Plan d’épargne avenir climat (PEAC) : guide 2026
Le plan d’épargne avenir climat (PEAC) est une enveloppe de long terme réservée aux personnes de moins de 21 ans résidant en France. Ses gains sont exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux, mais le capital et le rendement ne sont pas garantis. Avant d’en ouvrir un pour un jeune, il faut comprendre l’éligibilité, les retraits, la gestion, les frais et les actifs financés.
Informations vérifiées le 24 août 2026. Ce guide explique l’éligibilité, le plafond, les modes de gestion, les retraits, le transfert, la fiscalité et les risques du PEAC. Il a une vocation pédagogique et ne constitue pas un conseil en investissement. Le capital n’est pas garanti.
L’essentiel en bref
Le PEAC est un placement de long terme pour les jeunes, fiscalement exonéré et utile à la transition écologique, mais exposé aux marchés et sans capital garanti.
- Pour qui : toute personne physique de moins de 21 ans résidant en France ; un seul PEAC par personne.
- Le plafond : 22 950 euros de versements, comme le Livret A, hors intérêts.
- La fiscalité : gains exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux.
- Le risque : le capital n’est pas garanti, contrairement à un livret, et peut baisser.
- Le rendement : il n’est ni fixe ni garanti, et dépend des investissements verts réalisés.
- La liquidité : retraits ordinaires lorsque le titulaire a 18 ans et que le plan a au moins cinq ans ; tout premier retrait interdit ensuite de nouveaux versements ; clôture automatique à 30 ans.
- L’usage : un placement de long terme pour un enfant, pas une épargne de précaution.
Qu’est-ce que le plan d’épargne avenir climat ?
Le plan d’épargne avenir climat, ou PEAC, est un produit d’épargne réglementé, créé par la loi relative à l’industrie verte et codifié dans le Code monétaire et financier. Il est disponible en France depuis le 1er juillet 2024. Son objectif est double, et il faut bien le comprendre pour saisir sa logique : aider les jeunes à se constituer une épargne de moyen et long terme, parmi les nombreux placements possibles — notre guide pour investir en France les met en perspective — tout en orientant cette épargne vers le financement de la transition écologique.
Le PEAC s’inscrit dans une volonté de l’État de mobiliser l’épargne privée des jeunes générations au service de l’industrie verte. Il est d’ailleurs venu remplacer la possibilité d’ouvrir un plan d’épargne retraite pour les mineurs, qui a été supprimée, en proposant un cadre plus cohérent avec un horizon de jeunesse. Contrairement à un livret d’épargne classique, le PEAC n’est pas un simple compte rémunéré : c’est une véritable enveloppe d’investissement, dont les fonds sont placés sur les marchés financiers, dans des actifs liés à la transition écologique. C’est cette nature d’investissement, et non de livret, qui constitue le point le plus important et le plus mal compris de ce produit, sur lequel nous reviendrons longuement. Mais voyons d’abord qui peut en bénéficier, car les conditions d’éligibilité sont strictes.
Qui peut ouvrir un PEAC ?
L’accès au PEAC est encadré par des conditions précises, qui en font un produit ciblé. Il est réservé aux personnes physiques de moins de 21 ans résidant en France. C’est la condition centrale : passé cet âge, il n’est plus possible d’ouvrir un nouveau plan. Le PEAC est donc, par nature, un produit destiné à la jeunesse, des enfants aux jeunes adultes.
Lorsque le titulaire est mineur, ce sont ses représentants légaux, le plus souvent ses parents, qui ouvrent et gèrent le plan en son nom. C’est d’ailleurs l’usage le plus répandu : un PEAC ouvert par des parents, parfois dès le plus jeune âge de l’enfant, pour lui constituer une épargne de long terme. Une règle importante s’applique : chaque personne ne peut détenir qu’un seul PEAC. Il n’est pas possible de cumuler plusieurs plans à son nom, contrairement à ce qui est permis pour un compte-titres ordinaire. Cette unicité, combinée à la condition d’âge, fait du PEAC un dispositif simple à appréhender côté éligibilité, mais qui demande de bien réfléchir au moment de l’ouverture, car il engage sur le long terme. Une fois ces conditions remplies, reste à comprendre comment le plan fonctionne concrètement, de son plafond à sa gestion.
Comment fonctionne le PEAC ?
Le fonctionnement du PEAC repose sur plusieurs règles qu’il convient de connaître. La première concerne le plafond de versements, fixé à 22 950 euros, soit le même montant que celui du Livret A, hors capitalisation des intérêts. Ce plafond, relativement élevé pour un produit destiné aux jeunes, permet de constituer une épargne substantielle, de quoi financer un projet futur comme des études, un permis de conduire ou un premier logement. Les versements doivent obligatoirement être effectués en numéraire, c’est-à-dire en argent, et non en titres ou en cryptomonnaies.
Le PEAC peut prendre deux formes : compte-titres avec compte espèces auprès d’une banque ou entreprise d’investissement, ou contrat de capitalisation auprès d’un assureur ou organisme habilité. Le titulaire peut choisir entre gestion libre et gestion pilotée. Dans la gestion pilotée, l’exposition au risque diminue à l’approche de la liquidation ; au moins 70 % de l’encours doit présenter un profil de faible risque à partir de deux ans avant cette date. Cette sécurisation ne garantit ni le capital ni la performance.
Où est investi l’argent du PEAC ?
C’est tout l’esprit du dispositif : l’argent placé sur un PEAC sert à financer la transition écologique. Les versements sont investis dans des titres financiers d’entreprises et d’organismes qui contribuent à cette transition, en France et dans l’Union européenne, ainsi que dans certains États de l’Espace économique européen ayant conclu avec la France une convention de lutte contre la fraude fiscale.
Les sommes sont orientées vers des supports éligibles contribuant à la transition écologique, notamment des fonds ou ETF bénéficiant des labels ISR ou Greenfin dans les conditions réglementaires. Un label encadre la sélection, mais ne garantit ni le capital, ni la performance, ni un impact environnemental parfait. Contrôlez la composition, les exclusions, les frais et l’indicateur de risque de chaque support, puis consultez notre dossier sur les énergies renouvelables. Le crowdfunding ENR constitue un véhicule distinct du PEAC, avec un risque de défaut, une durée et une liquidité propres à chaque opération.
La fiscalité du PEAC : son atout majeur
Les gains et plus-values réalisés dans le PEAC sont exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux. La durée de cinq ans intervient d’abord dans la disponibilité ordinaire des fonds : avant l’âge de 18 ans et les cinq ans du plan, seuls les cas de déblocage anticipé prévus par les textes permettent une sortie.
Les gains du PEAC sont exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux. À titre de comparaison, de nombreux gains réalisés en compte-titres relèvent par défaut du PFU de 31,4 % en 2026. Cette différence fiscale n’autorise toutefois aucune conclusion sur le rendement net : performance des supports, frais, risque et durée de détention restent déterminants. La règle des cinq ans concerne la disponibilité ordinaire des fonds, avec la condition d’âge de 18 ans, et non une promesse de performance.
Liquidité, blocage et clôture à 30 ans
Le PEAC n’est pas un placement liquide, et c’est une caractéristique essentielle, trop souvent négligée. En échange de son avantage fiscal et de son horizon long, l’épargne y est soumise à des règles de blocage strictes.
Les retraits ordinaires sont possibles lorsque deux conditions cumulatives sont remplies : le titulaire a au moins 18 ans et le plan a été ouvert depuis au moins cinq ans. Avant cela, les textes prévoient des sorties anticipées notamment en cas d’invalidité du titulaire, de décès du titulaire ou de décès de l’un de ses parents. Après le premier retrait partiel, aucun nouveau versement n’est autorisé. La date de liquidation peut être modifiée, mais le plan est automatiquement clôturé au plus tard aux 30 ans du titulaire.
Le PEAC peut être transféré vers un autre gestionnaire. Les frais de transfert sont plafonnés à 1 % des droits acquis et deviennent nuls lorsque le plan a plus de cinq ans et que le titulaire a atteint 18 ans. Comparez aussi les frais annuels, les supports disponibles et la qualité de la gestion avant de choisir l’établissement.
Quel rendement attendre du PEAC ?
C’est sur le rendement que les idées reçues sont les plus tenaces, et les plus trompeuses. Contrairement à un livret réglementé comme le Livret A, dont le taux est fixé par les pouvoirs publics et connu à l’avance, le PEAC ne propose aucun taux fixe, ni réglementé, ni garanti.
Le rendement du PEAC dépend des supports choisis ou de la gestion pilotée. Il peut être positif ou négatif et aucun taux officiel n’est annoncé. Une exposition aux marchés peut offrir un rendement supérieur à un livret, mais elle peut aussi faire moins bien ou subir une perte. Toute simulation doit donc être lue comme un scénario, jamais comme une prévision.
Le point à ne pas rater : ce n’est pas un livret sans risque
Voici la mise en garde la plus importante de ce guide, celle qui doit guider toute décision : le PEAC n’est pas un livret d’épargne sans risque. Son nom, évoquant l’épargne et le climat, peut laisser croire qu’il s’agit d’un produit sûr comparable au Livret A. C’est une erreur, et elle peut coûter cher.
À la différence des livrets réglementés, comme le Livret A, le livret de développement durable et solidaire ou le Livret Jeune, qui garantissent le capital placé, le PEAC est un placement exposé aux marchés financiers. Cela signifie que son capital n’est pas garanti : la valeur de l’épargne investie peut baisser, en particulier à court terme, au gré des fluctuations des marchés. Vous pourriez donc, à un instant donné, récupérer moins que ce que vous avez versé. Cette caractéristique, rappelée par l’AMF pour tous les placements de cette nature, est fondamentale : le PEAC est un investissement, avec son potentiel de rendement mais aussi son risque de perte, et non un produit d’épargne sécurisé. C’est d’ailleurs pour atténuer ce risque sur la durée que la gestion pilotée sécurise progressivement l’épargne à l’approche de l’échéance. Le risque est donc plus supportable sur un horizon long, où les marchés ont le temps de se redresser après les baisses, ce qui correspond précisément à la vocation du PEAC. Mais il ne disparaît jamais totalement. Comprendre que l’on investit, et non que l’on épargne sans risque, est la clé pour aborder le PEAC sereinement, sans céder à la panique en cas de baisse, un réflexe que nous abordons à propos des biais comportementaux, et en privilégiant des versements réguliers dans le temps, dans l’esprit de la stratégie DCA. Cela invite à le comparer honnêtement aux livrets auxquels on est tenté de l’assimiler.
PEAC, Livret A et Livret Jeune : la comparaison honnête
Pour bien situer le PEAC, il est utile de le comparer aux produits d’épargne réglementés que sont le Livret A et le Livret Jeune, car ils répondent à des besoins différents et complémentaires. La confusion entre eux est la source de la plupart des déceptions.
Le Livret A garantit le capital et reste disponible ; son taux est de 1,7 % depuis le 1er août 2026. Le taux du Livret Jeune est fixé par chaque banque mais ne peut être inférieur à celui du Livret A. Le PEAC n’offre ni taux fixe ni garantie du capital, et ses retraits ordinaires exigent d’avoir 18 ans et cinq ans de détention. Ces produits sont donc complémentaires : les livrets pour la précaution, le PEAC pour un horizon long en acceptant le risque.
Les avantages du PEAC
- Une exonération des gains. Elle doit être appréciée avec les frais, le risque et la performance réelle des supports.
- Un plafond élevé. Avec 22 950 euros de versements possibles, le PEAC permet de constituer une épargne substantielle.
- Un rendement non garanti. L’exposition aux marchés peut faire mieux ou moins bien qu’un livret et entraîner une perte.
- Deux modes de gestion. Gestion libre ou pilotée ; dans cette dernière, l’exposition au risque diminue à l’approche de la liquidation sans garantie de capital.
- Un placement utile. Le PEAC finance la transition écologique, donnant du sens à l’épargne.
- Un horizon long et contraint. L’avantage fiscal ne compense pas automatiquement l’illiquidité, les frais ou une mauvaise performance.
Les inconvénients du PEAC
- Un capital non garanti. Contrairement à un livret, l’épargne peut perdre de la valeur, surtout à court terme.
- Un rendement incertain. Aucun taux n’est fixe ni garanti : le rendement dépend des marchés.
- Une liquidité très limitée. L’argent est bloqué jusqu’à 18 ans et au moins cinq ans de détention.
- Une clôture imposée. Le plan se ferme automatiquement au plus tard aux 30 ans du titulaire.
- Un public restreint. Seuls les moins de 21 ans résidant en France peuvent en ouvrir un.
- Des frais à surveiller. Les frais de gestion, variables selon les établissements, peuvent réduire le rendement.
Pour qui et quand le PEAC est-il pertinent ?
Au terme de cette analyse, le profil auquel le PEAC convient se dessine clairement, et il découle directement de sa nature de placement de long terme exposé aux marchés. Le PEAC est avant tout pertinent pour des parents souhaitant constituer une épargne de long terme à un enfant ou un jeune, en acceptant le risque de marché, lissé par l’horizon long, et sans avoir besoin de récupérer cet argent avant la majorité.
Le PEAC peut être pertinent pour préparer un projet lointain d’un enfant lorsque l’épargne peut rester immobilisée et supporter des baisses. Il ne remplace pas une épargne de précaution sûre et disponible. Pour un adulte ou pour davantage de souplesse, comparez avec l’assurance-vie et les autres solutions de notre guide pour investir jeune.
Comment ouvrir un plan d’épargne avenir climat ?
L’ouverture d’un PEAC se fait auprès des établissements habilités à le proposer : établissements de crédit et banques, entreprises d’investissement, mais aussi assureurs, mutuelles et institutions de prévoyance. Selon l’établissement, le plan prendra la forme d’un compte-titres avec compte espèces ou d’un contrat de capitalisation.
Avant de souscrire, comparez les établissements, les supports éligibles, les modes de gestion, les frais annuels et de transfert, ainsi que l’information sur les risques. Vérifiez aussi que l’épargne peut rester immobilisée jusqu’aux conditions ordinaires de retrait. Les règles officielles sont disponibles sur le site du ministère de l’Économie ; le PEAC ne doit pas être utilisé comme réserve de précaution.
Les erreurs à éviter
- Confondre le PEAC avec un livret sûr. C’est un placement exposé aux marchés, pas une épargne garantie.
- Croire à un taux garanti. Aucun rendement n’est fixe ni promis : tout dépend des marchés.
- Y placer son épargne de précaution. Cet argent doit rester sûr et disponible, pas exposé au risque.
- Ignorer le blocage et la clôture à 30 ans. Le PEAC n’est pas liquide et se ferme à un âge donné.
- Négliger les frais de gestion. Ils varient selon les établissements et grignotent le rendement.
- Oublier le risque de perte. Le capital peut baisser, surtout à court terme : l’horizon long est indispensable.
- Se fier au seul label climat. Un label vert ne garantit ni la performance ni un impact parfait.
Plan d’épargne avenir climat, ce qu’il faut retenir
Le PEAC combine un plafond de versements de 22 950 euros, une exonération des gains et une orientation vers la transition écologique. Ces caractéristiques ne suffisent pas à le recommander : la pertinence dépend de l’horizon, des frais, des supports et de la capacité du titulaire à supporter une baisse.
Le PEAC n’est pas un livret : son capital peut baisser, son rendement n’est pas fixé et les retraits ordinaires exigent que le titulaire ait au moins 18 ans et que le plan ait au moins cinq ans. Il est clôturé au plus tard à 30 ans et un retrait partiel interdit ensuite les nouveaux versements. Comparez-le au Livret A, à l’assurance-vie et aux autres solutions selon le projet, sans rechercher un rendement garanti qui n’existe pas.
Sources officielles et vérification 2026
Informations vérifiées le 24 août 2026 auprès de Bercy, fonctionnement du PEAC, du décret n° 2024-547 du 15 juin 2024 et du panorama officiel des produits d’épargne.
Résumé des points clés
- Le PEAC est un placement de long terme réservé aux moins de 21 ans résidant en France.
- Il finance la transition écologique via des fonds verts, souvent labellisés Greenfin ou ISR.
- Son plafond de versements est de 22 950 euros, comme le Livret A, hors intérêts.
- Ses gains sont totalement exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux, sous conditions.
- Attention : le capital n’est pas garanti et le rendement n’est ni fixe ni garanti, contrairement à un livret.
- L’argent est bloqué jusqu’à 18 ans et au moins cinq ans, et le plan se clôture au plus tard à 30 ans.
- Il convient à une épargne de long terme pour un jeune, pas à une épargne de précaution.
FAQ : vos questions sur le plan d’épargne avenir climat
Qu’est-ce que le plan d’épargne avenir climat (PEAC) ?
Le plan d’épargne avenir climat, ou PEAC, est un produit d’épargne réglementé créé par la loi relative à l’industrie verte et disponible en France depuis le 1er juillet 2024. Il poursuit un double objectif : aider les jeunes à se constituer une épargne de long terme, et orienter cette épargne vers le financement de la transition écologique. Réservé aux moins de 21 ans, il a remplacé la possibilité d’ouvrir un plan d’épargne retraite pour les mineurs. Contrairement à un livret classique, le PEAC est une enveloppe d’investissement, dont les fonds sont placés sur les marchés financiers dans des actifs liés à la transition écologique, ce qui implique un risque de perte en capital.
Qui peut ouvrir un PEAC ?
Le PEAC est réservé aux personnes physiques de moins de 21 ans résidant en France. Passé cet âge, il n’est plus possible d’en ouvrir un. Lorsque le titulaire est mineur, ce sont ses représentants légaux, le plus souvent ses parents, qui ouvrent et gèrent le plan en son nom. C’est l’usage le plus courant : un PEAC ouvert par des parents pour constituer une épargne de long terme à leur enfant. Chaque personne ne peut détenir qu’un seul PEAC, sans possibilité de cumuler plusieurs plans. Cette unicité, associée à la condition d’âge, fait du PEAC un dispositif ciblé sur la jeunesse, à ouvrir après mûre réflexion compte tenu de son horizon long.
Quelle est la fiscalité du PEAC ?
Les gains et plus-values du PEAC sont exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux. La règle des cinq ans concerne la disponibilité ordinaire des fonds : pour un retrait normal, le titulaire doit avoir au moins 18 ans et le plan au moins cinq ans.
Le capital d’un PEAC est-il garanti ?
Non. Le PEAC est investi sur les marchés et sa valeur peut baisser. En gestion pilotée, l’exposition au risque diminue à l’approche de la liquidation, avec au moins 70 % d’actifs à faible risque deux ans avant cette date, mais cette sécurisation ne garantit ni le capital ni la performance.
Quel est le rendement du PEAC ?
Le rendement du PEAC n’est ni fixe, ni réglementé, ni garanti. Il dépend des supports et du mode de gestion, après déduction des frais, et peut être positif ou négatif. Une exposition aux marchés peut faire mieux qu’un livret sur certaines périodes et moins bien sur d’autres. Toute promesse de taux ou de performance certaine est trompeuse.
Quand peut-on retirer l’argent d’un PEAC ?
Les retraits ordinaires exigent que le titulaire ait au moins 18 ans et que le plan soit ouvert depuis au moins cinq ans. Des sorties anticipées sont prévues notamment en cas d’invalidité du titulaire, de son décès ou du décès de l’un de ses parents. Après un premier retrait partiel, aucun nouveau versement n’est possible. Le plan est clôturé au plus tard à 30 ans.
PEAC ou Livret A : que choisir pour un enfant ?
Le Livret A garantit le capital, reste disponible et rapporte 1,7 % depuis le 1er août 2026. Le PEAC n’a ni taux fixe ni garantie du capital et bloque les retraits ordinaires jusqu’à 18 ans et cinq ans de détention. Le livret répond à la précaution ; le PEAC à un objectif lointain en acceptant le risque.
Le PEAC vaut-il le coup ?
Il peut être pertinent pour un jeune disposant d’un horizon long, si l’épargne peut rester immobilisée et supporter une baisse. Il ne convient pas à une épargne de précaution. Il faut comparer les supports, les frais, le mode de gestion et la qualité du gestionnaire.
Gestion libre, pilotée et transfert : quelles règles ?
Le PEAC peut être géré librement ou en gestion pilotée. Dans la gestion pilotée, au moins 70 % de l’encours doit présenter un profil de faible risque deux ans avant la liquidation. Les frais de transfert sont plafonnés à 1 % des droits et deviennent nuls après cinq ans lorsque le titulaire a atteint 18 ans.
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