Goodvest : avis 2026, frais, fonds euros et performances
Goodvest est une fintech française spécialisée dans l’épargne responsable. Elle distribue deux assurances-vie : Goodvie, assurée par Generali, et Goodlife, assurée par Spirica. Notre avis en une phrase : l’offre est cohérente pour déléguer une allocation exigeante sur le climat, mais ses frais restent supérieurs à ceux d’un contrat en gestion libre et les unités de compte exposent à un risque de perte en capital.
Données vérifiées le 26 août 2026 à partir des pages officielles Goodvest, des tarifs en vigueur, des caractéristiques des fonds euros et du registre ORIAS. Les offres, supports, frais et conditions de souscription peuvent évoluer après cette date. Transparence : ce site est financé par la publicité et l’affiliation ; la note suit notre grille éditoriale, jamais une commission.
Goodvest en bref
- Type : courtier en ligne, entreprise à mission spécialisée dans l’épargne responsable.
- Contrats d’assurance-vie : Goodvie (assuré par Generali) et Goodlife (assuré par Spirica, filiale du Crédit Agricole).
- Gestion : allocation principale pilotée ou sous mandat ; certaines opportunités de diversification peuvent être ajoutées en gestion libre selon le contrat.
- Ticket d’entrée : Goodvie dès 1 000 euros, ou 300 euros avec 50 euros de versement mensuel ; Goodlife dès 500 euros, avec 100 euros mensuels obligatoires entre 500 et 999 euros jusqu’à atteindre 1 000 euros.
- Frais sur les fonds cotés : aucun frais d’entrée, de sortie ou de versement ; Goodvie affiche 1,75 à 1,95 % par an et Goodlife 1,65 à 1,85 % par an, selon le profil et les supports.
- Fonds en euros : Vertessima sur Goodvie et Objectif Climat sur Goodlife ; leur garantie est nette des frais de gestion, donc inférieure à 100 % après frais.
- Régulation : courtier immatriculé à l’ORIAS, sous contrôle de l’ACPR et de l’AMF.
- Risque : perte en capital possible sur les unités de compte ; seule la part placée sur un fonds euro bénéficie d’une garantie, nette des frais du support.
Qu’est-ce que Goodvest ?
Une fintech de la finance verte
Goodvest est une jeune société française, créée en 2021, qui s’est donné une mission claire : permettre d’épargner en cohérence avec ses convictions écologiques. En 2021, elle a lancé avec Generali ce qu’elle présente comme le premier contrat d’assurance-vie aligné sur l’Accord de Paris, c’est-à-dire conçu pour contribuer à limiter le réchauffement climatique.
Goodvest est une entreprise à mission, statut qui inscrit des objectifs sociaux et environnementaux dans ses statuts. Depuis sa création, elle a levé plusieurs millions d’euros pour étoffer sa gamme, qui compte aujourd’hui deux assurances-vie, un plan d’épargne retraite (PER), un livret et une offre de gestion privée.
Un courtier régulé, des assureurs solides
Comme tout acteur sérieux, Goodvest n’est pas l’assureur final : c’est un courtier immatriculé à l’ORIAS, sous le contrôle de l’ACPR et de l’AMF. Vos contrats sont portés par des assureurs reconnus, Generali pour Goodvie et Spirica (groupe Crédit Agricole) pour Goodlife. En cas de défaillance d’un assureur, le Fonds de garantie des assurances de personnes protège les épargnants jusqu’à 70 000 euros par assuré et par compagnie.
Ce montage est classique et rassurant : vous bénéficiez de la solidité d’un grand assureur et de l’approche responsable de Goodvest.
Les contrats d’assurance-vie de Goodvest
Goodvie, le contrat historique
Goodvie, assuré par Generali depuis 2021, est le contrat historique et le plus personnalisable. L’allocation principale est pilotée, avec des unités de compte cotées et des options de diversification qui peuvent inclure immobilier durable, infrastructures ou produits non cotés selon leur disponibilité. Depuis 2026, Goodvie donne aussi accès au fonds euro Vertessima, classé article 8 SFDR et excluant les énergies fossiles selon la documentation Goodvest. Il affiche une garantie du capital de 99,25 % nette de ses frais annuels de 0,75 %. Son taux minimum garanti de 3 % net pour 2026 et 2027 concerne les nouvelles souscriptions ou versements libres réalisés avant le 31 décembre 2026, sous les conditions de l’offre. L’ouverture exige 1 000 euros, ou 300 euros accompagnés d’un versement mensuel de 50 euros.
Goodlife, avec un fonds euros vert
Lancé en 2025 et assuré par Spirica, Goodlife propose quatre portefeuilles sous mandat : Basique, Essentiel, Impact 360° et Économie réelle. Il donne accès au fonds Euro Objectif Climat, classé article 9 SFDR, qui a servi 3,26 % net de frais de gestion en 2025, hors prélèvements sociaux et fiscaux. La garantie du fonds porte sur 98 % du capital net de frais et ses frais de gestion peuvent atteindre 2 % par an. Goodlife s’ouvre dès 500 euros ; entre 500 et 999 euros, un versement mensuel de 100 euros est obligatoire jusqu’à ce que le contrat atteigne 1 000 euros. L’ajout d’actifs non cotés peut relever le versement initial minimum à 10 000 euros.
Les autres produits
Goodvest commercialise également un PER, une offre destinée aux enfants, un livret et une gestion privée. Les supports non cotés, immobiliers ou structurés ne sont ni permanents ni équivalents à un fonds euro : disponibilité, durée d’immobilisation, frais et risque de perte doivent être contrôlés dans la documentation propre à chaque opération.
Comment fonctionne l’investissement chez Goodvest ?
Le cœur de l’offre repose sur la gestion pilotée ou sous mandat : vous définissez votre horizon, votre tolérance au risque et vos préférences, puis Goodvest construit et rééquilibre l’allocation. Vous ne disposez pas de la même liberté qu’en gestion libre intégrale, même si certains supports de diversification peuvent être ajoutés séparément. La solution vise donc surtout l’épargnant qui souhaite déléguer.
La différence avec une gestion pilotée classique tient à la sélection. Goodvest applique une méthode exigeante, qui exclut notamment les énergies fossiles et privilégie des thématiques d’impact comme la transition énergétique, l’accès à l’eau, l’économie circulaire ou les transports propres. Les labels comme ISR ou Greenfin sont considérés comme un minimum, pas comme un aboutissement. C’est ce qui distingue Goodvest d’un contrat qui se contenterait d’apposer une étiquette responsable sur quelques fonds.
Les frais de Goodvest
C’est le point qui mérite le plus d’attention. Le bon côté d’abord : aucun frais d’entrée, aucun frais de versement, aucun frais d’arbitrage, et aucune rétrocommission perçue sur les unités de compte. Sur ce plan, Goodvest est irréprochable et transparent.
Sur les fonds cotés, la grille officielle consultée le 26 août 2026 affiche 1,75 à 1,95 % par an pour Goodvie et 1,65 à 1,85 % pour Goodlife. Ces fourchettes agrègent la rémunération de Goodvest, les frais de l’assureur et environ 0,40 % de frais de supports cotés. Les fonds euros suivent une tarification distincte : 0,75 % pour Vertessima et jusqu’à 2 % pour Objectif Climat. Les actifs immobiliers, privés ou structurés peuvent ajouter leurs propres frais. Ce niveau reste supérieur aux 0,5 à 0,6 % d’un contrat en gestion libre comme Digital Vie Prime ; sur longue durée, l’écart réduit mécaniquement le capital final.
Quels rendements espérer ?
Il n’existe pas un rendement unique « Goodvest » : la performance dépend du contrat, du portefeuille, de la date des versements et des marchés. Le tableau officiel des performances, mis à jour en cours d’année, doit être lu net des frais de gestion affichés mais avant prélèvements sociaux et fiscaux. Pour les poches sécurisées, Objectif Climat a servi 3,26 % en 2025 ; Vertessima n’a pas encore d’historique annuel et bénéficie seulement du taux minimum garanti de 3 % pour 2026 et 2027 dans le cadre de l’offre précitée.
Une performance passée, même nette de frais, n’est ni garantie ni directement comparable à celle d’un autre profil. Les unités de compte peuvent baisser et les actifs non cotés peuvent rester indisponibles plusieurs années. Pour visualiser l’effet de la durée, des frais et des intérêts composés, testez plusieurs hypothèses plutôt que de prolonger un rendement récent.
Investissement responsable : du concret ou du greenwashing ?
C’est la question légitime face à toute offre verte. Sur ce terrain, Goodvest fait partie des acteurs les plus crédibles. Son alignement sur l’Accord de Paris n’est pas qu’un argument marketing : la société publie un rapport d’impact, exclut réellement certains secteurs et s’appuie sur une grille d’analyse couvrant plusieurs thématiques environnementales et sociales.
Cela ne veut pas dire que tout investissement vert est parfait, et aucun produit financier n’a un impact nul. Mais comparé à beaucoup de contrats qui se disent responsables, Goodvest pousse la démarche plus loin et l’assume avec transparence. Si l’impact de votre épargne compte pour vous, c’est un argument sérieux.
La fiscalité de l’assurance-vie
Goodvie et Goodlife suivent la fiscalité de l’assurance-vie : en l’absence de rachat, les gains ne supportent pas l’impôt sur le revenu. Pour les primes versées depuis le 27 septembre 2017 et un contrat de moins de huit ans, l’imposition forfaitaire des gains retirés correspond en principe à 12,8 % d’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux, soit 30 %. L’assurance-vie reste en 2026 une exception au PFU général de 31,4 %, car ses produits avec valeur de rachat demeurent soumis à 17,2 % de prélèvements sociaux. Notre guide fiscal de l’assurance-vie en 2026 détaille ces règles.
Après huit ans, les gains retirés bénéficient d’un abattement annuel de 4 600 euros pour une personne seule ou 9 200 euros pour un couple soumis à imposition commune ; le taux d’impôt peut être ramené à 7,5 % sur la fraction correspondant aux primes n’excédant pas 150 000 euros, tandis que les prélèvements sociaux restent dus. Sur les fonds euros, ces prélèvements sont généralement prélevés lors de l’inscription annuelle des intérêts. Le barème progressif peut être choisi dans certains cas : vérifiez votre situation fiscale avant tout rachat.
Sécurité et risques
Vos contrats sont portés par Generali et Spirica, deux assureurs solides contrôlés par l’ACPR, et le Fonds de garantie des assurances de personnes protège votre épargne en cas de défaillance, dans la limite évoquée plus haut. C’est le même niveau de sécurité que pour une assurance-vie traditionnelle.
Le risque principal porte sur les unités de compte : leur valeur fluctue avec les marchés et vous pouvez perdre une partie du capital. Les fonds euros réduisent ce risque sans l’annuler totalement après frais : Vertessima garantit 99,25 % du capital net de frais et Objectif Climat 98 %. Les supports immobiliers ou privés ajoutent des risques de liquidité, de valorisation et d’immobilisation. L’offre doit donc être utilisée avec un horizon de long terme et une épargne dont vous n’avez pas besoin à court terme.
Notre notation de Goodvest
Nous notons chaque acteur selon une grille pondérée identique, indépendamment de tout partenariat.
| Critère | Pondération | Note sur 5 | Commentaire |
|---|---|---|---|
| Frais | 30 % | 3,3 | Aucun frais d’entrée ni d’arbitrage, mais frais de gestion supérieurs à un contrat en gestion libre. |
| Sécurité et régulation | 25 % | 4,2 | Assureurs Generali et Spirica solides, courtier régulé ACPR et AMF. |
| Accessibilité | 20 % | 4,3 | Dès 300 euros avec versement mensuel sur Goodvie ; parcours 100 % en ligne. |
| Transparence | 15 % | 4,6 | Pas de rétrocommissions, frais clairs, rapport d’impact publié. |
| Service client | 10 % | 4,3 | Conseillers disponibles, parcours apprécié des clients. |
| Note globale | 100 % | 4,0 / 5 | Une référence de l’épargne responsable, à choisir pour le sens autant que pour le rendement. |
Rappel de transparence : le site est financé par la publicité et l’affiliation. La note ci-dessus reflète notre seule analyse.
Goodvest face à la concurrence
Goodvest se compare sur deux terrains. Face aux contrats en gestion libre à frais réduits, il est plus cher mais offre un service clé en main et une vraie démarche responsable. Face aux autres gestions pilotées, il se distingue par son exigence environnementale.
| Contrat | Entrée minimale | Frais annuels sur fonds cotés | Fonds euro en 2026 | Positionnement |
|---|---|---|---|---|
| Goodvie | 1 000 €, ou 300 € + 50 €/mois | 1,75 à 1,95 % | Vertessima : garantie 99,25 % nette de frais | Personnalisation et thématiques |
| Goodlife | 500 €, sous conditions de versement | 1,65 à 1,85 % | Objectif Climat : garantie 98 % nette de frais | Quatre portefeuilles clé en main |
| Linxea Avenir 2 | 100 € | 0,60 % sur UC, hors frais des supports | Deux fonds euros Suravenir | Gestion libre plus large et moins chère |
Si vous voulez le coût le plus bas et gérer vous-même, un contrat comme Digital Vie Prime sera plus économique. Si l’impact de votre épargne prime et que vous préférez déléguer, Goodvest a peu d’équivalents. Pour comparer deux gestions pilotées, consultez aussi notre avis sur Yomoni, puis notre comparatif des meilleures assurances-vie.
Goodvest, est-ce fait pour vous ?
Goodvest convient si vous voulez déléguer une allocation responsable et acceptez des frais plus élevés qu’en gestion libre. Goodvie est le plus personnalisable ; Goodlife est plus simple à lire grâce à ses quatre portefeuilles. L’entrée à 300 euros sur Goodvie suppose toutefois 50 euros de versement mensuel, et celle à 500 euros sur Goodlife impose 100 euros mensuels jusqu’à 1 000 euros d’encours.
En revanche, si votre priorité est de minimiser les frais ou de piloter vous-même vos supports, un contrat en gestion libre sera plus adapté. Avant de simuler votre épargne, gardez en tête que cet article informe mais ne constitue pas un conseil personnalisé : pour une décision importante, rapprochez-vous d’un professionnel.
Notre avis final sur Goodvest
Goodvest propose une démarche environnementale plus structurée que la simple présence de quelques supports labellisés. L’absence de frais d’entrée, la transparence de la grille tarifaire et l’accès à deux fonds euros responsables renforcent l’offre en 2026. Cela ne suffit pas à en faire le meilleur contrat pour tous : coût, choix de supports et niveau réel de garantie doivent être comparés.
Notre avis reste favorable pour l’épargnant qui place l’impact et la délégation au premier plan. Nous sommes plus réservés pour celui qui cherche les frais les plus bas, une gestion libre complète ou une garantie intégrale du capital. Comparez Goodvest à un contrat à bas coût et répartissez le risque entre assureurs si vos encours deviennent importants ; cette analyse informative ne remplace pas un conseil personnalisé.
Au-delà du positionnement responsable, vérifiez les fonctions patrimoniales du contrat : les règles d’arbitrage, les conditions d’une avance et la rédaction de la clause bénéficiaire. Ces éléments peuvent compter davantage que quelques dixièmes de performance sur la durée.
Pour découvrir les contrats et leurs conditions à jour, rendez-vous sur le site de Goodvest. Vérifiez les frais, les performances et les offres en vigueur avant toute souscription.
Sources et méthodologie
Vérification effectuée le 26 août 2026. Nous avons séparé les frais des fonds cotés de ceux des fonds euros et des actifs non cotés, puis contrôlé tickets d’entrée, garanties et rendements publiés. Sources principales : Goodvie, Goodlife, tarifs Goodvest, fonds euros, performances, mentions légales, registre ORIAS et fiscalité officielle.
FAQ : vos questions sur Goodvest
Goodvest est-il fiable ?
Oui. Goodvest est inscrit à l’ORIAS sous le numéro 20007544 comme courtier en assurance et conseiller en investissements financiers. Goodvie est assuré par Generali et Goodlife par Spirica. Ce cadre réglementé ne supprime ni le risque de marché ni le risque propre aux supports.
Quels sont les frais de Goodvest ?
Sur les fonds cotés, Goodvest affiche 1,75 à 1,95 % par an pour Goodvie et 1,65 à 1,85 % pour Goodlife, selon le profil et les supports. Il n’y a pas de frais d’entrée, de sortie ou de versement. Les fonds euros et les actifs non cotés ont une tarification distincte.
Quel rendement avec Goodvest ?
Il n’existe pas un rendement unique : il dépend du contrat, du portefeuille et des marchés. Objectif Climat a servi 3,26 % net de frais de gestion en 2025. Vertessima n’a pas encore d’historique annuel et affiche un taux minimum garanti de 3 % en 2026 et 2027 sous conditions.
Quel est le ticket d’entrée chez Goodvest ?
Goodvie s’ouvre avec 1 000 euros, ou 300 euros accompagnés d’un versement mensuel de 50 euros. Goodlife est accessible dès 500 euros ; entre 500 et 999 euros, 100 euros par mois sont requis jusqu’à atteindre 1 000 euros. L’ajout d’actifs non cotés peut relever le minimum.
Goodvie ou Goodlife : quelle différence ?
Goodvie, assuré par Generali, est le contrat le plus personnalisable et propose Vertessima. Goodlife, assuré par Spirica, organise l’investissement autour de quatre portefeuilles sous mandat et donne accès au fonds Euro Objectif Climat. Frais, tickets d’entrée et niveaux de garantie diffèrent.
Quels fonds euros propose Goodvest en 2026 ?
Goodvie propose Vertessima, garanti à 99,25 % net de frais annuels de 0,75 %. Goodlife propose Objectif Climat, garanti à 98 % net de frais et facturé jusqu’à 2 % par an. Seule la somme placée sur ces supports bénéficie de leur garantie.
Goodvest est-il vraiment responsable ou s’agit-il de greenwashing ?
Goodvest applique des exclusions, publie une méthodologie climat et sélectionne des supports selon plusieurs critères environnementaux. Cette démarche est plus structurée que la seule présence d’un label, mais aucun produit financier n’a un impact nul et les classifications SFDR ne constituent pas une garantie de performance.
Peut-on perdre de l’argent avec Goodvest ?
Oui. Les unités de compte peuvent baisser et les actifs non cotés peuvent être peu liquides. Les fonds euros limitent ce risque sur la seule part qui leur est allouée, avec une garantie nette de frais inférieure à 100 % pour Vertessima et Objectif Climat.
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