025 avant de retomber sous les 70 000 dollars à la mi-2026, soit une baisse de l’ordre de 45 %, ce qui correspond à un bear market post-halving conforme à son cycle historique de quatre ans. Il faut toutefois rester prudent : la situation évolue en permanence, et personne ne peut affirmer avec certitude la direction future des marchés. Les schémas passés, notamment en crypto, ne garantissent jamais l’avenir.

Que faut-il faire pendant un bear market ?

La première règle est de ne pas paniquer et de ne pas vendre dans la panique, car vendre quand tout baisse transforme une perte virtuelle, qui n’existe que sur le papier, en perte réelle et définitive. Il vaut mieux comprendre qu’un bear market est historiquement une opportunité d’accumuler des actifs de qualité à des prix réduits, en vue de la reprise. La stratégie du DCA, qui consiste à investir régulièrement une somme fixe quelle que soit la tendance, est particulièrement adaptée, car elle lisse les points d’entrée. Il est aussi essentiel de conserver un horizon de long terme, et surtout de disposer d’une épargne de précaution solide, afin de ne jamais être contraint de vendre ses placements au mauvais moment pour faire face à un imprévu. Le bear market est éprouvant psychologiquement, mais c’est dans ces phases que se prépare la performance future de l’investisseur discipliné.

Qu’est-ce que le halving et pourquoi influence-t-il les cycles crypto ?

Le halving est un événement programmé dans le protocole du Bitcoin, qui survient tous les 210 000 blocs, soit environ tous les quatre ans. Il divise par deux la récompense versée aux mineurs, et donc la création de nouveaux bitcoins, ce qui réduit progressivement l’offre. Le dernier halving a eu lieu en avril 2024. Historiquement, cet événement a coïncidé avec le déclenchement d’un bull run dans les mois qui suivent, suivi à terme d’un bear market, donnant naissance au fameux cycle de quatre ans de la crypto. Cette logique d’offre réduite face à une demande maintenue est souvent avancée pour expliquer les hausses post-halving. Toutefois, il faut rester lucide : ce schéma repose sur un nombre limité de cycles passés, et l’institutionnalisation croissante du marché, avec les ETF Bitcoin, pourrait le modifier. Les performances passées ne préjugent jamais des performances futures.

Combien de temps dure un bull run ou un bear market ?

La durée varie fortement d’un cycle à l’autre, et il n’existe pas de règle absolue. Un bull market sur les actions peut s’étendre sur plusieurs années, parfois une décennie, comme cela s’est vu par le passé. Un bear market est généralement plus court, durant souvent de quelques mois à un ou deux ans, même si certains ont été plus longs. Le krach du Covid en 2020 a par exemple donné lieu à un bear market éclair de quelques semaines seulement, suivi d’un rebond rapide, tandis que d’autres baisses ont été plus étalées. En crypto, le cycle complet tourne historiquement autour de quatre ans, rythmé par le halving, avec un bull run d’un à deux ans suivi d’un bear market d’environ un an. Mais ces durées sont indicatives et évolutives : nul ne peut prédire avec certitude quand un cycle commence ou se termine.

Faut-il acheter en bear market ou en bull market ?

Il n’existe pas de réponse unique, mais quelques principes éclairent la décision. Acheter en bear market, quand les prix sont bas, permet d’accumuler à bon compte en vue de la reprise, mais demande du sang-froid, car il est difficile psychologiquement d’investir quand tout baisse, et personne ne sait où se situe exactement le creux. Acheter en bull market, quand les prix montent, est plus confortable mais expose à payer trop cher si l’on cède au FOMO près d’un sommet. La meilleure approche pour la plupart des investisseurs n’est pas de chercher à timer le marché, exercice où même les professionnels échouent, mais d’investir régulièrement grâce à une stratégie comme le DCA, qui consiste à placer une somme fixe à intervalles réguliers, quelle que soit la phase du marché. Cette régularité lisse les points d’entrée et évite les erreurs émotionnelles, tout en restant fidèle à un horizon de long terme.

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