Bull market et bear market : définitions, seuils et stratégie

Bull run et bear market les différences

Un bull market décrit une tendance haussière prolongée ; un bear market, une tendance baissière durable. Le seuil de 20 % souvent cité est une convention, pas une loi économique ni un signal d’achat ou de vente. Il faut toujours préciser l’actif, l’indice, le point de départ, la devise et la durée.

Mis à jour le 24 août 2026. Ce guide distingue bull market, bear market, correction et krach, puis explique leurs limites et les décisions à vérifier. Il est pédagogique et ne constitue pas un conseil personnalisé.

L’essentiel en bref

Bull et bear décrivent une tendance observée. Ils ne permettent pas de prévoir sa durée, le prochain sommet ou le prochain creux.

  • Bull market : tendance haussière prolongée ; +20 % depuis un creux est un repère conventionnel.
  • Bear market : tendance baissière durable ; -20 % depuis un sommet est un repère fréquent, pas une règle.
  • À distinguer : correction autour de -10 % et krach rapide, sans frontières universelles.
  • Facteurs : bénéfices, taux, liquidité, valorisations, chocs et psychologie interagissent.
  • Bitcoin : le halving réduit l’émission tous les 210 000 blocs, sans garantir le prix ni un cycle.
  • En hausse : contrôler concentration, allocation cible, frais et fiscalité avant un rééquilibrage.
  • En baisse : réexaminer actif, horizon, liquidité et capacité de perte avant d’agir.

Qu’est-ce qu’un bull run (marché haussier) ?

Un bull market est une phase où les prix progressent durablement et inscrivent généralement des sommets et creux ascendants. Une hausse de 20 % depuis un point bas est souvent utilisée comme repère médiatique, mais les méthodes de datation diffèrent et peuvent donner des résultats contradictoires.

Croissance des bénéfices, politique monétaire, liquidité, valorisations et appétit pour le risque peuvent soutenir une hausse, sans relation mécanique. Les volumes n’augmentent pas nécessairement et une baisse des taux n’est pas toujours favorable si elle accompagne une récession. Pour comprendre les supports concernés, consultez notre guide bourse et PEA.

Qu’est-ce qu’un bear market (marché baissier) ?

Un bear market est une tendance baissière prolongée. Le recul de 20 % depuis un sommet est un seuil conventionnel fréquemment employé pour un grand indice, mais certains analystes examinent plutôt la durée, la succession de sommets et creux descendants ou l’étendue de la baisse entre les valeurs.

Récession, hausse des taux, contraction des bénéfices, choc géopolitique ou valorisations excessives peuvent contribuer à un bear market, sans être nécessaires ni suffisants. Un indice large a historiquement fini par connaître de nouvelles phases haussières, mais une action, un secteur, une devise ou un crypto-actif peut ne jamais retrouver son sommet.

Bull, bear, correction, krach : ne pas confondre

Correction, bear market et krach décrivent des dimensions différentes : amplitude, durée et vitesse. Les frontières restent conventionnelles.

Une correction désigne souvent une baisse d’au moins 10 % mais inférieure à 20 % depuis un sommet. Un krach est une chute très rapide et désordonnée, sans seuil universel. Un krach peut être suivi d’un bear market, s’y inscrire ou être rapidement effacé. La variation doit être calculée sur un indice ou actif clairement identifié.

Le cycle des marchés et la psychologie

Les schémas « accumulation, hausse, euphorie, distribution, capitulation » sont pédagogiques, mais ils ne sont identifiables avec certitude qu’après coup. La conjoncture, les bénéfices et les conditions financières interagissent avec les anticipations ; aucun diagramme de cycle ne permet de dater fiablement le retournement.

FOMO, aversion aux pertes, effet de foule et biais de récence peuvent pousser à modifier le risque au mauvais moment. Cela ne signifie pas qu’il faut toujours conserver : vendre peut être cohérent si l’objectif, l’horizon, le besoin de liquidité ou la thèse d’investissement a changé. L’important est d’appliquer une règle définie avant la panique ou l’euphorie.

Bull run et bear market en crypto

Sur Bitcoin, la subvention de bloc est divisée par deux tous les 210 000 blocs, soit environ tous les quatre ans. Le dernier halving a eu lieu en avril 2024. Ce mécanisme réduit l’émission nouvelle, mais ne fixe ni la demande ni le prix et ne garantit pas un cycle de quatre ans.

Bitcoin a atteint environ 126 080 $ le 6 octobre 2025. Le 24 août 2026, il s’échange autour de 79 000 $ selon les sources et l’heure de cotation, soit environ 37 % sous ce sommet. Ce recul dépasse le seuil conventionnel de 20 %, mais l’étiquette « bear market » n’indique ni le plancher ni la trajectoire future. Les cycles passés, l’arrivée des ETF et le halving ne constituent pas un modèle prédictif.

Que faire en bull market ?

En phase haussière, vérifiez surtout que la progression d’un actif n’a pas fait dépasser l’allocation prévue. Un rééquilibrage peut ramener le portefeuille à son niveau de risque cible, mais il peut aussi entraîner frais et fiscalité. Acheter uniquement par peur de manquer la hausse expose à concentrer le risque après une forte progression.

Sécuriser un gain n’est pas une règle universelle : toute vente renonce aussi à une hausse éventuelle. Comparez l’allocation cible, l’horizon, la fiscalité, les frais et la concentration. Une hausse passée ne rend ni l’actif bon marché ni sa poursuite certaine.

Que faire en bear market ?

En phase baissière, commencez par réexaminer le besoin de liquidité, le risque maximum et la qualité des actifs. Une moins-value existe économiquement avant la vente ; la cession la réalise fiscalement mais ne « crée » pas la perte. Conserver aveuglément une position dégradée peut être aussi coûteux que vendre sous l’effet de la peur.

Une baisse n’est pas automatiquement une opportunité : certains actifs continuent de chuter ou disparaissent. La stratégie DCA étale les points d’entrée mais ne garantit ni prix moyen favorable ni rendement ; elle peut faire moins bien qu’un investissement immédiat dans un marché haussier. Une épargne de précaution réduit le risque de vendre pour financer un imprévu.

Exemples historiques de bull et bear markets

En 2020, le S&P 500 a franchi le seuil de -20 % très rapidement avant de rebondir, montrant qu’amplitude et durée ne racontent pas la même chose. En 2022, actions, obligations et crypto-actifs ont connu des baisses importantes selon les indices ; la diversification entre étiquettes n’a pas toujours protégé lorsque les expositions réagissaient au même choc de taux.

De nombreux indices américains ont ensuite atteint de nouveaux sommets en 2023-2025, tandis que d’autres marchés et devises ont suivi des trajectoires différentes. Les performances historiques des indices, du S&P 500 ou d’un ETF ne garantissent jamais qu’un investisseur donné récupérera sa mise à son horizon.

Les erreurs à éviter

  • Vendre uniquement sous l’effet de la panique ; une vente peut toutefois être rationnelle si la thèse ou le besoin change.
  • Acheter uniquement par FOMO après une forte hausse, sans vérifier valorisation et concentration.
  • Croire que chaque actif retrouvera son sommet : certains titres, secteurs ou crypto-actifs ne récupèrent jamais.
  • Confondre seuil, durée et vitesse : correction, bear market et krach peuvent se chevaucher.
  • Tenter de dater précisément le sommet ou le creux à partir d’un schéma rétrospectif.
  • Investir sans réserve disponible et risquer une vente contrainte pour financer un imprévu.
  • Sous-estimer la volatilité et le risque opérationnel des crypto-actifs.

Bull run et bear market, ce qu’il faut retenir

Bull market et bear market sont des descriptions rétrospectives utiles, mais simplificatrices. Le seuil de 20 % facilite le vocabulaire ; il ne remplace pas l’analyse de la tendance, de la durée, de la valorisation et de la situation personnelle.

Avant d’agir, définissez l’objectif, l’horizon, la liquidité nécessaire et la perte supportable. Comparez ensuite la position réelle à l’allocation cible et documentez la règle de rééquilibrage. Pour une méthode plus générale, consultez notre guide pour investir en France.

Sources et données vérifiées

Définitions vérifiées le 24 août 2026 auprès de S&P Global sur le seuil conventionnel de 20 % et du référentiel technique Bitcoin pour le halving. Le sommet d’octobre 2025 et le cours du 24 août 2026 sont des données de marché arrondies ; ils varient selon la plateforme et l’heure.

Résumé des points clés

  • Bull et bear décrivent des tendances ; le seuil de 20 % est une convention.
  • Correction et krach se distinguent surtout par amplitude, durée et vitesse, sans définition légale.
  • Économie, résultats, taux, valorisations et psychologie peuvent agir ensemble ou se contredire.
  • Le halving Bitcoin a lieu tous les 210 000 blocs environ ; il ne garantit aucun cycle de prix.
  • En phase haussière, surveillez concentration et écart à l’allocation cible.
  • En phase baissière, réévaluez la thèse ; une baisse n’est pas automatiquement une opportunité.
  • Les indices actions ont historiquement connu des reprises, sans garantie pour chaque actif ni chaque horizon.

FAQ : vos questions sur le bull run et le bear market

Quelle est la différence entre un bull run et un bear market ?

Un bull market est une tendance haussière prolongée ; un bear market, une tendance baissière durable. Les seuils de +20 % depuis un creux et -20 % depuis un sommet sont des conventions fréquentes. Ils ne sont ni légaux ni toujours cohérents : actif, indice, durée, devise et méthode de datation doivent être précisés.

Sommes-nous en bull market ou en bear market en 2026 ?

Il n’existe pas un seul marché. Au 24 août 2026, les indices, secteurs, obligations et crypto-actifs ne suivent pas tous la même tendance. Bitcoin vaut environ 79 000 $, près de 37 % sous son sommet d’environ 126 080 $ du 6 octobre 2025 : cela dépasse le seuil conventionnel d’un bear market, sans indiquer le plancher ni la trajectoire future.

Que faut-il faire pendant un bear market ?

Réexaminez la qualité des actifs, l’objectif, l’horizon, la liquidité et la perte supportable. Une vente n’est pas toujours une panique et une conservation n’est pas toujours rationnelle. Le DCA étale les achats mais ne garantit pas un gain. Une réserve de précaution limite le risque de vente contrainte.

Qu’est-ce que le halving et pourquoi influence-t-il les cycles crypto ?

Le halving réduit de moitié la subvention de bloc tous les 210 000 blocs, environ tous les quatre ans ; le dernier a eu lieu en avril 2024. Il réduit l’émission nouvelle mais ne contrôle pas la demande, les taux ou le risque. Les quelques cycles observés ne permettent pas de prévoir un bull run.

Combien de temps dure un bull run ou un bear market ?

Il n’existe aucune durée fiable. Un franchissement de 20 % peut survenir en quelques semaines ou au terme d’une tendance plus longue. Les cycles Bitcoin dits de quatre ans sont une observation sur peu d’épisodes, pas une règle statistique ou contractuelle.

Faut-il acheter en bear market ou en bull market ?

Ni l’étiquette bull ni l’étiquette bear ne suffit. Une baisse peut offrir un prix plus faible mais aussi refléter une détérioration durable ; une hausse peut se poursuivre ou se retourner. Investir régulièrement réduit le risque de choisir un seul jour, mais peut sous-performer un investissement immédiat. La décision dépend du plan, des frais et du risque.

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