Meilleurs ETF PEA 2026 : le comparatif par catégorie

Illustration Épargne Facile : courbe boursière, comparatif des meilleurs ETF PEA 2026

Dans un PEA, de nombreux épargnants construisent leur portefeuille autour d’un ETF qui réplique le MSCI World, un indice d’environ 1 250 grandes entreprises de 23 pays développés, dont près de 73 % américaines. Au 3 novembre 2026, parmi les ETF MSCI World éligibles au PEA que nous avons recensés, les moins chers sont l’Amundi PEA Monde (DCAM) et l’iShares MSCI World Swap PEA (WPEA), tous deux à 0,20 % de frais par an. Pour les États-Unis, l’Amundi PEA S&P 500 (PSP5) coûte 0,12 % ; pour la zone euro, l’Amundi Core Euro Stoxx 50 (C50) 0,09 %. Ce comparatif présente, catégorie par catégorie, les ETF éligibles au PEA dont nous avons vérifié les frais dans les documents des émetteurs.

Par « meilleurs », nous entendons : indice standard, frais les plus bas, encours suffisant et éligibilité confirmée par l’émetteur. Si vous découvrez les ETF, commencez par notre guide des ETF et notre dossier Bourse et PEA. Les frais et encours ci-dessous ont été consultés le 3 novembre 2026 dans les documents des émetteurs ; la date de chaque donnée est indiquée.

Les ETF PEA à frais réduits, par catégorie (au 3 novembre 2026)

  • Monde (MSCI World) : Amundi PEA Monde, DCAM, 0,20 % ; iShares MSCI World Swap PEA, WPEA, 0,20 %.
  • États-Unis (S&P 500) : Amundi PEA S&P 500, PSP5, 0,12 % ; BNP Paribas Easy S&P 500, ESE, 0,14 % (iShares SPEA, 0,10 %, éligibilité non confirmée par l’émetteur).
  • Nasdaq-100 : Amundi PEA Nasdaq-100, PUST, 0,30 % (seul fonds éligible trouvé).
  • Zone euro et Europe : Amundi Core Euro Stoxx 50, C50, 0,09 % ; Amundi PEA MSCI Europe, PCEU, 0,15 %.
  • Pays émergents : Amundi PEA Emergent (MSCI Emerging) ESG Transition, PAEEM, 0,30 % (indice filtré ESG ; pas d’ETF éligible trouvé sur le MSCI Emerging Markets standard).

Un ETF actions peut perdre une grande partie de sa valeur, surtout à court terme, et le capital n’est pas garanti. Les ETF sur le monde ou les États-Unis exposent aussi au risque de change (dollar) et, pour les ETF synthétiques, à un risque de contrepartie. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Comment un ETF sur le monde entier peut-il entrer dans un PEA ?

Le PEA est réservé aux actions européennes : un fonds n’y est éligible que s’il investit plus de 75 % de ses actifs en actions de sociétés de l’Union européenne ou de l’Espace économique européen. Les ETF PEA sur le MSCI World, le S&P 500 ou le Nasdaq utilisent donc la réplication synthétique : le fonds détient un panier d’actions européennes et échange sa performance contre celle de l’indice visé, grâce à un contrat d’échange (swap) conclu avec une banque. Vous obtenez ainsi la performance du MSCI World, diminuée des frais et de l’écart de suivi, tout en respectant les règles du PEA. En contrepartie, le fonds dépend de la banque avec laquelle il a conclu le contrat d’échange : c’est le risque de contrepartie, limité et encadré par la réglementation européenne des OPCVM.

Ce mécanisme a été remis en question au cours de l’été 2026, lors de la préparation du budget pour 2027. Le 26 août 2026, le ministre chargé des comptes publics, David Amiel, a annoncé que le gouvernement « ne proposera pas de mesure visant à exclure les ETF swappés » du PEA. Cet engagement ne couvre pas les amendements parlementaires, possibles jusqu’au vote définitif du budget : au 3 novembre 2026, nous n’avons pas pu vérifier leur état, et nous mettrons cet article à jour.

ETF PEA MSCI World : le comparatif

ETFMnémonique / ISINFrais courantsEncours (date)Dividendes
Amundi PEA Monde (MSCI World) UCITS ETF AccDCAM / FR001400U5Q40,20 %1 537 M€ (30/09/2026)Capitalisant
iShares MSCI World Swap PEA UCITS ETF EUR (Acc)WPEA / IE0002XZSHO10,20 %2 234 M€ (30/09/2026)Capitalisant
Amundi MSCI World Swap UCITS ETF EUR AccCW8 / LU16810435990,38 %7 200 M€ pour le fonds, parts CW8 et EWLD réunies (30/09/2026)Capitalisant
Amundi MSCI World Swap UCITS ETF EUR Dist (ex-Lyxor PEA Monde)EWLD / LU26559932070,38 %Même fonds que CW8 (7 200 M€, 30/09/2026)Distribuant
Frais : documents d’informations clés et fiches des émetteurs. Encours : fiches mensuelles Amundi et BlackRock au 30/09/2026 ; pour WPEA, encours du fonds (2 219 M€ pour la part EUR Acc).

DCAM, lancé en mars 2025, et WPEA, lancé en mars 2024, coûtent près de deux fois moins que CW8, l’ETF historique du marché. WPEA a baissé ses frais de 0,25 % à 0,20 % (fin 2025 ou début 2026) et son fonds dépassait 2,2 milliards d’euros d’encours au 30 septembre 2026. CW8 reste le plus ancien et le plus connu, mais ses 0,38 % de frais pèsent sur le long terme : sur 20 ans, 0,18 point d’écart représente environ 3,5 % de capital en moins, toutes choses égales par ailleurs. Pour inclure aussi les pays émergents, Amundi a lancé en juillet 2026 un ETF PEA sur le MSCI ACWI, l’Amundi PEA Global (MSCI ACWI) UCITS ETF Acc (GPEA, FR0014017NX3), avec des frais estimés à 0,30 % par an dans son document d’informations clés du 6 juillet 2026. Plus de détails sur l’indice dans notre article sur le MSCI World.

ETF PEA S&P 500 : le comparatif

ETFMnémonique / ISINFrais courantsEncours (date)À savoir
Amundi PEA S&P 500 UCITS ETF AccPSP5 / FR00118711280,12 %1 328 M€ (30/06/2026)Indice S&P 500 standard
BNP Paribas Easy S&P 500 UCITS ETF EUR CESE / FR00115501850,14 %8 165 M€ pour le fonds, toutes parts (30/06/2026)Le plus gros fonds S&P 500 éligible au PEA (toutes parts)
iShares S&P 500 Swap PEA UCITS ETF EUR (Acc)SPEA / IE000DQLYVB90,10 %54 M€ (30/09/2026)Le moins cher, mais récent et peu d’encours ; éligibilité PEA à vérifier auprès de votre courtier
Amundi PEA S&P 500 Screened UCITS ETF AccPE500 / FR00134122850,25 %1 319 M€ pour le fonds, toutes parts (30/09/2026)Indice filtré (ESG), pas le S&P 500 standard

Attention aux noms : l’ETF PE500 ne suit plus le S&P 500 classique depuis 2023, mais une version filtrée selon des critères ESG, et ses frais sont passés de 0,15 % à 0,25 %. Pour suivre l’indice standard, PSP5 et ESE sont les fonds les plus anciens et les plus importants ; SPEA est moins cher, mais récent et peu doté. Voir notre article sur le S&P 500.

ETF PEA Nasdaq-100 : un seul vrai choix

L’Amundi PEA Nasdaq-100 UCITS ETF Acc (PUST, FR0011871110) est le seul fonds éligible au PEA répliquant le Nasdaq-100 que nous ayons trouvé, pour 0,30 % de frais par an selon son document d’informations clés du 12 juin 2026. Une seconde part du même fonds, PNAS, a été créée en 2025 avec les mêmes frais. Méfiez-vous de l’Amundi PEA US Tech Screened (PANX) : malgré son ancien nom, il ne suit plus le Nasdaq-100 depuis le 29 septembre 2023, mais un indice technologique américain filtré selon des critères ESG. Le Nasdaq-100 est concentré sur une centaine de valeurs, surtout technologiques : il est plus concentré et plus volatil qu’un indice large comme le MSCI World.

ETF PEA Europe et zone euro : le comparatif

ETFMnémonique / ISINIndiceFrais courantsRéplication
Amundi Core Euro STOXX 50 UCITS ETF EUR AccC50 / LU1681047236Euro Stoxx 50 (50 grandes valeurs de la zone euro)0,09 %Physique
BNP Paribas Easy EURO STOXX 50 UCITS ETFETDD / FR0012739431Euro Stoxx 500,10 %Physique
Amundi PEA MSCI Europe UCITS ETF AccPCEU / FR0013412038MSCI Europe (Royaume-Uni et Suisse compris)0,15 %Synthétique
BNP Paribas Easy STOXX Europe 600 UCITS ETFETZ / FR0011550193Stoxx Europe 6000,19 %Synthétique

Pour l’Europe au sens large, PCEU est le moins cher ; pour les seules grandes valeurs de la zone euro, C50. Attention : l’Amundi Core Stoxx Europe 600 (MEUD) n’est pas éligible au PEA, contrairement à ce qu’affirment certains sites. Voir notre article sur l’Euro Stoxx 50.

ETF PEA pays émergents, Japon et petites capitalisations

  • Pays émergents : l’Amundi PEA Emergent (MSCI Emerging) ESG Transition (PAEEM, FR0013412020) coûte 0,30 % par an et gérait 931 millions d’euros au 30 septembre 2026. C’est en pratique le seul ETF « émergents » éligible au PEA, et il suit une version filtrée de l’indice (MSCI EM ex-Egypt ESG Broad CTB Select), pas le MSCI Emerging Markets standard. L’Amundi PEA Asie Emergente (PAASI, 0,30 %) est une alternative régionale.
  • Japon : l’Amundi PEA Japon (TOPIX) (PTPXE, FR0013411980) coûte 0,20 % ; une version couverte contre le yen (PTPXH) existe à 0,48 %.
  • Petites capitalisations : l’Amundi MSCI EMU Small Cap ESG Broad Transition (MMS, LU1598689153, 0,40 %, distribuant) est le seul ETF petites capitalisations éligible au PEA que nous avons pu confirmer. Il couvre la zone euro, pas toute l’Europe. À notre connaissance, aucun ETF n’est plus éligible au PEA-PME depuis la liquidation du Lyxor PEA PME (voir notre article sur le CAC PME et le PEA-PME).

Les pièges à éviter

  • L’ex-Lyxor PEA Monde (EWLD) a changé de nature. En mars 2024, il a été absorbé par l’Amundi MSCI World luxembourgeois et il est devenu une part distribuante, à 0,38 % de frais. Si vous le déteniez, vérifiez que cela vous convient.
  • Un nom ne suffit pas. PANX ne suit plus le Nasdaq-100, PE500 ne suit plus le S&P 500 standard, et plusieurs « ETF small caps PEA » cités sur des blogs n’existent pas. Vérifiez toujours l’indice et l’ISIN dans le document d’informations clés. Notre article sur les changements d’indices et de frais des ETF Amundi PEA détaille ces transformations.
  • Toutes les versions d’un même indice ne sont pas éligibles. Un ETF MSCI Emerging Markets standard ou un Stoxx Europe 600 à réplication physique peut être exclu du PEA.
  • Ne pas multiplier les ETF qui se recoupent. Les États-Unis pèsent déjà près de 73 % du MSCI World (72,9 % au 30 septembre 2026 selon MSCI) : y ajouter un S&P 500 et un Nasdaq-100 renforce fortement cette concentration.

Comment choisir son ETF PEA

  1. L’indice d’abord. Décidez de votre exposition (monde, États-Unis, Europe, émergents) avant de comparer les produits.
  2. Les frais courants. À indice identique, l’écart de frais se retrouve en grande partie dans votre performance chaque année ; l’écart de suivi publié par l’émetteur mesure le coût réel.
  3. L’encours. En général, un fonds de plusieurs centaines de millions d’euros risque moins d’être fermé ou fusionné qu’un fonds récent et peu doté.
  4. Capitalisant ou distribuant. Dans un PEA, les dividendes ne sont pas imposés tant qu’ils restent dans le plan : un ETF capitalisant évite simplement d’avoir à les réinvestir soi-même. Voir notre comparatif ETF capitalisant ou distribuant.
  5. Le coût chez votre courtier. Les frais de courtage et les éventuels plans d’investissement programmés comptent autant que les frais de l’ETF pour de petits montants.

PEA : les règles à connaître en 2026

  • Plafond : 150 000 € de versements sur un PEA classique, 225 000 € au total avec un PEA-PME-ETI ; 20 000 € pour un jeune majeur rattaché au foyer fiscal de ses parents.
  • Après cinq ans : les gains sont exonérés d’impôt sur le revenu ; seuls les prélèvements sociaux restent dus, au taux de 18,6 % en 2026 selon service-public.gouv.fr, des taux historiques pouvant s’appliquer aux plans anciens.
  • Avant cinq ans : un retrait entraîne en principe la clôture du plan, et les gains sont imposés au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % (12,8 % d’impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux). Certains retraits partiels sont toutefois possibles sans clôture : licenciement, invalidité ou mise à la retraite anticipée du titulaire ou de son conjoint, création ou reprise d’entreprise dans les trois mois.
  • Où ouvrir un PEA : comparez les frais de courtage dans nos avis sur Trade Republic, XTB, BoursoBank et Fortuneo, et notre guide pour choisir un courtier. DEGIRO ne propose pas de PEA.

Sources et méthode

Les frais courants proviennent des documents d’informations clés et des fiches mensuelles des émetteurs (Amundi, BlackRock, BNP Paribas Asset Management), consultés le 3 novembre 2026, sauf pour ETDD, ETZ et PTPXH (données de justETF, non confirmées par l’émetteur) et pour ESE (frais réels au 31/12/2025 de la part en dollars du même fonds) ; les encours, des fiches émetteurs datées. Les règles du PEA proviennent de service-public.gouv.fr (fiches F2385 et F2329). L’éligibilité au PEA de certaines parts (SPEA, la part EUR d’ESE, ETDD et ETZ) n’est pas confirmée par un document de l’émetteur que nous avons pu lire : vérifiez-la auprès de votre courtier avant d’acheter. Ce contenu est informatif et ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé.

Questions fréquentes

Quel est le meilleur ETF pour un PEA en 2026 ?

Il n’existe pas de meilleur ETF dans l’absolu : le choix dépend de l’exposition recherchée et de votre horizon. Pour une exposition large aux pays développés, les ETF MSCI World éligibles au PEA les moins chers que nous avons recensés sont l’Amundi PEA Monde (DCAM) et l’iShares MSCI World Swap PEA (WPEA), à 0,20 % de frais par an au 3 novembre 2026. Le MSCI World reste concentré sur les États-Unis (près de 73 %) et n’inclut pas les pays émergents. Les frais de votre courtier comptent aussi.

CW8 ou WPEA : lequel choisir ?

Les deux répliquent le MSCI World par réplication synthétique. WPEA coûte 0,20 % par an contre 0,38 % pour CW8 ; son fonds gérait 2,2 milliards d’euros au 30 septembre 2026, contre 7,2 milliards pour le fonds de CW8. CW8 existe depuis 2009 ; DCAM, chez Amundi, coûte aussi 0,20 %. Un changement d’ETF à l’intérieur du PEA n’est pas imposé, mais il entraîne des frais de courtage.

Quel ETF S&P 500 choisir dans un PEA ?

L’Amundi PEA S&P 500 (PSP5, 0,12 %) et le BNP Paribas Easy S&P 500 (ESE, 0,14 %) répliquent l’indice standard. L’iShares S&P 500 Swap PEA (SPEA) est moins cher (0,10 %) mais récent et peu doté. Évitez de confondre avec PE500, qui suit une version filtrée de l’indice.

Les ETF à réplication synthétique sont-ils risqués ?

Ils comportent un risque de contrepartie lié au contrat d’échange, encadré par la réglementation européenne des OPCVM. Le principal risque reste celui du marché actions lui-même : la valeur d’un ETF peut baisser fortement.

Existe-t-il un ETF Nasdaq éligible au PEA ?

Oui, l’Amundi PEA Nasdaq-100 (PUST), à 0,30 % de frais par an. C’est le seul fonds éligible au PEA sur le Nasdaq-100 que nous ayons trouvé (avec une seconde part, PNAS, aux mêmes frais).

Les gains d’un PEA sont-ils imposés ?

Après cinq ans, ils sont exonérés d’impôt sur le revenu mais restent soumis aux prélèvements sociaux, de 18,6 % en 2026. Avant cinq ans, un retrait entraîne en principe la clôture du plan et l’imposition des gains au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % ; certains retraits restent possibles sans clôture (licenciement, invalidité, création d’entreprise…).

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